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ACTU VÉLO
COP Bike Ride 2026 : Le plus grand relais vélo au monde, pour le climat.
Pour la troisième année, la COP Bike Ride revient. Il s'agit d'un relai cycliste entre les villes où se déroulent les COP Climat. La COP 30 a eu lieu à Bélem, au Brésil l'année passée. Cette année, la COP 31 aura lieu à Antalya en Turquie. L'AF3V a été sollicitée et a proposé une bonne partie du parcours en France, grâce à sa connaissance fine du terrain. Quatre questions à Guillaume Otrage, l'un des coordinateurs du COP Bike Ride Pourquoi le COP Bike Ride ? Le constat de départ est simple et un peu paradoxal : le vélo est l'une des solutions les plus efficaces, les plus accessibles et les moins coûteuses pour réduire les émissions de transport — qui représentent près de 30 % des gaz à effet de serre — et pourtant seulement 17 % des plans climat nationaux soumis à la COP le mentionnent. Nous avons voulu créer un mouvement citoyen qui porte ce message directement là où les décisions se prennent : auprès des délégations des pays membres de l'ONU. Relier les conférences climat à vélo, c'est à la fois un acte symbolique fort et un plaidoyer concret pour que le vélo entre dans les politiques climatiques mondiales. Comment se passe une journée type sur le ride ? Le COP Bike Ride fonctionne comme un relais, à l'image de la flamme olympique. Chaque matin, les cyclistes du jour prennent en main la bannière — celle qui porte nos dix propositions pour le vélo — et roulent entre 50 et 70 kilomètres, traversant villes et campagnes, souvent accueillis par des associations locales ou des collectivités. En chemin, on s'arrête, on discute avec des habitants, on rencontre parfois des élus auxquels on demande de formuler trois engagements cyclables. Le soir, l'étape se termine souvent en événement public : projection du film sur le ride de l'année précédente, animations vélo, échanges avec les enfants des centres de loisirs. Puis la bannière passe à l'équipe du lendemain. C'est un relais qui engage le plaisir de rouler ensemble autant que les jambes, le plus long relais vélo au monde, qui devrait compter 10 000 participants cette année ! Où et quand en France en 2026 ? Le COP31 Bike Ride partira de Belém au Brésil fin mai 2026 et traversera l'Atlantique en voilier jusqu'à Lisbonne. La particularité de cette édition, c'est que le ride se déploie en de nombreuses branches simultanées qui convergent toutes vers Antalya pour la COP31 en novembre. La France est au cœur de ce dispositif entre fin juillet et fin août. La branche principale arrive du Portugal par le sud, longe la côte languedocienne via le Pertuis et avant de rejoindre les Alpes. Deux branches partent du sud-ouest : l'une d'Hendaye, l'autre de Bordeaux, toutes deux se rejoignant autour de Toulouse et rejoignant la branche principale sur le canal du Midi début août, au nord de Narbonne. Plus au nord, la branche UK-France débarque à Dieppe, traverse Paris fin juillet, remonte la Seine puis descend vers Lyon mi-août. Enfin, la branche "Pointe du Raz / Loire à vélo / Lyon" part de la pointe bretonne, suit la Loire à vélo depuis Nantes, et rejoint la branche nord à Chagny avant Lyon. Toutes les branches françaises convergent ensuite dans les Alpes pour franchir ensemble la frontière et rejoindre les Italiens à Susa le 19 août. Pourquoi un partenariat avec l'AF3V ? L'AF3V fédère des milliers de cyclistes et d'acteurs du vélo en France, partage nos valeurs et connaît les territoires mieux que personne. Quand le COP Bike Ride traverse la France, nous avons besoin d'ancrage local : des relais associatifs, des étapes bien organisées, des cyclistes qui connaissent les routes. Et surtout, nous portons le même message fondamental — que le vélo doit prendre toute sa place dans nos politiques de mobilité. Ce partenariat, c'est la rencontre entre un mouvement international de plaidoyer et un réseau de terrain profondément enraciné. Ensemble, nous espérons faire entendre cette voix jusqu'à Antalya. Plus d'informations et inscriptions (pour un jour, une semaine ou plus) : https://copbikeride.org/fr/cop31
Sophie POUILLY | le 18/05/2026
ACTU VÉLO
Réseau vélo et marche : Fréquentation cyclable en France en hausse de 5% en 2025
Communiqué de presse du 30 avril 2026 La fréquentation cyclable en France a progressé de 5 % en 2025. Contrairement aux années précédentes, cette hausse est homogène entre territoires urbains, intermédiaires et ruraux. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %, traduisant une transformation réelle des pratiques. Mais cette dynamique reste encore très éloignée du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, notamment une part modale de 12 %. « Les données 2025 confirment que le vélo continue de progresser en France, avec une hausse de 5 % de la fréquentation par rapport à 2024. Ce qui est nouveau cette année, c'est l'homogénéité de cette progression : pour la première fois depuis plusieurs années, communes rurales, villes moyennes et grandes métropoles progressent au même rythme. C'est un signal encourageant, qui montre que le vélo n'est plus seulement un phénomène urbain. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche. Une progression 2025 portée en partie de la variable météo En 2025, la fréquentation progresse de 5 % par rapport à 2024, sur la base de 967 compteurs comparables. Cependant, cette hausse doit être interprétée à la lumière du contexte climatique. L’année 2024, particulièrement pluvieuse, avait limité la progression à 2 %. Le retour à des conditions plus favorables en 2025 a entraîné un rebond, notamment au printemps (jusqu’à +14 % entre mars et mai). La progression structurelle de la pratique se situe ainsi vraisemblablement entre 2 % et 5 %. Une croissance de +47 % depuis 2019, mais inégalement répartie Entre 2019 et 2025, la fréquentation cyclable a augmenté de 47 % à l’échelle nationale (base 239 compteurs). Cette progression masque des dynamiques différenciées : +54 % en zone urbaine dense, portée par la forte croissance post-Covid +22 % en milieu rural et en urbain intermédiaire, avec une stagnation depuis 2022 suivie d’un rebond en 2025 Des usages du vélo contrastés selon les territoires Les données de comptage révèlent des pratiques distinctes : En zone urbaine dense : une pratique utilitaire dominante, stable toute l’année, avec des pics en semaine aux heures de pointe. En milieu rural : une pratique saisonnière et de loisir, avec plus d’un tiers de la fréquentation concentré en été. En urbain intermédiaire : un profil mixte entre déplacements du quotidien et usages récréatifs. Une trajectoire encore loin des objectifs 2030 Les engagements nationaux fixent l'objectif d'une part modale du vélo à 12 % en 2030, ce qui nécessiterait une croissance annuelle moyenne d’environ 13 %. Depuis 2023, la dynamique ralentit nettement. Même avec le rebond de 2025, le rythme actuel reste insuffisant pour atteindre ces objectifs. Le défi est désormais de retrouver et de maintenir cette intensité sur la durée. Les difficultés financières (coût élevé des projets, restrictions budgétaires généralisées, épuisement des dispositifs de financement, etc.) sont de plus en plus prégnantes pour les collectivités. Le Réseau vélo et marche poursuit donc son plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour que de nouveaux outils de financement soient ouverts aux collectivités afin de relancer cette dynamique et de se remettre dans les rails de la trajectoire fixée. « Cette progression est néanmoins à mettre en perspective. Une partie de la hausse s'explique par une fréquentation plus faible en 2024, année particulièrement pluvieuse. Et si la tendance de fond reste positive, la dynamique s'essouffle depuis quelques années. Pour atteindre les objectifs fixés à l'horizon 2030, les investissements dans les infrastructures et les politiques d'accompagnement devront s'intensifier. Le Réseau vélo et marche rappelle que les collectivités ont besoin de financements stables et pluriannuels pour mener leurs politiques cyclables dans la durée. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche. Ce bilan s'appuie sur les données de la Plateforme nationale des fréquentations (PNF), animée par le Réseau vélo et marche. Fin mars 2026, 194 contributeurs alimentaient la plateforme avec les données de 1830 compteurs sur l'ensemble du territoire. En savoir lus : Bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France
Sophie POUILLY | le 11/05/2026
ACTU VÉLO
Menaces sur la sécurité des cyclistes : l’AF3V alerte sur le projet de loi-cadre transports 
Communiqué de presse du mardi 5 mai 2026 Le gouvernement a engagé en février une procédure accélérée pour un projet de loi-cadre sur les transports. Malgré son ambition affichée de « sécuriser, renforcer et programmer les investissements », ce texte fait peser de lourdes menaces sur la sécurité des cyclistes et des usagers vulnérables. Voté par le Sénat le 28 avril, le projet va poursuivre sa navette parlementaire et revenir à l’Assemblée nationale.  Un projet de loi qui fragilise les mobilités actives   « Le vent semble avoir tourné et ne plus souffler dans le dos des cyclistes mais de face », déclare Christelle Cubaud, présidente de l’AF3V. Elle s’inquiète « de la possibilité donnée aux collectivités de proposer des aménagements au rabais et de donner la priorité aux véhicules motorisés », conséquence directe de la modification envisagée de l’article L228‑2 du Code de l’Environnement. Elle rappelle que « les chiffres de la mortalité des piétons et cyclistes sont alarmants » et que des aménagements qualitatifs et sécurisés, notamment hors agglomération, sont indispensables.   Des financements incertains qui menacent l’avenir du réseau cyclable   Le bilan de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) par la Cour des comptes et les données sur l’avancement du Schéma National des Véloroutes (SNV), publiés en avril, renforcent les inquiétudes.   « Les rapports se suivent et se ressemblent : sans volonté politique et sans plan de financement, les schémas directeurs cyclables des collectivités et le schéma national des véloroutes risquent de rester inachevés », conclut Christelle Cubaud. « Le bon sens commanderait plutôt d’accélérer leur réalisation, pour des raisons de santé, de sécurité des déplacements, d’environnement et d’économie, à l’heure où le prix des carburants s’envole et pèse lourd dans le budget des Français. »   L’AF3V appelle les députés à agir    Ce projet de loi-cadre a été adopté par le Sénat le 28 avril et va poursuivre sa navette parlementaire. En conséquence l’AF3V appelle les députés à :   Refuser la modification de l’article L228‑2 du Code de l’Environnement,   Exiger un Plan Vélo pluriannuel doté de financements fléchés, garantissant la continuité et la qualité des infrastructures cyclables.   Contact presse :  Christelle CUBAUD | 06 01 87 96 28 | ccubaud@af3v.org  Télécharger le CP
Sophie POUILLY | le 05/05/2026
ACTU VÉLO
Mai à vélo : Après les élections, place à l'action !
Le vélo au cœur de nos territoires Alors que s’ouvre la 6e édition de Mai à vélo et que les communes et les intercommunalités françaises viennent de renouveler leurs élus, une évidence s’impose : le vélo est désormais au cœur des attentes des Français. Depuis 2019, la pratique cyclable a progressé de 40 % en moyenne. La France compte près de 90 000 kilomètres d’aménagements cyclables et près d’un million d’enfants ont appris à rouler en sécurité grâce au programme Savoir rouler à vélo. Le vélo n’est plus une pratique marginale : il structure de plus en plus le quotidien de nos territoires, urbains comme ruraux. Ses bénéfices sont multiples et largement salués. Trente minutes par jour réduisent significativement les risques de diabètes, de maladies cardiovasculaires ou de cancers. Les modes actifs, dont le vélo, apaisent l’espace public, réduisent la pollution sonore et les émissions de CO₂. Ils permettent de lutter contre la sédentarité, améliorent la santé mentale, créent du lien social. Ils constituent aussi une réponse concrète aux déplacements courts — 65 % des trajets quotidiens font moins de 5 kilomètres — et un levier puissant de pouvoir d’achat et de liberté pour de nombreux ménages. L’engouement pour le vélo ces dernières années est aussi né de l’engagement local : maires, adjoints, agents, associations, citoyens, entreprises. C’est dans nos communes que les décisions se prennent, que les arbitrages se rendent, que les aménagements se concrétisent. Quelle que soit leur taille, les collectivités peuvent agir. Métropole, ville moyenne, commune périurbaine ou village : chacune peut sécuriser un axe structurant, améliorer une traversée de bourg, créer du stationnement devant une école, soutenir l’apprentissage, apaiser une rue. Le vélo n’est pas réservé aux territoires les plus fortunés ; il progresse partout où l’on décide d’avancer. En 2026, le Fonds vert permettra encore d’accompagner les territoires dans la réalisation ’aménagements adaptés à leurs besoins et à leurs capacités. Les collectivités, les associations, les acteurs du mouvement sportif et l’État poursuivent également leur mobilisation en faveur du développement de l’apprentissage du vélo. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous : pour améliorer les continuités cyclables, augmenter la visibilité et la sécurité de certaines infrastructures, pour aménager certaines voies secondaires en zone rurale. Un contexte économique limité ne saurait justifier l’inaction. Une politique cyclable se construit par petits pas quand les grandes avancées ne sont pas possibles. Le débat n’est plus de savoir s’il faut développer le vélo. La dynamique est engagée, profonde, durable. Pour aller plus loin et faire encore mieux, deux défis doivent désormais être relevés ensemble. Le premier est culturel. Le vélo ne doit plus être perçu comme une mode et un mode de déplacement réservé à quelques-uns. Créer le déclic vélo, c’est former les enfants dès le plus jeune âge, proposer des ateliers de remise en selle, sensibiliser au partage de la route, organiser des événements conviviaux, valoriser les initiatives locales. C’est précisément l’esprit de Mai à vélo : faire découvrir, rassurer, transmettre et donner envie. Cet engagement pour l’apprentissage et l’encouragement doit désormaisirriguer l’action des nouveaux élus dans toutes nos communes. Le second défi est un choix clair et assumé : faire du vélo une priorité durable de nos politiques de mobilité. Le vélo n’a plus de couleur politique. Il répond à des enjeux qui nous concernent tous : santé, qualité de vie, attractivité des centres-villes, transition écologique, autonomie des jeunes comme des ainés, accessibilité à la mobilité pour les personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite, économies budgétaires…Parce qu’il améliore notre vie quotidienne, le vélo dépasse les clivages et nous rassemble.Pour poursuivre cet élan, nous appelons collectivement à faire du mandat qui s’ouvre un temps d’action pour continuer à faire du vélo une pratique simple, accessible et adoptée par le plus grand nombre sur tous nos territoires. Le collectif Mai à vélo Signataires : Philippe Tabarot, ministre des Transports Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative (à confirmer) Simon Huffeteau, directeur de la Direction Ville et Territoires Durables à l’ADEME Patrick Guinard, président de l’Association de Promotion et d’identification des Cycles et de la mobilité active (APIC) Christelle Cubaud, présidente de l'Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V) Michel Callot, président de la Fédération Française de Cyclisme (FFC) Lydie Chénot, présidente de la Fédération Française de Cyclotourisme (FFVélo) Etienne Demur, co-président de la Fédération des Usagères et des Usagers de la Bicyclette, (FUB) Ophélie Laffuge, présidente des Femmes à Vélo Collégiale de L’Heureux Cyclage Nadine Annelot, présidente de la branche deux-roues de Mobilians Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche Grégory de Radigues, président de l'Union des Entreprises Sport & Cycle (UESC) Contacts Presse : Martin Kolle - martin.kolle@lobbycom.fr – 06 89 70 17 51 MAI à Vélo vous invite à signer sa tribune : Je représente une collectivité : " Je signe ! "
Sophie POUILLY | le 21/04/2026
ACTU VÉLO
Schéma national des véloroutes en 2025 : Deux nouvelles extensions et un ralentissement préoccupant des réalisations
Communiqué de presse du 16 avril 2026 « Si l’année 2025 acte l’extension du Schéma national des véloroutes (SNV) avec deux prolongements majeurs, le rythme des réalisations nationales montre des signes d’essoufflement. Avec seulement 355 km ouverts cette année, la progression est la plus faible enregistrée depuis dix ans. Ce ralentissement traduit une tension bien réelle : alors que les territoires cherchent à développer les mobilités actives partout - aussi bien en territoire peu dense que dans les quartiers prioritaires de la ville - ils se heurtent à des contraintes financières et administratives de plus en plus fortes. Le Schéma national des véloroutes constitue l’épine dorsale de la mobilité décarbonée, mais sa consolidation ralentit à mesure que l’échéance de 2030 approche. Pour garantir une France cyclable sûre et accessible à tous, l’État doit renforcer son soutien financier. Sans un réengagement à la hauteur des enjeux, notamment pour lever les contraintes foncières et compenser la hausse des coûts, l’objectif de complétude du schéma risque de s’éloigner. Nous appelons à une politique ambitieuse de santé publique et de justice sociale par le vélo, qui ne laisse aucun territoire sur le bas-côté. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol Présidentes du Réseau vélo et marche Que retenir des chiffres clés 2025 du Schéma national des véloroutes ? Le Schéma national des véloroutes (SNV) totalise désormais 26 323 km au 1er janvier 2026. Voici les principaux enseignements pour 2025 : #1 Deux extensions majeures renforcent le réseau L’année 2025 marque l’aboutissement d’un cycle d’actualisation triennale du SNV. Deux véloroutes emblématiques sont prolongées : la V44 – La Vélobuissonnière (entre Alençon et Deauville) la V33 – La Seine à Vélo (entre Troyes et Dijon) Ces extensions portent le linéaire total à 26 323 km. #2 Un rythme de réalisation au plus bas depuis dix ans Après des années de progression soutenue, les véloroutes nationales connaissent un essoufflement. Seuls 355 km ont été mis en service sur le SNV en 2025. C'est la progression la plus faible enregistrée sur la dernière décennie, loin du rythme nécessaire pour atteindre l’achèvement du schéma en 2030. #3 Un taux de réalisation qui marque le pas à 83,2 % L’intégration des extensions de la V33 et de la V44 (encore peu avancées), combinée à la faiblesse des mises en service en 2025, conduit à une stabilisation du taux de réalisation global à 83,2 %. #4 Une part record d’aménagements en site propre Si le volume global de réalisation est plutôt faible, la nature des aménagements évolue : 56,8 % des réalisations de 2025 sur le SNV sont en site propre, contre 46,7 % pour l’ensemble du réseau déjà réalisé. Cette évolution reflète un basculement vers des opérations plus complexes et plus coûteuses, les sections les plus simples ayant déjà été aménagées. #5 EuroVelo : un réseau presque achevé Les itinéraires EuroVelo atteignent 94,1 % de réalisation. En 2025, 112 km supplémentaires ont été ouverts. Les sections restantes correspondent aux dernières discontinuités majeures du réseau. #6 Les schéma départementaux prennent le relais À l’inverse du SNV, les schémas départementaux confirment leur dynamisme avec 463 km réalisés en 2025. Pour la première fois en dix ans, ils progressent plus vite que le SNV, en réponse aux besoins de mobilité du quotidien. #7 Des freins structurels aux projets des collectivités Les contraintes administratives restent le principal obstacle pour les collectivités. Mais les difficultés financières - restrictions budgétaires, raréfaction des financements - progressent nettement et pèsent de plus en plus sur la capacité à achever le réseau d’ici 2030.
Sophie POUILLY | le 16/04/2026
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Chenilles processionnaires : A vélo, à pied, à roller... Prenons le temps de signaler 
Dès le mois de mars, de nombreuses processions de chenilles appelées chenilles processionnaires du pin, sont observables en France. Ces insectes sont recouverts de poils urticants (soies) et sont considérées comme des espèces à risque pour la santé humaine, la santé animale et les arbres. L’AF3V s’associe au réseau FREDON France qui pilote l’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine (OEESH) pour développer des actions de prévention contre la prolifération des chenilles processionnaires en France.  Vigilance sur les véloroutes et les voies vertes  Avec l’arrivée du printemps, les sorties sur les véloroutes et les voies vertes se multiplient. Le mois de mars correspond également à une période clé du cycle de vie des chenilles processionnaires du pin.  Crédits photo : Observatoire des chenilles processionnaires – FREDON France  Après avoir passé l’hiver dans des nids soyeux visibles dans les pins, les chenilles processionnaires quittent leur arbre-hôte et descendent en file indienne — d’où leur nom — pour rejoindre le sol, où elles s’enterrent afin de poursuivre leur transformation en papillon. Elles sont reconnaissables par le corps brun orangé, recouvert de poils.  Ces processions peuvent traverser ou longer les itinéraires cyclables et les voies vertes, notamment à proximité des pins. Pour vous prévenir de la potentielle présence de chenilles sur votre parcours, FREDON France et l’AF3V ont croisé leurs données cartographiques. Informez-vous avant de partir et prenez vos précautions pour vous, vos enfants et les animaux domestiques qui peuvent vous accompagner.   Accédez à la carte (puis zoomez pour accéder aux données) Quels risques pour les usagers ?  Les chenilles processionnaires possèdent des milliers de poils urticants microscopiques, facilement détachables et transportés par le vent. Pour l’être humain, le contact peut provoquer :  des irritations cutanées importantes (démangeaisons, rougeurs),  des atteintes oculaires douloureuses,  plus rarement, des réactions plus sévères.  Le risque existe même sans contact direct, en cas de simple exposition aux poils dans l’air.  Une vigilance particulière pour les compagnons à quatre pattes : pour les chiens accompagnant les cyclistes ou promeneurs, l’exposition peut constituer une véritable urgence vétérinaire. Le contact avec la langue ou la gueule peut entraîner des inflammations graves nécessitant une prise en charge immédiate.  Que faire en cas d’observation ?  Si vous observez une procession ou des nids lors de vos déplacements :  évitez tout contact,  tenez les enfants et les animaux à distance,  signalez la présence de chenilles via la plateforme nationale « Signalement chenilles processionnaires ».  Ce dispositif s’inscrit dans les actions de l’Observatoire des Chenilles processionnaires, piloté par FREDON France, afin d’améliorer la connaissance de la répartition de l’espèce et d’accompagner les acteurs locaux.  Préserver la qualité et la sécurité des véloroutes et des voies vertes, c’est aussi informer sur les risques saisonniers pour permettre à chacun de profiter de ces itinéraires et aménagements en toute sérénité.  Pour en savoir plus et consulter les ressources téléchargeables gratuitement, rendez-vous sur le site de l’Observatoire.  L’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine – FREDON France  L’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine (OEESH) est un centre national de ressources dédié aux espèces représentant un risque pour la santé humaine. Mis en place en 2021 par le ministère chargé de la Santé, en partenariat avec les ministères chargés de l’Agriculture, de l’Écologie et de l’Intérieur, il coordonne les actions de prévention et de lutte sur l’ensemble du territoire. Dans le cadre du Plan National Santé-Environnement (PNSE 4), l’Observatoire contribue à améliorer les connaissances, valoriser les actions de prévention efficaces et développer les partenariats avec les acteurs nationaux et de terrain. Son objectif : mieux prévenir les risques et réduire l’impact de ces espèces sur la santé et les milieux.  Il est piloté par le réseau FREDON France. 
Sophie POUILLY | le 14/03/2026
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Saône-et-Loire : Inauguration voie verte de la Chanaye
Notre délégué départemental de la Saône-et-Loire, Jérôme Remy, nous informe que la voie verte de la Chanaye, entre Mâcon et Charnay-Lès-Mâcon a été inaugurée en toute discrétion. Il dévoile ici son analyse de cette nouvelle infrastructure qu'il a sillonné le 2 février 2026 . Partie 1 : Le contexte Mâcon Beaujolais Agglomération (MBA) vient de réaliser un aménagement de voie verte, en zone urbaine et connectée à la voie verte de Bourgogne du sud en Val Lamartinien, de Cluny à Mâcon, à l’ouest avec de nouveaux travaux programmés en zone urbaine dense, à l’est. Ce travaux s’inscrivent dans un plan d’urbanisme plus vaste, à l'échelle d’un quartier entier. Cette première phase a déjà couté 1,2 million d’euros, pour 2 km d’aménagement en site propre. Les liens vers les médias et la communication : Infos-Macon : https://macon-infos.com/fr/site-map/91-macon/48949-macon-une-nouvelle-voie-verte-pour-relier-la-chanaye-residence-au-centre-ville-en-passant-par-charnay Le Journal de Saône et Loire (LeJSL) : https://c.lejsl.com/transport/2026/01/30/sans-train-depuis-1968-deux-kilometres-de-voie-ferree-transformes-en-voie-verte Facebook Vidéo : https://www.facebook.com/watch/?v=1260383206010816 La Gazette : https://www.lagazettefrance.fr/article/macon-inauguration-d-une-voie-verte-pour-un-meilleur-cadre-de-vie Mâcon Beaujolais Agglomération : https://www.mb-agglo.com/actualites/lancienne-voie-ferree-se-transforme-en-voie-verte-entre-la-chanaye-residence-et-le-centre-ville-de-macon Partie 2 : L'analyse de la situation préexistante Une ligne de désir apparaissait entre les rails. La Voie Verte de Bourgogne du sud en Val Lamartinien, de Cluny à Mâcon ouverte depuis 2004, entre Mâcon et Cluny, se rattachait à proximité de la gare de Mâcon par un détour par Charnay-lès-Mâcon. Cela avait très peu d’attrait touristique ou pratique (distance, à travers les parkings du stade, le long de l’autoroute A6,etc.). Partie 3 : Le diagnostic AF3V Le délégué Départemental de l’AF3V s’est rendu sur place le 2 février 2026 pour constater la qualité de l’aménagement. Les travaux ne sont pas totalement terminés, notamment la signalisation de police, les marquages au sol et le jalonnement La prise en compte de la sécurité des usagers, et de la réglementation actuelle semble avoir été oubliées Des équipements de confort et d’attraits touristiques sont implantés, mais parfois maladroitement. D’une manière générale, cet aménagement du 21e siècle a été réalisé sur les bases qui prévalaient au 20e : traversées de carrefour inadaptées, passages entre barrières insuffisant, protection des usagers, etc. Partie 4 : Les améliorations potentielles du projet Exemple du carrefour avec la rue Jean Mermoz Une discontinuité cyclable, qui n’est pas mise en cause directement par la signalisation verticale C115 et C116, mais par la signalisation au sol : Dans la traversée de la rue, le passage piéton n’est pas doublé de trajectoire matérialisée pour cycliste (TMC) avec des pictogrammes vélo et surtout, le cycliste (de plus de 8 ans) se trouve de fait en infraction, à rouler sur le trottoir par une ou deux fois suivant les configurations, pour profiter de son parcours tout droit, en site propre, au vu de la signalisation en place.  Rien n'indique ici, ce qui apparaît au premier plan comme un trottoir est en fait une piste cyclable bidirectionnelle. Se pose alors la mise en situation dangereuse dans laquelle un cycliste venant d’en face, traverse la rue dégagée de circulation automobile et devra s'arrêter sur la chaussée, en pleine voie pour laisser la priorité à droite à un cycliste descendant la rue par la piste bidirectionnelle (ou à un piéton, roller ou à une trottinette, dans n’importe quel sens de circulation). Exemple du carrefour avec la rue Jean Mermoz Une incongruité, voir l’absurdité d’un tel aménagement, c’est d’être équipé de bandes podotactiles de part et d’autre de la chaussée, face au passage piéton, tandis que : Dans la traversée de la rue, sur le passage piéton en oblique, il n’y a aucune bande d’aide à l’orientation (BAO) pour mal-voyants Les barrières en bois constituent des entraves dangereuses (manque de contraste, pas de rappel au sol, angles vifs, etc.) Pas de BAO, non plus dans les chicanes formées par les barrières Absence d'éléments réfléchissants sur les barrières. Si la largeur de 1,5 mètres est respectée pour le passage d’un fauteuil roulant, elle est bien insuffisante pour la passage des cycles, de tous genres. Le projet d’aménagement ne prend pas suffisamment en compte les circulations des cyclistes, suivant les recommandations du Cerema de 2021 et de 2025 : rayons de giration, sur largeur, zone d’attente et de stockage, etc. Autres éléments à améliorer : Position trop proche de la voie de circulation et risque d’empalement sur les ganivelles en bois Présence d'obstacles (potelets) dans l'axe de circulation non signalés par un marquage au sol stationnement utile mais mal positionné, trop près avec une couleur confondatne. Travaux en cours d'achèvement, jonction avec la voie verte Mâcon-Cluny contact : Jérôme REMY - saoneetloire@af3v.org
Sophie POUILLY | le 31/01/2026
ACTU VÉLO
[Offre d'emploi] Vélo Loisir Provence recherche son ou sa coordinatrice de comités d'itinéraires
[CDI] Coordination de comites d’itinéraires et étude de projets cyclables (H/F) Au sein de la structure Vélo Loisir Provence, vos principales missions seront de coordonner des comités d’itinéraires, d’accompagner les projets cyclables des collectivités et leur mise en tourisme, et selon les besoins, de réaliser des schémas directeurs et plans de jalonnement d’itinéraires. Ces missions auront lieu sur les territoires de la Région Sud et des régions limitrophes. Missions Animer et coordonner de grands itinéraires cyclables Préparation et animation de comités d’itinéraire, de comités techniques Organisation et animation de réunions de concertation (méthodes et outils de concertation) Participation et organisation d’ateliers et d’éductours, d’évènements et autres animations, dont des actions de promotion (participation à des salons grand public et des évènements), Suivi des itinéraires : aménagements, équipements et services, fréquentation Veille sur les pratiques touristiques et les mobilités actives en général Missions d’accompagnement Conduite de projets cyclables : études, plans de jalonnement, schémas cyclables (cartographie, repérage terrain, analyse de données) Conception de documents de présentations et rapports d’études Relationnel (coordination interne et lien avec les partenaires) Veille et réponse aux appels d’offres des collectivités Géomatique et Mise en forme cartographique Réalisation de cartes dans le cadre d’études pour les collectivités Création de bases de données pour la conception de plans de jalonnement Mise en forme et illustration vectorielle Aménager, améliorer les itinéraires et équiper les territoires Création et développement d’itinéraires touristiques ou à usage quotidien en lien avec les maîtres d’ouvrage (animation et suivi de projets, acquisition de données techniques, plans de jalonnement) Amélioration et refonte d’itinéraires cyclables existants Mobilisation, sensibilisation et accompagnement des collectivités au développement des équipements publics et des services, ainsi que de l’intermodalité Contrôle de terrain des aménagements et équipements Participer à la vie associative Participation active au fonctionnement de l’association (assemblées générales, conseils d’administration, rapports d’activités etc.). Profil Géomatique et mise en forme carto : compétences en SIG et bases de données fortement appréciées Maîtrise des outils informatiques courants Microsoft 365 ou équivalent Bonne connaissance du fonctionnement des collectivités locales Esprit d’équipe Qualités rédactionnelles Aisance à l’oral, sens du relationnel Techniques d’animation de réunions et de concertation Capacités d'initiative, d’autonomie, de rigueur et de méthode Anglais ou seconde langue appréciée (Allemand / Italien / Néerlandais). Diplôme de niveau bac +3 à bac +5 dans le domaine de l’aménagement et du développement des territoires, du développement touristique territorial, de la gestion de projets Conditions Rémunération : autour de 2 000 € brut / mois, à moduler selon le niveau d’études et l’expérience Mutuelle (prise en charge à 60%) Temps de travail : 152 heures / mois (35h hebdomadaires) ; Temps de travail en week-end possible ponctuellement Poste basé à Robion (84), à pourvoir dès que possible Avoir un permis B et être véhiculé (quand véhicule professionnel non disponible) ; Remboursement des frais de déplacement CDI à plein temps avec période d’essai de 3 mois Expérience souhaitée dans le domaine de la coordination de projets Disposer d’une culture vélo et d’une sensibilité aux mobilités actives Expérience en milieu associatif appréciée Candidater  Cliquez ici pour postuler par e-mail Pour information, nos délais de réponse sont généralement : Délai moyen de prise de contact après candidature entre 11 et 15 jours Durée moyenne d’obtention du contrat après accord entre les parties entre 16 et 21 jours VELO LOISIR PROVENCESylvie PALPANT, Directrice835 Avenue de la Gare, 84440 ROBIONTél. : 04 90 76 48 05sylvie.palpant@veloloisirprovence.com
Sophie POUILLY | le 28/01/2026
ACTU VÉLO
Cartovia : des cartes pour comprendre et parcourir les territoires
Cartovia est une librairie cartographique indépendante en ligne, spécialisée dans les cartes, guides et objets cartographiques dédiés à l’exploration des territoires. Anciennement connue sous le nom de La Compagnie des Cartes, Cartovia s’adresse à celles et ceux qui préparent leurs déplacements, leurs voyages ou leurs projets d’itinérance avec exigence, curiosité et autonomie. Avec plus de 19 500 références en stock, Cartovia propose l’un des catalogues cartographiques les plus complets en Europe. D’une part une très large sélection de cartes et guides dédiés aux pratiques cyclables, couvrant la France et l’Europe (véloroutes, voies vertes, itinéraires longue distance, cartographie thématique) ; et d’autre part des cartes de voyage, de randonnée, topo-guides, cartes murales, y compris en relief, des globes. Cartovia collabore avec de nombreux éditeurs et instituts cartographiques de référence, parmi lesquels l’IGN, Michelin, Kompass ou National Geographic, et veille à proposer les éditions les plus récentes, expédiées rapidement depuis ses entrepôts européens. La qualité du service et de l’accompagnement client est aujourd’hui reconnue par une note moyenne de 4,8/5 sur Trustpilot. En rejoignant l’AF3V, Cartovia souhaite renforcer les passerelles entre cartographie, information fiable et usages concrets du territoire, en accompagnant les pratiquants dans la préparation de leurs itinéraires, quels que soient leurs modes de déplacement. 👉 Découvrir Cartovia Nouveau : Cartovia propose une remise exclusive réservée aux adhérents de l'AF3V.
Sophie POUILLY | le 13/01/2026
ACTU VÉLO
CNR, partenaire historique de la ViaRhôna
CNR (Compagnie Nationale du Rhône) est le 1er producteur français d’électricité́ 100% renouvelable avec une puissance installée de 4 000 MW. Elle transforme l’énergie de l’eau du Rhône dont elle détient la concession depuis 1934 et valorise l’énergie du vent et du soleil avec plus d’une centaine de parcs éoliens et photovoltaïques sur le territoire national. CNR a la spécificité d’être la seule société anonyme d’intérêt général en France. Son capital est majoritairement public (183 collectivités locales et établissements publics, Caisse des Dépôts) avec ENGIE comme actionnaire industriel de référence. La loi Aménagement du Rhône du 28 février 2022 a prolongé la concession de CNR jusqu’en 2041. L’activité d’énergéticien de CNR permet de financer le développement de ses deux autres missions historiques (navigation et irrigation) et ses missions d’intérêt général : les Plans 5Rhône. Dans le cadre de ses Plans 5Rhône, CNR s’engage dans de nombreux partenariats qui concrétisent sa forte volonté d’ancrage local et son soutien aux territoires autour des thématiques liées à l’énergie et la mobilité durable, l’agriculture, le transport fluvial, l’environnement et le développement économique et touristique. A ce titre, CNR a apporté son soutien à la réalisation du projet emblématique ViaRhôna, inscrit dans la programmation inter-régionale du Plan Rhône-Saône. Acteur de proximité, avec 50% du tracé sur son domaine concédé et 65% se situant à proximité du fleuve Rhône, CNR a investi, depuis l’origine, plus de 25 M€ dans la réalisation de la ViaRhôna, à travers ses plans de Missions d’Intérêt Général. Le financement des véloroutes entre dans le cadre des « projets de territoire », du Plan 5Rhône 2022-2027 ayant pour objet de soutenir le développement économique des territoires, la finalisation de la ViaRhôna et sa mise en tourisme, les actions de développement touristique, culturel et patrimonial, ainsi que le développement d’activités et de pratiques sportives, en lien avec le fleuve. CNR consacre sur cette période 10 M€ pour ce grand projet rhodanien que constitue la ViaRhôna, ayant permis l’aménagement de 65 km supplémentaires de l’itinéraire principal et la création de 35 km de boucles locales. A ce jour, il reste moins de 150 km de ViaRhôna à aménager, sans compter les boucles locales et la rénovation des voies existantes. 20 ans après la naissance de la Viarhona, l’objectif est pratiquement atteint de faire de cet itinéraire l’une des principales véloroutes d’Europe, de la Suisse à la Méditerranée. Deux tronçons majeurs sont attendus : celui de la frontière franco-suisse à Evian les Bains et la partie sud de Lyon jusqu’à Givors. Pour inciter les maîtres d’ouvrage à poursuivre leurs efforts et finaliser cet itinéraire cyclable, mais également pour intégrer la forte inflation connue depuis 2020, CNR a décidé en 2025 de revaloriser son forfait kilométrique de 40 à 50 k€/km. Contributeur-clé de ce projet, CNR intervient pour la finalisation de la vélouroute mais aussi pour : la connexion vers d’autres itinéraires cyclables et boucles locales d’intérêt touristique, de manière à faire bénéficier les territoires des retombées économiques générées par ViaRhôna et à en faciliter l’accès. l’amélioration des tronçons existants de ViaRhôna. Dans certains cas où des rénovations et des sécurisations s’avèrent nécessaires pour maintenir la praticabilité de ViaRhôna, CNR peut envisager d’accompagner les maîtres d’ouvrage (communes, communautés de communes, départements) dans leur opération de réhabilitation de ViaRhôna. Cet accompagnement ne relève pas d’un entretien courant, qui reste à la charge des gestionnaires de l’infrastructure. la mise en tourisme et les services aux usagers. Au-delà de la réalisation de l’infrastructure, l’enjeu partagé par les partenaires du Plan Rhône Saône est la mise en tourisme de l’itinéraire et la valorisation du patrimoine culturel et naturel des territoires rhodaniens. L’amélioration de la qualité de services aux usagers est également un enjeu fort pour amplifier la fréquentation et développer les pratiques. L’aventure ViaRhôna continue avec un changement de cap pour renforcer le rayonnement économique de la véloroute. Exemples de réalisation financées par CNR : Sur le tronçon entre le lac Léman et Lyon : aménagement de 10 km de ViaRhôna entre Chavanoz (38) et Villette d’Anthon (38) Le Conseil Départemental de l’Isère a décidé de l’opération d’aménagement de l’itinéraire cyclable de la ViaRhôna entre Chavanoz et Villette d’Anthon, soit 9,5 km. Cette section se compose de cheminements souvent partagés avec les véhicules motorisés, dont le jalonnement est parfois interrompu et qui ne présente globalement pas le niveau d’exigence et de sécurité attendu. A noter que ce secteur se situe pour partie sur un le domaine concédé à CNR. Maîtrise d’ouvrage : Département de l’Isère Coût total du projet : 1,6 M€ Participation CNR : 380 000 € (24 %) - Tracé ViaRhôna entre Chavanoz (38) et Villette d’Anthon (38) - Sur le tronçon entre Lyon et Avignon : connexion entre la ViaRhôna et la Via Ardèche En 2023, la Communauté de Communes Ardèche Rhône Coiron a souhaité aménager un itinéraire cyclable structurant entre Alba la Romaine (07) et Le Teil (07). Cet itinéraire, à partir du site historique et patrimonial d’Alba la Romaine, permet de créer une liaison cyclable entre la Via Ardèche et la ViaRhôna. Le projet répond aux enjeux de développement écotouristique et de promotion culturelle du patrimoine rhodanien du volet actions complémentaires des plans 5Rhône. L’attractivité touristique des sites majeurs d’Alba la romaine : musée et site archéologiques et village de caractère et château du centre ancien sera fortement favorisée. - Tracé de la connexion entre Le Teil (07) et Alba la Romaine (07) - La voie verte en site propre de 10,5 km emprunte le tracé de la voie ferrée non exploitée en parallèle de la RN 102, qui constitue l’un des principaux axes routiers traversant la Communauté de Communes Ardèche Rhône Coiron et qui permet de relier la vallée du Rhône aux Cévennes. Maîtrise d’ouvrage : Communauté de Communes Ardèche Rhône Coiron Coût total du projet : 3,6 M€ Participation CNR : 426 400 € (12 %) Sur le tronçon entre Avignon et la mer Méditerranée : aménagement de 16 km de ViaRhôna entre Bellegarde (30) et Saint Gilles (30) Dans sa partie sud, la ViaRhôna se sépare en deux au niveau de Beaucaire, en suivant d’un côté le Grand Rhône et de l’autre le Petit Rhône, avec une branche Est (EV17a) qui rejoint les Bouches-du-Rhône (13) et une branche Ouest (EV17b) qui part vers Sète (34). Le territoire de la Communauté de Communes Beaucaire Terre d’Argence (CCBTA) est au cœur du passage de la ViaRhôna (EuroVélo 17) et de la Méditerranée à Vélo (EuroVélo 8). A ce titre, la CCBTA a déjà aménagé deux tronçons en site propre de Beaucaire à Bellegarde et de Beaucaire à Fourques. Elle a poursuivi sa volonté de finaliser l’itinéraire en site propre sur son territoire et s’est engagée à porter le projet d’aménagement de la véloroute du Port de Bellegarde au Pont d’Espeyran à Saint Gilles sur un linéaire de près de 16 km. - Tracé ViaRhôna entre Bellegarde (30) et Saint Gilles (30) - Les travaux ont débuté en août 2025 et le tronçon devrait être ouvert en 2026. Maîtrise d’ouvrage : Communauté de Communes Beaucaire Terre d’Argence Coût total du projet : 4,3 M€ Participation CNR : 616 000 € (14 %) Schéma de signalétique ViaRhôna sur le tronçon Léman - Lyon Le schéma de signalétique touristique et de services a pour objectif de valoriser les territoires traversés par la ViaRhôna . La signalétique porte sur les sites de visites et des attraits patrimoniaux ainsi qu'une information relative à l'offre de commerces (hébergement, restauration) et de services (magasins de location et de réparation de vélos) susceptibles d'intéresser les différentes clientèles itinérantes et excursionnistes. La Communauté de Communes des Balcons du Dauphiné, en accord avec les autres collectivités territoriales du tronçon Léman - Lyon, est maître d’ouvrage pour l’ensemble du projet. Maîtrise d’ouvrage : Communauté de Communes des Balcons du Dauphiné Coût total du projet : 1,2 M€ Participation CNR : 150 000 € (12,7 %)
Sophie POUILLY | le 12/01/2026
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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