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AMÉNAGEMENT
Equipements vélo sur les voies vertes : ce qui manque encore
Un itinéraire cyclable ne se résume pas à un revêtement et un balisage. La présence de stations de gonflage, de bornes de réparation vélo, d'abris vélo sécurisés et de points d'eau le long des voies vertes et véloroutes conditionne directement l'expérience des cyclistes et la fréquentation des itinéraires. Pourtant, ces équipements restent absents de nombreux tronçons du réseau français. Tour d'horizon de ce qui existe, de ce qui manque, et de ce que les collectivités peuvent mettre en place. Voies vertes et véloroutes : un réseau en expansion, des services à la traîne La France compte plus de 21 000 km de véloroutes et voies vertes aménagées. Le Schéma National des Véloroutes (SNV) prévoit d'atteindre 26 323 km d’ici 2030. Ce réseau attire chaque année davantage de cyclotouristes, le tourisme à vélo pèse plus de 5 milliards d'euros annuels dans l'économie française, et joue un rôle croissant dans les déplacements du quotidien. Mais un constat revient dans tous les retours d'usagers : les services en bord d'itinéraire ne suivent pas le rythme des aménagements. Un cycliste qui crève à 15 km de la prochaine ville, sans pompe ni outillage à disposition, ne repart pas avec l'envie de revenir. Et un vélo touriste qui ne trouve aucun stationnement vélo sécurisé à l'étape hésite à s'arrêter dans un commerce ou un restaurant. La qualité d'une voie verte ne se mesure pas uniquement en kilomètres. Elle se mesure aussi en services disponibles sur le terrain. Station de gonflage vélo : le premier équipement attendu par les cyclistes Parmi les équipements les plus demandés par les usagers des voies vertes, la station de gonflage vélo arrive systématiquement en tête. Un pneu sous-gonflé, c'est plus d'effort, plus d'usure, et un risque accru de crevaison. Sur un itinéraire de plusieurs dizaines de kilomètres, pouvoir vérifier et ajuster la pression de ses pneus fait toute la différence. Les stations de gonflage modernes sont conçues pour fonctionner en libre-service, en extérieur et par tous les temps. Elles intègrent un compresseur avec manomètre et une tête de gonflage universelle compatible avec les trois types de valves (Presta, Schrader, Dunlop), ce qui les rend utilisables par tous les cyclistes, quel que soit leur vélo. L'emplacement idéal pour une station de gonflage : un point de départ ou d'arrivée d'itinéraire, un parking voie verte, un office de tourisme ou une gare. Autrement dit, partout où le cycliste fait une pause naturelle. Borne de réparation vélo : l'autonomie en bord d'itinéraire La borne de réparation vélo complète logiquement la station de gonflage. Équipée d'outils sécurisés par câble (clés Allen, tournevis, démonte-pneus) et d'un support de maintien surélevé, elle permet de réaliser les réparations courantes sans être mécanicien : resserrer un frein, ajuster un dérailleur, remplacer une chambre à air. Pour les voies vertes empruntées par des familles ou des cyclistes occasionnels, ces bornes jouent un rôle essentiel. Elles transforment un incident bloquant en simple arrêt de quelques minutes. Certains équipements combinent station de gonflage et réparation vélo dans une seule borne compacte, ce qui simplifie l'implantation et la maintenance pour les collectivités. Les modèles les plus complets intègrent également une station de lavage vélo, particulièrement appréciée sur les itinéraires VTT ou les voies vertes empruntant d'anciens chemins de halage, où la boue est fréquente. Abri vélo sécurisé et consigne vélo : stationner en confiance Le stationnement vélo est le chaînon manquant de nombreuses voies vertes. Sans parking vélo sécurisé à l'étape, le cyclotouriste hésite à laisser son vélo pour visiter un site, déjeuner ou passer la nuit dans un hébergement. Plusieurs niveaux d'équipement existent, selon le contexte : L'arceau vélo reste la solution de base pour le stationnement de courte durée. Bien conçu, il permet d'attacher le cadre et une roue avec un seul antivol. Il doit être dimensionné pour accueillir tous les gabarits, y compris les vélos cargo et les VAE, plus larges et plus lourds que les vélos standards. L'abri vélo sécurisé, ouvert ou fermé, protège les vélos des intempéries et du vol. Dans les gares, les pôles d'échanges et les parkings voie verte, il encourage l'intermodalité vélo-transports en commun. Certaines collectivités déploient des abris fermés avec contrôle d'accès par badge ou application, qui fonctionnent comme de véritables vélostations à plus petite échelle. La consigne vélo individuelle (ou box vélo) offre le niveau de sécurité le plus élevé pour un usage régulier. Elle répond aux besoins des cyclistes vélotafeurs qui combinent vélo et train chaque jour. L'enjeu pour les territoires traversés par des voies vertes est de proposer une offre de stationnement graduée : des arceaux vélos aux arrêts intermédiaires, des abris sécurisés aux étapes clés, et des consignes ou vélostations aux nœuds de transport. Borne de recharge VAE : anticiper l'essor de l'électrique Avec la progression constante des ventes de vélos à assistance électrique, la borne de recharge VAE devient un équipement incontournable sur les itinéraires de longue distance. Un cyclotouriste en VAE qui planifie son itinéraire vérifie désormais la disponibilité de points de recharge comme un automobiliste vérifie les stations-service. Sur les voies vertes, les bornes de recharge trouvent naturellement leur place dans les offices de tourisme, les hébergements labellisés Accueil Vélo, les aires de repos et les gares. Leur présence peut faire basculer le choix d'un itinéraire plutôt qu'un autre. Le label Accueil Vélo : un cadre pour les équipements Le label Accueil Vélo certifie les établissements et itinéraires qui proposent des services adaptés aux cyclistes. Parmi ses critères : la présence d'un stationnement vélo sécurisé, d'un kit de réparation de base, et de services d'accueil spécifiques. Pour une voie verte ou une véloroute, être jalonnée d'établissements labellisés Accueil Vélo est un signal de qualité fort. Et pour ces établissements, l'installation d'une borne de réparation vélo ou d'une station de gonflage en libre-service constitue un investissement modeste au regard de l'attractivité qu'elle génère. Des fabricants français spécialisés dans le mobilier urbain vélo L'équipement des voies vertes en mobilier urbain vélo ne s'improvise pas. Les stations de gonflage, bornes de réparation et abris sécurisés installés en extérieur doivent résister aux intempéries, au vandalisme, et s'intégrer dans des environnements très variés, de la gare urbaine au chemin de halage rural. Des concepteurs-fabricants français comme Altinnova conçoivent ces équipements depuis plus de vingt ans. Leur gamme de stations de services modulaires, combinant lavage, gonflage, réparation et fontaine à eau, équipe aussi bien des métropoles (Paris, Lyon, Nice) que des offices de tourisme en bordure de voie verte. L'approche d'éco-conception, avec une mesure systématique de l'impact environnemental sur tout le cycle de vie, s'inscrit dans la logique même des véloroutes et voies vertes : favoriser une mobilité plus durable. Le fait de pouvoir personnaliser le mobilier urbain vélo (coloris, matériaux bois-métal, signalétique) permet aussi aux collectivités de préserver l'identité paysagère de leurs itinéraires, un critère important sur les voies vertes traversant des sites patrimoniaux. Comment financer ces équipements ? Les collectivités disposent de plusieurs leviers pour équiper leurs véloroutes et voies vertes : Le Fonds vert finance des projets contribuant à la transition écologique, dont les aménagements cyclables et le mobilier urbain associé. Le programme AVELO3 (pour les derniers lauréats) de l'ADEME accompagne les collectivités dans le développement de leur politique cyclable, y compris l'installation d'équipements de stationnement et de services. Les contrats de plan État-Région et les fonds européens (FEDER) co financent régulièrement des projets d'itinéraires cyclables complets, équipements inclus. L'investissement unitaire pour une borne de réparation vélo ou une station de gonflage reste modeste comparé au coût d'un kilomètre de voie verte. Mais son impact sur l'usage et la satisfaction des cyclistes est disproportionné. Où installer ces équipements en priorité ? L'efficacité d'un déploiement dépend du choix des emplacements. Quelques principes : Gares et pôles d'échanges : c'est là que l'intermodalité vélo-transport en commun se joue. Un parking vélo sécurisé en gare peut lever le principal frein au vélotaf. Départs et arrivées d'itinéraires : le cycliste vérifie son matériel au départ, fait le bilan à l'arrivée. Une station de gonflage et réparation vélo y est toujours utilisée. Offices de tourisme et sites de visite : le cyclotouriste a besoin de stationner en confiance pour profiter d'une halte. Des arceaux vélos ou un abri vélo sécurisé suffisent à déclencher l'arrêt. Croisements d'itinéraires : les carrefours de véloroutes concentrent naturellement les flux. Un point de services y prend tout son sens. Aires de repos : sur les tronçons longs, une aire équipée (banc, point d'eau, station de gonflage) améliore sensiblement l'expérience. FAQ Un arceau vélo suffit-il pour le stationnement sur une voie verte ? Pour les arrêts de courte durée (pause, visite rapide), un arceau vélo bien conçu est adapté. Pour les étapes plus longues (nuitée, demi-journée), un abri vélo sécurisé ou une consigne vélo offre une meilleure protection contre le vol et les intempéries. Les stations de gonflage sont-elles compatibles avec tous les vélos ? Les stations de gonflage actuelles sont équipées de têtes universelles qui s'adaptent aux trois types de valves existantes : Presta (vélos de route), Schrader (VTT, VAE) et Dunlop (vélos de ville). Elles conviennent aussi aux fauteuils roulants et poussettes. Qu'est-ce que le label Accueil Vélo exige en matière d'équipement ? Le label Accueil Vélo impose au minimum un stationnement vélo sécurisé et un kit de réparation de base. Proposer une station de gonflage ou une borne de réparation vélo en libre-service constitue un atout supplémentaire pour la certification. Altinnova, spécialiste des équipements cyclables. Depuis plus de 20 ans, Altinnova conçoit et fabrique en France des équipements innovants dédiés aux cyclistes et aux aménagements cyclables : stations de gonflage, bornes de réparation, stations de services, abris et solutions de stationnement vélo. Partenaire et adhérent de l’AF3V, Altinnova s’engage pour le développement des aménagements cyclables et des services aux usagers. www.altinnova.com
Sophie POUILLY | le 14/09/2026
AMÉNAGEMENT
L’AF3V partenaire sans faille de la COP Bike Ride 31
La COP31 Bike Ride, ce sont des cyclistes du monde entier qui vont rejoindre Antalya en Turquie pour porter leur voix auprès des décideurs locaux et mondiaux lors de la 31e COP climat. Cette année, plusieurs bateaux sont partis d'Amérique du Sud jusqu'en différents points d'Europe de l'Ouest. On l’avait annoncé dans la Newsletter de mai. En France, plusieurs branches ont traversé l’hexagone, avec parmi les participants, membres de l’AF3V, qui ont parcouru des véloroutes existantes et même celles en projet. Le 18 juillet, la branche Ouest est partie de la Pointe du Raz, avec un groupe de 60 cyclistes emmené par Auréline et Éric, de Kernavélo, délégation départementale de l’AF3V en Finistère. Sur un parcours passant par Pont-l’Abbé et Quimper, ils ont été reçus à Lorient par le CLAAV (et Serge Philippe, notre délégué régional). La branche Ouest a rejoint ensuite Auray et Vannes (reçue par Vélomotive et Christian Lorent, notre délégué dans le Morbihan). Ce fut ensuite Guérande et St-Nazaire avec une traversée mémorable du pont de St-Nazaire sur une voie « privatisée », un accueil à Paimboeuf grâce à notre délégué en Loire-Atlantique, Hervé Guiguo, et une arrivée à Nantes où Auréline a passé le relais à Juliette et Éric (un autre…) qui a mené cette branche jusqu’à Chagny, point de rencontre avec la branche Nord. Départ de la Pointe du Raz Le 28 juillet, la branche du Nord, venue de Londres, est arrivée dans l'Oise ! L'association VélOOise, déléguée régionale AF3V Hauts-de-France et départementale de l'Oise l'a accueillie sur les villes de Pont-Sainte-Maxence et de Senlis. Les élu-es des deux villes ont invité les participants et se sont engagé.es sur trois des dix propositions "Cop Bike Ride". https://www.youtube.com/watch?v=LGCT51adddI&t=34s De Paris à Lyon, une branche a emprunté le tracé escompté de la Seine à Vélo amont (V33), et ce jusqu’à Dijon en passant par la source de la Seine, le 7 août 2026. Ce fut l'occasion de parler de ce projet aux élus et aux participants. Merci à Erick Marchandise de l'association CycloTransEurope, Martine et Christian Jacob, délégué départemental AF3V de l'Aube, pour leur aide. A Lyon et Villeurbanne, du 12 au 14 Août, des rencontres avec les élus et soirées festives ont marqué l’étape, avant de repartir par la Via Rhôna. En Savoie, Armand Portaz, notre délégué départemental et administrateur référent Intermodalité, a accompagné le groupe du 16 au 19 août, qui a marqué une halte remarquée au Bourget-du Lac, dont le Maire (Vice-président du Réseau Vélo et Marche) Nicolas Mercat, a signé une lettre d’intention qui sera remise avec d’autres, au Président de la COP 31 en novembre. Voir ci-contre, lors de la montée du col du Mont cénis avant de rejoindre Susa et la branche Sud dela Cop Bike ride En Occitanie, Joël Brich, délégué départemental AF3V de l’Aude, a accueilli les participants de la branche principale venant d’Espagne et ils ont suivi l’EuroVelo 8 jusqu’à Avignon, sous une chaleur écrasante. Ils ont été rejoints par les branches venant de Bordeaux et Bilbao sur le canal du Midi. Le groupe était majoritairement constitué d’espagnols. Les cyclistes ont ensuite parcouru un tracé réalisé par Alain Michel, délégué régional AF3V pour le Sud, vers Suse, où toutes les branches françaises se sont rejointes. De retour en images : Quelques images commentées de cette cop bike ride 2026 de passage en Savoie : https://photos.app.goo.gl/tvL5tdvjAzekYBHq7 Et quelques vidéos courtes  Entre le Bourget du Lac et Saint-Georges-d'Hurtières https://youtube.com/shorts/o6OvuERvpxU?is=TG5MMBxI-rioeGH3 Entre Saint Georges d'hurtieres et  Saint Michel de Maurienne  https://youtube.com/shorts/qsnG_JrTw48?is=fDOSDPkK7r5qtaAN Entre Saint Michel de Maurienne et Lanslebourg (Val Cenis) https://youtube.com/shorts/xCuyswd1A0s?is=HUTpzy5H0zf-MnbR Entre Lanslebourg et Susa https://youtube.com/shorts/TIsIFWTST_Q?is=k5doeNQa7aQAkuoY
Sophie POUILLY | le 01/09/2026
ACTU VÉLO
Réseau vélo et marche : Fréquentation cyclable en France en hausse de 5% en 2025
Communiqué de presse du 30 avril 2026 La fréquentation cyclable en France a progressé de 5 % en 2025. Contrairement aux années précédentes, cette hausse est homogène entre territoires urbains, intermédiaires et ruraux. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %, traduisant une transformation réelle des pratiques. Mais cette dynamique reste encore très éloignée du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, notamment une part modale de 12 %. « Les données 2025 confirment que le vélo continue de progresser en France, avec une hausse de 5 % de la fréquentation par rapport à 2024. Ce qui est nouveau cette année, c'est l'homogénéité de cette progression : pour la première fois depuis plusieurs années, communes rurales, villes moyennes et grandes métropoles progressent au même rythme. C'est un signal encourageant, qui montre que le vélo n'est plus seulement un phénomène urbain. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche. Une progression 2025 portée en partie de la variable météo En 2025, la fréquentation progresse de 5 % par rapport à 2024, sur la base de 967 compteurs comparables. Cependant, cette hausse doit être interprétée à la lumière du contexte climatique. L’année 2024, particulièrement pluvieuse, avait limité la progression à 2 %. Le retour à des conditions plus favorables en 2025 a entraîné un rebond, notamment au printemps (jusqu’à +14 % entre mars et mai). La progression structurelle de la pratique se situe ainsi vraisemblablement entre 2 % et 5 %. Une croissance de +47 % depuis 2019, mais inégalement répartie Entre 2019 et 2025, la fréquentation cyclable a augmenté de 47 % à l’échelle nationale (base 239 compteurs). Cette progression masque des dynamiques différenciées : +54 % en zone urbaine dense, portée par la forte croissance post-Covid +22 % en milieu rural et en urbain intermédiaire, avec une stagnation depuis 2022 suivie d’un rebond en 2025 Des usages du vélo contrastés selon les territoires Les données de comptage révèlent des pratiques distinctes : En zone urbaine dense : une pratique utilitaire dominante, stable toute l’année, avec des pics en semaine aux heures de pointe. En milieu rural : une pratique saisonnière et de loisir, avec plus d’un tiers de la fréquentation concentré en été. En urbain intermédiaire : un profil mixte entre déplacements du quotidien et usages récréatifs. Une trajectoire encore loin des objectifs 2030 Les engagements nationaux fixent l'objectif d'une part modale du vélo à 12 % en 2030, ce qui nécessiterait une croissance annuelle moyenne d’environ 13 %. Depuis 2023, la dynamique ralentit nettement. Même avec le rebond de 2025, le rythme actuel reste insuffisant pour atteindre ces objectifs. Le défi est désormais de retrouver et de maintenir cette intensité sur la durée. Les difficultés financières (coût élevé des projets, restrictions budgétaires généralisées, épuisement des dispositifs de financement, etc.) sont de plus en plus prégnantes pour les collectivités. Le Réseau vélo et marche poursuit donc son plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour que de nouveaux outils de financement soient ouverts aux collectivités afin de relancer cette dynamique et de se remettre dans les rails de la trajectoire fixée. « Cette progression est néanmoins à mettre en perspective. Une partie de la hausse s'explique par une fréquentation plus faible en 2024, année particulièrement pluvieuse. Et si la tendance de fond reste positive, la dynamique s'essouffle depuis quelques années. Pour atteindre les objectifs fixés à l'horizon 2030, les investissements dans les infrastructures et les politiques d'accompagnement devront s'intensifier. Le Réseau vélo et marche rappelle que les collectivités ont besoin de financements stables et pluriannuels pour mener leurs politiques cyclables dans la durée. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche. Ce bilan s'appuie sur les données de la Plateforme nationale des fréquentations (PNF), animée par le Réseau vélo et marche. Fin mars 2026, 194 contributeurs alimentaient la plateforme avec les données de 1830 compteurs sur l'ensemble du territoire. En savoir lus : Bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France
Sophie POUILLY | le 11/05/2026
ACTU VÉLO
Schéma national des véloroutes en 2025 : Deux nouvelles extensions et un ralentissement préoccupant des réalisations
Communiqué de presse du 16 avril 2026 « Si l’année 2025 acte l’extension du Schéma national des véloroutes (SNV) avec deux prolongements majeurs, le rythme des réalisations nationales montre des signes d’essoufflement. Avec seulement 355 km ouverts cette année, la progression est la plus faible enregistrée depuis dix ans. Ce ralentissement traduit une tension bien réelle : alors que les territoires cherchent à développer les mobilités actives partout - aussi bien en territoire peu dense que dans les quartiers prioritaires de la ville - ils se heurtent à des contraintes financières et administratives de plus en plus fortes. Le Schéma national des véloroutes constitue l’épine dorsale de la mobilité décarbonée, mais sa consolidation ralentit à mesure que l’échéance de 2030 approche. Pour garantir une France cyclable sûre et accessible à tous, l’État doit renforcer son soutien financier. Sans un réengagement à la hauteur des enjeux, notamment pour lever les contraintes foncières et compenser la hausse des coûts, l’objectif de complétude du schéma risque de s’éloigner. Nous appelons à une politique ambitieuse de santé publique et de justice sociale par le vélo, qui ne laisse aucun territoire sur le bas-côté. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol Présidentes du Réseau vélo et marche Que retenir des chiffres clés 2025 du Schéma national des véloroutes ? Le Schéma national des véloroutes (SNV) totalise désormais 26 323 km au 1er janvier 2026. Voici les principaux enseignements pour 2025 : #1 Deux extensions majeures renforcent le réseau L’année 2025 marque l’aboutissement d’un cycle d’actualisation triennale du SNV. Deux véloroutes emblématiques sont prolongées : la V44 – La Vélobuissonnière (entre Alençon et Deauville) la V33 – La Seine à Vélo (entre Troyes et Dijon) Ces extensions portent le linéaire total à 26 323 km. #2 Un rythme de réalisation au plus bas depuis dix ans Après des années de progression soutenue, les véloroutes nationales connaissent un essoufflement. Seuls 355 km ont été mis en service sur le SNV en 2025. C'est la progression la plus faible enregistrée sur la dernière décennie, loin du rythme nécessaire pour atteindre l’achèvement du schéma en 2030. #3 Un taux de réalisation qui marque le pas à 83,2 % L’intégration des extensions de la V33 et de la V44 (encore peu avancées), combinée à la faiblesse des mises en service en 2025, conduit à une stabilisation du taux de réalisation global à 83,2 %. #4 Une part record d’aménagements en site propre Si le volume global de réalisation est plutôt faible, la nature des aménagements évolue : 56,8 % des réalisations de 2025 sur le SNV sont en site propre, contre 46,7 % pour l’ensemble du réseau déjà réalisé. Cette évolution reflète un basculement vers des opérations plus complexes et plus coûteuses, les sections les plus simples ayant déjà été aménagées. #5 EuroVelo : un réseau presque achevé Les itinéraires EuroVelo atteignent 94,1 % de réalisation. En 2025, 112 km supplémentaires ont été ouverts. Les sections restantes correspondent aux dernières discontinuités majeures du réseau. #6 Les schéma départementaux prennent le relais À l’inverse du SNV, les schémas départementaux confirment leur dynamisme avec 463 km réalisés en 2025. Pour la première fois en dix ans, ils progressent plus vite que le SNV, en réponse aux besoins de mobilité du quotidien. #7 Des freins structurels aux projets des collectivités Les contraintes administratives restent le principal obstacle pour les collectivités. Mais les difficultés financières - restrictions budgétaires, raréfaction des financements - progressent nettement et pèsent de plus en plus sur la capacité à achever le réseau d’ici 2030.
Sophie POUILLY | le 16/04/2026
ACTU VÉLO
Chenilles processionnaires : A vélo, à pied, à roller... Prenons le temps de signaler 
Dès le mois de mars, de nombreuses processions de chenilles appelées chenilles processionnaires du pin, sont observables en France. Ces insectes sont recouverts de poils urticants (soies) et sont considérées comme des espèces à risque pour la santé humaine, la santé animale et les arbres. L’AF3V s’associe au réseau FREDON France qui pilote l’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine (OEESH) pour développer des actions de prévention contre la prolifération des chenilles processionnaires en France.  Vigilance sur les véloroutes et les voies vertes  Avec l’arrivée du printemps, les sorties sur les véloroutes et les voies vertes se multiplient. Le mois de mars correspond également à une période clé du cycle de vie des chenilles processionnaires du pin.  Crédits photo : Observatoire des chenilles processionnaires – FREDON France  Après avoir passé l’hiver dans des nids soyeux visibles dans les pins, les chenilles processionnaires quittent leur arbre-hôte et descendent en file indienne — d’où leur nom — pour rejoindre le sol, où elles s’enterrent afin de poursuivre leur transformation en papillon. Elles sont reconnaissables par le corps brun orangé, recouvert de poils.  Ces processions peuvent traverser ou longer les itinéraires cyclables et les voies vertes, notamment à proximité des pins. Pour vous prévenir de la potentielle présence de chenilles sur votre parcours, FREDON France et l’AF3V ont croisé leurs données cartographiques. Informez-vous avant de partir et prenez vos précautions pour vous, vos enfants et les animaux domestiques qui peuvent vous accompagner.   Accédez à la carte (puis zoomez pour accéder aux données) Quels risques pour les usagers ?  Les chenilles processionnaires possèdent des milliers de poils urticants microscopiques, facilement détachables et transportés par le vent. Pour l’être humain, le contact peut provoquer :  des irritations cutanées importantes (démangeaisons, rougeurs),  des atteintes oculaires douloureuses,  plus rarement, des réactions plus sévères.  Le risque existe même sans contact direct, en cas de simple exposition aux poils dans l’air.  Une vigilance particulière pour les compagnons à quatre pattes : pour les chiens accompagnant les cyclistes ou promeneurs, l’exposition peut constituer une véritable urgence vétérinaire. Le contact avec la langue ou la gueule peut entraîner des inflammations graves nécessitant une prise en charge immédiate.  Que faire en cas d’observation ?  Si vous observez une procession ou des nids lors de vos déplacements :  évitez tout contact,  tenez les enfants et les animaux à distance,  signalez la présence de chenilles via la plateforme nationale « Signalement chenilles processionnaires ».  Ce dispositif s’inscrit dans les actions de l’Observatoire des Chenilles processionnaires, piloté par FREDON France, afin d’améliorer la connaissance de la répartition de l’espèce et d’accompagner les acteurs locaux.  Préserver la qualité et la sécurité des véloroutes et des voies vertes, c’est aussi informer sur les risques saisonniers pour permettre à chacun de profiter de ces itinéraires et aménagements en toute sérénité.  Pour en savoir plus et consulter les ressources téléchargeables gratuitement, rendez-vous sur le site de l’Observatoire.  L’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine – FREDON France  L’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine (OEESH) est un centre national de ressources dédié aux espèces représentant un risque pour la santé humaine. Mis en place en 2021 par le ministère chargé de la Santé, en partenariat avec les ministères chargés de l’Agriculture, de l’Écologie et de l’Intérieur, il coordonne les actions de prévention et de lutte sur l’ensemble du territoire. Dans le cadre du Plan National Santé-Environnement (PNSE 4), l’Observatoire contribue à améliorer les connaissances, valoriser les actions de prévention efficaces et développer les partenariats avec les acteurs nationaux et de terrain. Son objectif : mieux prévenir les risques et réduire l’impact de ces espèces sur la santé et les milieux.  Il est piloté par le réseau FREDON France. 
Sophie POUILLY | le 14/03/2026
EN RÉGION
Mai à vélo 2026 : On s'organise !
C’est parti ! La 6ᵉ édition de Mai à Vélo est officiellement lancée. Chaque année, en mai, des milliers de personnes redécouvrent le plaisir de se déplacer autrement. Des balades en famille. Des défis entre collègues. Des ateliers, des rencontres, des découvertes. Du vélo au quotidien, pour le plaisir, pour la liberté, pour le lien. En 2026, on continue. On va plus loin. On roule ensemble. Que vous soyez une collectivité, une école, une entreprise, une association ou un groupe d’amis, Mai à Vélo est votre rendez-vous pour faire vivre le vélo partout, pour toutes et tous. Et pour bien se préparer, nos webinaires sont là pour vous https://maiavelo.fr/.../webinaires-de-preparation-pour.../ https://youtu.be/VQ5ZOYvNeGk?si=qZJ6O2K7dS_CwrWP Des webinaires sont organisés pour mieux vous renseigner et vous doter de toutes les clés pour la réussite de votre évènement Mai à vélo ! Et pour promouvoir le réseau des voies vertes : organisez un évènement sur votre voie verte ! 4 rendez-vous à ne pas manquer :• 13 novembre – DROM-COM : faire grandir la mobilisation outre-mer• 14 novembre – Tout public : les nouveautés et outils 2026• 25 novembre – Collectivités & associations : retours d’expérience et bonnes pratiques• 10 décembre – Établissements scolaires : le vélo à l’école, du primaire à l’université En une heure, retrouvez l’essentiel : dispositif, kits, OpenAgenda, challenge d’activité, retours d’expériences et réponses à vos questions. https://maiavelo.fr/.../webinaires-de-preparation-pour... Pour 2026 , de nouveaux visuels montrant des pratiquants du vélo dynamiques et solidaires. A retrouver sur le site de Mai à vélo : https://maiavelo.fr/actualites/infos-pratiques-pedagogiques/
Sophie POUILLY | le 13/11/2025
ACTU VÉLO
Campagne "Cyclistes, brillez !"
La prochaine campagne de la FUB, ‘’Cyclistes, brillez !’’, se tient du 1er novembre au 15 décembre 2025. La FUB invite ses associations, ses partenaires et tous les défenseurs des modes actifs à se mobiliser et à sensibiliser les cyclistes à l’importance d’un bon éclairage. Avec le changement de saison, la nuit tombe de plus en plus tôt. Il est primordial de se rendre visible à vélo pour assurer sa propre sécurité, mais également pour protéger les autres usagers de la route.  Dans le cadre de cette campagne soutenue par la Direction à la Sécurité Routière, les associations du réseau FUB proposent des actions de sensibilisation sur l’importance de l’éclairage à vélo : balade lumineuse à vélo, stand d’information et de sensibilisation, diagnostic des vélos et conseils aux cyclistes aux abords des gares, des écoles etc., distribution de gilets réfléchissants, de kits d’éclairage ou de bons d’achats, clapping ou comptage de cyclistes… Retrouvez dès à présent : les événements organisés par les associations du réseau FUB, le kit de communication de la campagne 2025 pour donner plus de visibilité à cette campagne, les résultats des tests d'éclairages pour s'équiper avec un matériel testé et approuvé par la FUB, le communiqué de presse du 30/10/2025, les outils pour réaliser une opération de comptage "Cyclistes éclairé·es, comptons-nous": la fiche action (PDF),  la feuille de comptage (PDF), la présentation de l'opération (Powerpoint), le formulaire d'enregistrement des données du comptage (Questionnaire Framaform). les lots de cartes postales, dépliants et des affiche de cette édition sur la boutique FUB à partager sans modération dans le cadre de vos actions de sensibilisation.​ Organisateur :  FUB - Fédération française des Usagères et usagers de la bicyclette
Sophie POUILLY | le 11/11/2025
EN RÉGION
Conférence Nationale du tourisme à vélo 2025 : Nous y étions !
La Conférence Nationale du Tourisme à Vélo, événement annuel coorganisé par le Réseau Vélo et Marche (RVM), France Vélo Tourisme (FVT) et ADN tourisme, s’est déroulée les lundi 30 juin et mardi 1er juillet à La Rochelle. Environ 150 participants (essentiellement des ADT et OT) un seul exposant Michelin (qui a sorti, en collaboration avec FVT, un ouvrage ‘Tous à Vélo, les Meilleurs parcours en France’). La séance d’ouverture, animée par RVM et FVT, a été consacrée à un état des lieux de la stratégie nationale du tourisme à vélo, rappelant que malgré des résultats encourageants ces dernières années, le contexte budgétaire des collectivités locales impacte l’écosystème. Ce fut également l’occasion pour le Département de la Charente-Maritime et la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, globalement en avance, de dresser leur bilan en matière de politique et équipements cyclables. Le clou a été enfoncé par Nathalie Delattre, ministre déléguée du Tourisme, qui a passé en revue les nombreux aspects positifs du vélo, mais malheureusement ‘… dans les circonstances actuelles, vous comprenez bien que des arbitrages budgétaires sont nécessaires…’ (sic). Le reste de la conférence s’est divisé en ateliers thématiques parallèles (accueil des touristes à vélo/communication digitale/intermodalité en Charente Maritime/plaidoyer pour le tourisme à vélo). L’après-midi a continué avec l’AG de FVT. Leurs enjeux prioritaires sont le développement des boucles touristiques, s’adapter à la ‘porosité’ des pratiques (bike-packing, VTT, itinérance…), développer le label ‘Accueil Vélo’ (assouplissement de la charte, meilleure coordination des référents…). Malgré une situation financière ‘confortable’, l’arrêt prévisible des sources de financement (ADEME…) reste un motif de préoccupation. La deuxième journée s’est ouverte sur un (deuxième) panorama du tourisme à vélo (RVM & FVT), avec un focus sur le cap 2030 (France première destination vélo) mettant en exergue les forces (richesse de l’offre), les faiblesses (difficulté à coordonner les différents acteurs), les opportunités (développer des communs) et les menaces (finances). La conférence s’est achevée par une deuxième série d’ateliers (révision de la charte ‘Accueil Vélo’/Adaptation au risque climatique/Comment appréhender les données du tourisme à vélo/IA et tourisme à vélo/Quelle organisation pour le tourisme à vélo ?).
Sophie POUILLY | le 02/07/2025
AMÉNAGEMENT
Vélo & territoires : Le Schéma national continue et s'affiche désormais en visualisation dynamique
Actualités du 27 mars 2025 : https://www.velo-territoires.org/actualite/2025/03/27/le-schema-national-continue-de-porter-la-progression-des-reseaux-de-veloroutes-francaises-et-saffiche-desormais-en-visualisation-dynamique/ Le Schéma national continue de porter la progression des réseaux de véloroutes françaises, et s’affiche désormais en visualisation dynamique Le Schéma national des véloroutes (SNV) poursuit une progression soutenue. Les 610 km livrés en 2024 portent son taux de réalisation à 83,6 %. À six ans de l’échéance de 2030, qui marque l’ambition de son achèvement, le Réseau vélo et marche reprend le suivi et la coordination du SNV (confiés à Vélo & Territoires en 2007 et 2019), et propose une nouvelle datavisualisation des 59 véloroutes de ce « schéma directeur cyclable national” pour mieux accompagner les dynamiques territoriales.  1 137 km réalisés 2024, tous réseaux de véloroutes confondus Durant l’automne 2024, l’enquête annuelle de l’Observatoire national des véloroutes – dispositif de suivi des véloroutes françaises historiquement animé par Vélo & Territoires et désormais Réseau vélo et marche (voir encart en bas de l’article) – a permis de recueillir les contributions de 138 collectivités, venant s’ajouter à une cinquantaine d’autres transmises en cours d’année. L’agrégation et la mise en cohérence de ces données permettent une nouvelle fois de dresser un tableau des dynamiques locales et de qualifier les réalisations de l’année.  En 2024, 1 137 km de véloroutes ont été réalisés sur l’ensemble des schémas départementaux, régionaux et national (comprenant également les EuroVelo). Un chiffre inférieur à celui de 2020, année record qui avait enregistré 1 784 km, mais dans la continuité de la tendance observée depuis (1 150 km en moyenne).  https://datawrapper.dwcdn.net/wYR9l/5 Un regain de dynamisme au niveau départemental Fait notable : les schémas départementaux des véloroutes (SDV) ont totalisé 359 km de réalisations en 2024, soit deux fois et demie plus que la moyenne des trois années précédentes. Parmi ces infrastructures, 34 % sont des voies en site propre.   Cette dynamique n’est cependant pas homogène, puisqu’en réalité seuls dix départements ont vu leur SDV progresser durant l’année écoulée, cinq d’entre eux concentrant 85 % des réalisations : la Côte-d’Or, l’Eure, la Haute-Saône, la Mayenne et la Nièvre.  Mais au-delà du simple volume de réalisations, cette dynamique départementale se traduit également par une contribution massive et constante des départements à l’Observatoire national des véloroutes. En effet, depuis quatre ans, 80 % d’entre eux y participent chaque année avec une amélioration notable de la qualité des données transmises. Des schémas régionaux au ralenti La majorité des régions disposent d’un schéma régional des véloroutes (SRV), qui proposent un maillage intermédiaire entre le SNV, colonne vertébrale du réseau français, et les SDV à vocation plus locale. À quelques exceptions près, les régions portent rarement la maîtrise d’ouvrage des projets.  En 2024, les réalisations d’itinéraires inscrits dans les schémas régionaux ne totalisent que 165 km, soit 15 % du total national. Elles accusent une baisse de moitié par rapport à la moyenne des trois années précédentes. Quatre régions concentrent 90 % des linéaires réalisés : la Normandie (60 km), les Hauts-de-France (46 km), la Nouvelle-Aquitaine (24 km) et le Grand Est (21 km).  L’enquête pointe vers une tendance croissante des régions à alléger leur effort d’animation, et possiblement de suivi de leur schéma. Le nombre de contributions régionales à l’Observatoire national des véloroutes est en effet en diminution depuis quelques années. Certaines s’en remettent d’ailleurs ouvertement à l’Observatoire national des véloroutes pour assurer le suivi de leurs propres projets. Fait nouveau, dans les régions n’assurant pas un réel suivi de leur SRV, certains départements délaissent les projets d’itinéraires régionaux, voire les retirent de leur SDV.  Assiste-t-on à une perte de vitesse durable de l’échelon régional dans l’avancement des projets de véloroutes? Cela peut nous alerter sur le risque d’un affaiblissement des dynamiques régionales dans le système national de gouvernance des véloroutes et, ce faisant, des efforts déployés pour promouvoir une mobilité durable et sécurisée à l’échelle du territoire.  Le SNV, toujours priorisé par les collectivités avec 54% des réalisations En 2024, 610 km ont été nouvellement réalisés au SNV, soit 54% de l’ensemble des réalisations enregistrées par le Réseau vélo et marche. Traditionnellement priorisé par les collectivités, le SNV qui concentre la moitié des réalisations des 4 dernières années, continue donc de l’être en 2024. Le SNV compte à ce jour 25 900 km (dont 8 975 km d’EuroVelo). Particularité du millésime ? La part de site propre (essentiellement pistes cyclables et voies vertes) atteint seulement 24%, ce qui est faible au regard du taux actuel de site propre sur la partie réalisée du SNV (46%).  À six ans de l’échéance de 2030, qui marque l’ambition de terminer le SNV, ce dernier est donc réalisé à 83,6 % (93,5 % pour le réseau EuroVelo). Pour tenir cet objectif et achever les 4 245 km restants (dont 580 km d’EuroVelo), il faudra maintenir une cadence proche de 710 km/an.  https://datawrapper.dwcdn.net/eaEWB/5/ Une nouvelle datavisualisation pour les itinéraires du SNV En 2024, 30 des 59 véloroutes nationales ont progressé, totalisant 610 km de réalisation. Ces dernières sont à nouveau concentrées sur quelques itinéraires très dynamiques, au premier rang desquels, la V93 – La Vélidéale, la V64 – Véloroute de la traversée des Alpes et la V32 – Véloroute du Nord qui ont concentré 40% des réalisations de l’année à elles seules.  Par rapport à 2023, 2 véloroutes supplémentaires peuvent être considérées comme achevées ou proches de l’être (réalisée à 95% ou plus), portant ce chiffre à 24. Mais les disparités perdurent et à l’autre bout du spectre, 7 véloroutes présentent encore un niveau de réalisation inférieur à 50%. https://public.tableau.com/views/SNV2024/VIZ?:embed=y&:showVizHome=no&:host_url=https%3A%2F%2Fpublic.tableau.com%2F&:embed_code_version=3&:tabs=no&:toolbar=yes&:animate_transition=yes&:display_static_image=no&:display_spinner=no&:display_overlay=yes&:display_count=yes&:language=fr-FR&:loadOrderID=0 L’Observatoire national des véloroutes est un dispositif animé par Vélo & Territoires depuis plus de quinze ans, bénéficiant du soutien financier du ministère chargé des Transports. En 2024, 138 territoires y ont contribué à l’occasion de l’enquête annuelle menée en fin d’année, bien que celle-ci ne soit pas obligatoire. Il est donc possible que certaines réalisations de 2024 n’aient pas été communiquées et manquent dans cette analyse.  Les véloroutes sont en constante évolution, depuis le premier tracé jusqu’à la réalisation des infrastructures définitives, et même après leur achèvement. Les linéaires cumulés à l’échelle d’un itinéraire, d’un territoire ou d’un schéma peuvent ainsi varier d’une année à l’autre, parfois de quelques kilomètres. Par conséquent, le suivi des évolutions entre deux années est difficilement exprimable en termes de variation de kilomètres. C’est pourquoi la notion de taux de réalisation est privilégiée. Notons également que certaines véloroutes empruntent localement des sections communes. Les linéaires cumulés présentés à l’échelle d’un territoire ou d’un schéma ne comptent ces sections qu’une seule fois (attribuées au schéma le plus important) et sont donc systématiquement inférieurs à la somme des linéaires des véloroutes qui les composent.  Enfin, le Réseau Vélo et Marche a actualisé la méthodologie de production des chiffres de linéaires des véloroutes nationales. En 2024, pour tout itinéraire du SNV, la longueur totale présentée correspond à la somme des longueurs de l’ensemble des segments constitutifs de la véloroute, qu’ils soient réalisés, provisoires ou en projet. Cela inclut localement des sections parallèles, telles que des voiries réalisées provisoirement en attendant l’aboutissement d’un projet en site propre, ou encore des voiries parallèles dédiées chacune à un sens de circulation. Pour les véloroutes promues dans l’écosystème France Vélo Tourisme, dont le calcul se basait auparavant sur les seuls segments des étapes journalières, cette nouvelle méthode de calcul peut induire une augmentation de la longueur totale et une baisse de quelques points du taux de réalisation. 
Sophie POUILLY | le 17/04/2025
PARTENAIRES
12e Prix européen des voies vertes : Appel à candidature
L'association européenne des voies vertes lance son appel à candidature afin d’élire, pour sa 12e édition du prix européen des voies vertes, la plus belle voie verte ou le plus beau projet réalisé en France... Date limite de dépôt des candidatures : mercredi 29 mai 2025 au plus tard. La cérémonie de remise des prix aura lieu le 9 octobre au Pays Basque, en Espagne. L’objectif est de promouvoir les exemples de bonnes pratiques et de favoriser leur reproduction sur d’autres voies vertes en Europe. Le Prix européen des voies vertes  sera exclusivement décerné aux voies vertes relevant de la Déclaration de Lille, ainsi qu’aux initiatives déjà existantes. Ce prix biennal récompensera des exemples de bonnes pratiques en matière de voies vertes dans trois catégories : A) Prix d’excellence Dans cette catégorie, les 1er , 2e et  3e prix  seront décernés à trois voies vertes exemplaires qui démontrent la meilleure intégration des différentes caractéristiques qui définissent les voies vertes (art. 1 du Règlement) et qui démontrent également des atouts spécifiques qui, de l’avis du jury, les rendent exemplaires. (…) B) Initiatives exemplaires  Un premier , un deuxième  et un troisième prix  seront décernés pour récompenser des initiatives exemplaires menées en matière de voies vertes. Cette catégorie est ouverte à toute activité liée aux voies vertes au sens large : (…) C) Prix spécial, Transition verte en voies vertes Un prix unique récompensera les actions contribuant à la transition écologique de l’écosystème des voies vertes et à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Les initiatives porteront sur la voie verte elle-même, ou sur des services ou produits touristiques basés sur les voies vertes et intégrant des critères de durabilité, et visant un ou plusieurs de ces sentiers. Le prix spécial sera décerné uniquement aux voies vertes utilisant des voies ferrées désaffectées, en tant que forme particulière d’économie circulaire. Ce prix spécial fait partie des activités promues par l’EGWA dans la mise en œuvre conjointe du Chemin de transition pour le tourisme, pour reconnaître les initiatives répondant aux défis de la transition verte dans l’écosystème des voies vertes et pour montrer comment la transition verte se produit sur le terrain. Date limite de dépôt des candidatures : mercredi 29 mai 2025 au plus tard. La cérémonie de remise des prix aura lieu le  jeudi 9 octobre 2025 à Abanto-Zierbena, une petite localité de Biscaye située dans un cadre naturel unique, à seulement 20 minutes de Bilbao. >> Voir le lieu Ekoetxea d’Abanto-Zierbena Règlements Formulaires de demande : >>Prix d’excellence >> Des initiatives exemplaires >> Prix spécial, Transition verte en voies vertes >> Informations mises à jour :  www.europeangreenwaysaward.org Conférence internationale et visite à vélo : un mode durable pour récupérer et découvrir le patrimoine et le tourisme industriel   Dans le cadre des événements de remise des prix se tiendra une conférence internationale, cette fois avec un accent particulier sur les voies vertes et le cyclotourisme, liés au patrimoine et au tourisme industriel, en raison des caractéristiques particulières de ce territoire au passé minier industriel qui a forgé son histoire et son actualité. Un tour à vélo est également prévu le lendemain pour découvrir ce territoire à travers la fantastique voie verte Montes de Hierro / Montagnes de Fer, parsemée de vestiges miniers et industriels dans ses environs qui composent un paysage très unique, et qui est maintenant reliée par une piste cyclable avec la ville de Bilbao, grâce à l’investissement réalisé par le Département du Tourisme du Gouvernement Basque, à travers les Fonds des Zones d’Action Prioritaire. A inscrire à votre agenda ! 9 octobre 2025 Cérémonie de remise des prix européens des voies vertes et conférence internationale 10 octobre – Visite à vélo, découverte de la voie verte des Montes de Hierro Pour les membres de l’EGWA, l’Assemblée Générale se tiendra la veille, dans l’après-midi. >> Plus de détails suivront prochainement. Restez connectés. À propos des prix et des organisateurs  L’Association européenne des voies vertes organise tous les deux ans depuis 2003 le prestigieux Prix européen des voies vertes (EGA) afin de mettre en lumière les meilleures pratiques, initiatives et réalisations européennes en matière de voies vertes. L’EGWA est ravie de célébrer ces prestigieux prix en Euskadi avec des coorganisateurs aussi remarquables, fortement engagés dans le développement des voies vertes. Basquetour et la FFE sont représentés au comité directeur de l’EGWA, et la FFE en assure également le secrétariat général. Basquetour est l’Agence régionale du tourisme du Pays basque. La récupération, la dynamisation et la promotion des voies vertes sont essentielles à la stratégie de durabilité touristique du Pays basque. Pour la valorisation de notre patrimoine, les voies vertes sont un exemple de cohésion territoriale, d’accessibilité, de mobilité douce et de récupération de notre mémoire industrielle, ainsi qu’une opportunité de générer des services et des entreprises autour de ces itinéraires. Ministre régional du Tourisme, Javier Hurtado Dominguez.  >> Depuis 1993, la Fondation des Chemins de Fer Espagnols encourage la conversion des voies ferrées désaffectées en voies vertes. Le Programme des Voies Vertes Espagnoles  est une référence nationale et internationale en matière de promotion des voies vertes. Voir >> ici l’annonce faite par Javier Hurtado Domínguez, Conseiller Régional du Tourisme, de la célébration des prestigieux Prix Européens des Voies Vertes dans la région d’Enkartaciones, réalisée depuis la voie verte des Montes de Hierro (Montagnes de Fer) , accompagné de la Directrice du Tourisme de la Députation Forale de Biscaye, Leire Sáez, du Maire d’Abanto-Zierbana, Iñaki Urrutia, et de représentants d’Enkartur. ____________________________ Toutes les actions menées par l’EGWA pour promouvoir les voies vertes sont possibles grâce à nos membres ! Un grand merci ! https://www.aevv-egwa.org/
Sophie POUILLY | le 11/04/2025
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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