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ACTU VÉLO
Vélo expresS : Lancement du déploiement national
Au-delà de son potentiel touristique, le réseau des véloroutes et voies vertes (VVV) apparait, en périphérie des métropoles, comme un facilitateur d’intermodalité vectrice d’équité et de solidarité. L’AF3V qui agit au quotidien pour la réalisation et l’amélioration de ce réseau s’investit sur ces questions de mobilité inclusive et lance cette année son projet national Vélo expresS en partenariat avec les acteurs localement implantés dans les territoires.   En France, la capacité à se déplacer n’est pas garantie pour tous : environ 7 millions de personnes rencontrent encore des difficultés dans leur mobilité quotidienne. Les raisons sont multiples mais la dépendance à l’automobile est un facteur déterminant notamment en zones rurales et périurbaines. Et le tout-voiture pose un problème de taille pour les populations les plus précaires : le budget (permis de conduire, assurance, entretien, carburant…). Ainsi près d’un demandeur d’emploi sur 4 est amené à refuser une formation ou un travail par manque de moyen de déplacement selon l’étude Elabe « Laboratoire de la Mobilité inclusive : Mobilité et emploi » réalisée en 2017 pour le Laboratoire de la mobilité inclusive.   Pour répondre à ces fractures sociale et territoriale et permettre un désenclavement des périphéries, l’AF3V encourage, par le projet Vélo expresS, une modification durable des comportements de mobilité en promouvant l’usage du vélo dans les déplacements quotidiens grâce au réseau des VVV. Vélo expresS c’est avant tout un dispositif d’accompagnement permettant de renforcer les capacités individuelles à se déplacer par des formations de remise en selle ou de découverte du vélo. Initié en 2018 dans le département de l’Essonne en partenariat avec l’association Essonne Mobilités, le projet se développe en 2020 sur le territoire national grâce notamment au soutien de la Fondation Macif et la Fondation SNCF. Aussi deux nouvelles associations entrent dans le dispositif cette année : le Collectif Cycliste 37 basé à Tours et la Maison du Vélo Lyon. Vélo expresS à Tours : projet coup de coeur de la Fondation SNCF Grâce au soutien de la Fondation SNCF, Vélo expresS sera prochainement porté par le Collectif Cycliste 37 et s’implantera à Tours et sa périphérie. Riche de sa vélo-école et située entre plusieurs VVV, l’association collaborera avec l’AF3V pour accueillir et accompagner des femmes et des hommes privés de mobilité et en quête de solutions concrètes, économiques et écologiques pour accéder aux emplois, aux formations, aux commerces ou aux services.
Sophie POUILLY | le 15/07/2020
ACTU VÉLO
Inauguration de la Flow Vélo
Sandrine Derville, vice–présidente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge du tourisme, participera à l’inauguration de la Flow Vélo, ce 9 juillet 2020, à Salignac-sur-Charente (sous les halles).Aujourd’hui, la Région Nouvelle-Aquitaine est la 1ère région ciblée par les Français pour le tourisme à vélo. Un Français sur trois identifie la Nouvelle-Aquitaine pour des prochaines vacances à vélo. Elle est également la première destination européenne pour les tours opérateurs vélo avec plus de 500 offres d’itinéraires. Le marché du tourisme à vélo est en plein développement et la Nouvelle-Aquitaine, avec l’ensemble des départements qui la composent, dispose d’un potentiel permettant de répondre à ces aspirations. C’est forte de ces atouts que les élus régionaux ont adopté, en mai dernier, un Schéma Régional des Véloroutes, qui définit, en lien avec les collectivités locales, le maillage de l’infrastructure et le plan d’actions associé pour promouvoir les destinations cyclables de Nouvelle-Aquitaine. Anciennement nommée V92, la Flow Vélo, est une véloroute longue de 290 km, qui relie Thiviers en Dordogne à l’île d’Aix en Charente-Maritime. Après une incursion dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin, elle rejoint Angoulême et propose aux cyclotouristes de découvrir les richesses patrimoniales, fluviales, maritimes, gastronomiques et viticoles des villes et territoires-phares de Cognac, Saintes, Rochefort et Angoulême. La Région Nouvelle-Aquitaine a réalisé plusieurs accompagnements financiers en soutien à l’amélioration de l’infrastructure de la Flow Vélo avec au total un accompagnement de près de 700 000 euros entre 2018 et 2019. Par ailleurs, la collectivité est partenaire de l’itinéraire et participe au comité d’itinéraire à hauteur de 10 000 euros par an sur la période 2019 / 2020. Contact presse :Rachid Belhadj 05 57 57 02 75 / presse@nouvelle-aquitaine.fr
Sophie POUILLY | le 09/07/2020
ACTU VÉLO
Les voies vertes au service du RER Vélo : levons les obstacles...
Fin janvier, le collectif Vélo Ile-de-France présentait au public et aux aménageurs son projet de « RER V ». Ce réseau de 9 pistes cyclables connectées entre elles, continues et sécurisées a été imaginé pour remédier au morcellement de l’offre actuelle, et pour encourager les franciliens à se mettre davantage « en selle » au quotidien. Zoom sur les différents obstacles à lever pour que les véloroutes et les voies vertes existantes puissent être mises efficacement au service de ce beau projet ! Le collectif Vélo Ile-de-France rassemble 33 associations, regroupées pour peser plus efficacement sur les politiques publiques consacrées au vélo. Ensemble, elles défendent aujourd’hui un projet enthousiasmant : le RER Vélo. Présenté en janvier, le premier niveau de ce réseau compterait 9 pistes cyclables connectées entre elles, sécurisées et continues, s’étirant sur 650 km. Pour un coût estimé à 500 millions d’euros, il permettrait de desservir tout le territoire. L’investissement représente à peine 2% du budget du Grand Paris Express. En levant de nombreux freins liés à la sécurité et au manque de continuité des aménagements actuels, il contribuerait fortement au développement de l’usage du vélo du quotidien. C’est aussi une des principales vocations de l’AF3V, qui soutient le projet. Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France est prête à financer 50% des travaux soit 250 millions d’euros pour cofinancer les neuf premières lignes du RER V. RER Vélo : des fondations à consolider Le tracé de ce projet repose sur 45% d’équipements cyclables existants, dont de nombreuses voies vertes1. C’est là que pour l’instant, le bât blesse. Pour Benoît Carrouée, coordinateur du projet RERV niveau 2 pour l’Essonne, « le réseau de véloroutes voies vertes dans la région est dans un état catastrophique, il y a énormément à faire pour le rendre adapté à un usage quotidien ». Vieillissant et conçu initialement pour les loisirs, le réseau de VVV en Ile-de-France a besoin d’une sérieuse mise aux normes sur trois points : La largeur des voies vertes (2m50) est insuffisante pour permettre la bonne cohabitation entre piétons et cyclistes recherchée pour le RER Vélo. Si un élargissement des voies pourrait suffire en grande couronne, une séparation des flux d’usagers est à envisager à proximité de Paris.Les revêtements actuels des véloroutes voies vertes sont majoritairement réalisés en sable stabilisé. Ils vieillissent mal, ralentissent les utilisateurs et sont souvent très salissants, donc totalement inadaptés à un usage quotidien.La circulation sur les voies vertes actuelles est entravée par la présence de multiples barrières. Installées initialement pour empêcher le passage des deux roues motorisées, elles ont pour inconvénient de gêner également le passage… des vélos ! Élargissement des voies, séparation des piétons et des cyclistes dans les zones de forte fréquentation, remplacement progressif des revêtements au bénéfice de l’enrobé et suppression des barrières anti-deux roues… C’est à ce prix, et seulement à ce prix, que le RER Vélo pourra reposer sur une ossature solide et adaptée à l’objectif : transformer durablement les modes de déplacement quotidiens des franciliens au bénéfice du vélo. 1 Quelques précisions : La voie verte est une route exclusivement réservée aux piétons et aux cyclistes, donc interdite aux véhicules à moteur. Dans le code de la route elle diffère de la piste cyclable qui elle, est réservée aux vélos et généralement située sur l’accotement d’une route. Enfin, les aires piétonnes donnent priorité aux piétons. Les cyclistes y sont admis mais doivent rouler au pas.
Sophie POUILLY | le 28/05/2020
AMÉNAGEMENT
Cap sur les Véloroutes et Voies Vertes de Normandie !
Seine à vélo, Vélomaritime, Vélo Francette, Véloscénie, Avenue Verte Londres-Paris… La région Normandie regorge d’attraits vélo-touristiques. Présentation privilégiée avec André-Pierre Hodierne, délégué régional de l’AF3V, référent cartographie du territoire. Avant de pédaler, André-Pierre a usé quelques paires de chaussures sur les GR français, en s’imaginant lors de sa retraite, rejoindre la Fédération Française de Randonnée Pédestre. En 2004, pour célébrer ses 50 ans, il parcourt le mythique chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle pendant deux mois. A son retour, des amis lui proposent de participer à un voyage à vélo. « J’achète alors un tandem pour partir avec ma femme Sylvie aux côtés de 5 autres couples équipés avec la même monture ». Le groupe rejoint Vienne en Autriche dans la bonne humeur, et le couple découvre le plaisir de l’itinérance : « Pour assouvir nos envies de petites escapades avec des temps dédiés à la découverte du territoire, nous avons débuté par le canal du Midi puis le Tour de Bourgogne pour progressivement sortir de nos frontières ». En 2009, André-Pierre fait la surprise à Sylvie de l’emmener voir sa cousine installée à Stockholm à vélo ! Un voyage au long cours, avec la toile de tente dans les sacoches… Un premier cyclo-tour mais certainement pas le dernier ! En parallèle, dans les années 90, André-Pierre rejoint Les Dérailleurs de Caen. Une association, affiliée à la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), découverte lors du marquage de ses vélos en Bicycode sur un événement local. D’abord simple adhérent, il s’investit rapidement dans le bureau et devient également délégué départemental de l’AF3V (Association Française des Véloroutes et Voies Vertes). Lorsque la Basse et Haute Normandie fusionnent, il endosse le rôle de délégué régional : « J’ai à cœur de tenir à jour la cartographie de notre territoire ! » affirme le jeune retraité qui précise « vouloir partager les tracés les plus précis possibles ». Focus sur les Véloroutes et Voies Vertes de Normandie Le Schéma Régional de Normandie recense 2 705 km de Véloroutes et Voies Vertes (VVV) réalisées à 70 %. « Notre destination offre une variété de paysages. La façade maritime attire, et pour cause, de nombreux visiteurs. La Seine à vélo pourrait d’ailleurs devenir la plus belle balade le long d’un fleuve avec son impressionnante richesse, autour notamment de l’architecture, des abbayes, le tout teinté du mouvement impressionniste ! ». La Seine à Vélo (V33), un tracé de 430 km de Paris au Havre dont l’inauguration est programmée en juin 2020. « Si l’on ajoute la branche sud Jumièges-Honfleur-Deauville, ce sont 511 km comptabilisés dont environ 350 km en Normandie ».  Actuellement, il est possible de suivre les rives du fleuve en Seine-Maritime. En attendant les aménagements finaux le long de la Seine, des sections provisoires sont en place même si elles ne garantissent pas la même qualité d’infrastructures que des tronçons définitifs. En Seine-Maritime, l'itinéraire est aménagé et jalonné sur pistes cyclables et petites routes de Rouen au Havre. « Piste cyclable, chemin de halage le long de la Seine offrent une magnifique balade. A terme, différentes variantes sur les rives seront en place ». Notons que le linéaire existe dans ce département mais qu’en amont de Rouen, l’itinéraire emprunte la zone industrielle, mal entretenu à ce jour. En aval, des voies vertes et voies partagées cohabitent mais l’arrivée au Havre se fait également par la partie industrielle, moins agréable. « Cela reste un itinéraire de liaison ». Côté Eure : Des voies vertes plus qualitatives sont envisagées pour l’avenir mais à présent, nous en sommes au stade de l’enquête publique ». L'itinéraire jongle sur les deux rives de la Seine où des bacs gratuits permettent la traversée du fleuve. « Celles-ci font partie du charme du cyclotourisme dont il faut profiter ! A Mesnil-sous-Jumièges, la route au milieu des grands arbres fruitiers en fleurs est splendide. L’abbaye de Jumièges, une ruine pleine d’histoire, mérite un arrêt ! ». En arrivant sur l'estuaire, deux options s’offrent aux cyclistes : l'une vers Honfleur, Deauville où la gare facilite le retour vers la capitale, l'autre vers Le Havre. Délégué de la Vélomaritime (EV4 en France), André-Pierre évoque ensuite cet itinéraire de près de 1 500 km, qui relie Roscoff en Bretagne à Bray-Dunes (frontière belge) dans les Hauts-de-France. 92,6 % sont réalisés à ce jour, l'objectif de 100 % étant fixé à 2021. « En Normandie, la Vélomaritime représente 800 km passant notamment par les plages du Débarquement, Honfleur, le Havre une ville de reconstruction à parcourir avec intérêt. Sur la côte, le pays des hautes falaises vous séduira à coup sûr ! ».Attention toutefois aux chaînons manquants dans le Calvados : « Certains tronçons n’existent pas actuellement. Des comités pilotage se penchent sur les aménagements ».Point noir : le passage particulièrement délicat du pont de Normandie, fermé aux piétons et cyclistes en cas de forts vents. « Avec une largeur de moins de 80 cm pour la piste cyclable, de forts vents latéraux, il est dangereux de cohabiter avec des véhicules, notamment des camions, lancés à 90 km/h. Je le déconseille notamment aux familles. Des alternatives sont en cours de réflexion : navette maritime, traversée en bus, réorganisation des voies cyclables, piétons et véhicules, itinéraire bis avec passage par le bac… Un dossier complexe à suivre. A ne pas manquer également : la Vélo Francette (V43) : 630 km de Ouistreham à La Rochelle, dont 150 en Normandie. « L’une des plus belles véloroutes de France à découvrir, avec notamment la voie verte de la Suisse Normande entre Caen et Clécy : 40 km superbes ! ». Après les plages du Débarquement, l’itinéraire rejoint le chemin de halage de la Mayenne, la vallée de la Loire entre Angers et Saumur, la vallée du Thouet, puis traverse le Marais Poitevin et rejoint « La Porte océane » par le canal de Marans à la Rochelle. Parmi les autres itinéraires phares traversant la région : La Véloscénie (V40), 450 km entre Paris et le célèbre Mont-Saint-Michel pour s’immerger dans l'Histoire de France. Entre pistes aménagées, voies vertes, petites routes balisées et chemins forestiers, ce parcours vélo vous emmène au cœur de la vallée de Chevreuse, du Perche et du bocage Normand.Certains passages s’avèrent sportif du fait du dénivelé et des voies partagées. De Domfront à Pontaubault, l’ancienne voie de chemin de fer devenue voie verte peut être monotone. L'Avenue Verte Londres-Paris (V16) : 470 km dont 125 en Normandie, pour rejoindre deux capitales mythiques. Entre deux ambiances urbaines, c'est une véritable immersion dans la campagne ! « Une voie partagée entre Gisors et Forges-Les-Eaux, sur des petites routes pas toujours très bien balisées. Entre Forges et Dieppe, la voie est irréprochable sur cette ancienne voie ferrée transformée en Voie Verte, qui offre de très bonnes conditions pour rouler avec un enrobé très confortable ». Cyclistes et rollers se croisent sur celui-ci, échangeant sur la qualité de surface lisse et rugueuse… Des animations sur les Véloroutes et Voies Vertes Chaque année, deux grands temps forts sont proposés autour des VVV par l’association Dérailleurs. Le premier au printemps : « Une randonnée de 7 à 9 jours vers une destination nouvelle, avec hébergements en dur au fil des étapes ». La 6ème édition proposée en mai 2020 affiche déjà complet pour la Manche et la Bretagne ! Autre rendez-vous imaginé dans le cadre de la fête du vélo « Osez voyager à vélo ! ». Le concept ? Démystifier l’expédition, lors d’une soirée à la maison du vélo à Caen, et encourager les participants à partir à tout âge, sans être de grands sportifs. Les précédentes éditions autour de la VéloFrancette, du voyage avec des enfants, du voyage le long des fleuves, du randonneur au cyclonaute ont permis d’échanger et de jolis partages d’expériences ! Pour conclure, rappelons qu’avant de partir, chacun est encouragé à se renseigner précisément auprès des professionnels et voyageurs sur les itinéraires afin de vérifier que son profil et ses attentes soient en adéquation avec les voies. « Parfois certains endroits peuvent être particuliers à emprunter, des aménagements sont encore en cours sur certains axes, en considérant le relief et les zones protégées ». Pour aller plus loin… AF3V Normandie : https://www.facebook.com/af3vnormandie/ S’informer et adhérer à l’AF3V
Sophie POUILLY | le 12/04/2020
ACTU VÉLO
Le revêtement, maillon faible du réseau des véloroutes voies vertes
C’est un problème que la plupart des usagers de véloroutes voies vertes connaissent bien. Un problème qui fait perdre du temps, du rendement, et qui en décourage beaucoup. Les revêtements sont en train de devenir le talon d’Achille du réseau ! Un obstacle qu’il est nécessaire de lever d’urgence : pour les usagers actuels et futurs, pour le développement des modes de déplacement doux et pour avancer sur la voie de la transition écologique. Aujourd’hui, en France, les aménageurs de véloroutes voies vertes privilégient de plus en plus les revêtements en sable stabilisé. Un choix largement problématique, qui pénalise fortement les usagers : ce type de revêtement s’abîme vite, supporte mal les intempéries et demande plus d’efforts lorsqu’on roule. Bref, le bilan est franchement négatif. Le revêtement : un choix politique aux conséquences humaines importantes Opter ainsi, délibérément, pour un mauvais revêtement, c’est faire entrave à la pratique du vélo pour les trajets quotidiens. Pour se rendre au travail, seuls de rares « mordus » sont prêts à circuler chaque jour sur des voies inconfortables et épuisantes, poussiéreuses en été et détrempées en hiver. Ne pas revêtir une véloroute voie verte, c’est aussi faire un choix d’aménagement qui va dès le départ exclure beaucoup d’usagers potentiels. On pense par exemple aux personnes âgées, aux enfants, aux précaires, aux personnes à mobilité réduite, aux familles avec poussette, aux trottinettes et aux rollers… Une situation que Julien Dubois, Président de l’AF3V, dénonce avec énergie : « Le revêtement ce n'est pas un simple élément du décor : c'est l'interface directe entre l’usager et l'aménagement. Ce n'est pas un détail parmi d'autres. C'est un critère de sélection des usagers. Choisir un revêtement qui n’est pas optimal, ça revient à exclure certaines catégories de personnes. » Le constat est sans appel. Au moment où nous devons plus que jamais accélérer la transition écologique et sociale, ces choix d’aménagements sont une aberration. Pourquoi, dès lors, les aménageurs poursuivent-ils dans cette direction ? Les raisons invoquées sont multiples : ce type de revêtement serait notamment plus écologique et permettrait une meilleure intégration paysagère. Des prétextes écologiques et paysagers… qui ne tiennent pas la (vélo)route ! Pénaliser les usagers non polluants pour mieux préserver l’environnement ? Voilà l’étrange calcul réalisé par beaucoup d’aménageurs de véloroutes voies vertes aujourd’hui. Pourtant, miser sur des voies non revêtues n’est en aucun cas une garantie de meilleur choix écologique. A première vue, le bilan carbone des aménagements en enrobé est effectivement plus lourd… Mais privilégier l’enrobé, c’est d’abord favoriser fortement le développement d’une mobilité décarbonée à vélo et à pied. C’est aussi faire le choix d’un revêtement plus solide, donc plus durable dans le temps et beaucoup plus économique. Par ailleurs, les données les plus récentes en la matière prouvent que les qualités écologiques du stabilisé sont plus que discutables et sujettes à caution. Et l’intégration paysagère alors ? Couleur de la voie, aménagement et entretien de ses abords… Les leviers pour rendre une voie en enrobé mieux intégrée à son environnement sont nombreux. Et ils se multiplient au fil des innovations technologiques qui foisonnent dans ce domaine ! Alors pourquoi s’entêter dans cette « voie sans issue » ? Julien Dubois plaide pour une prise en compte de tous les enjeux, dès lors que des choix de revêtements devront être arbitrés : « A l'AF3V nous défendons une approche globale qui prend en compte les enjeux économiques, environnementaux et sociaux. La seule façon de réaliser des VVV d’intérêt général, c'est de penser dès le départ aux publics les plus larges possibles. Je pense en particulier aux personnes précaires, pour qui les voies vertes représentent un enjeu majeur d’inclusion sociale. » Aujourd’hui, toutes les collectivités disent vouloir s’engager pour les mobilités actives, le vélo quotidien, le vélo pour tous. Elles doivent maintenant passer aux actes en développant des véloroutes et voies vertes véritablement cyclables, donc lisses ! Contact : communication@af3v.org Aidez l'association à démarcher les collectivités pour le développement, l'aménagement et la sécurité du réseau des voies vertes en France : Faites un don à l'AF3V
Webmaster | le 01/04/2020
AMÉNAGEMENT
Rénovation de la Voie Verte de l’Avesnois
Plus que les loisirs de quelques-uns, un enjeu social et écologique pour tous ! SIGNEZ LA PETITION POUR LA RENOVATION LA VOIE VERTE DE L'AVESNOIS La voie verte de l’Avesnois est en cours de rénovation pour faciliter la traversée de l’Avesnois et relier 14 communes à pied, à vélo ou à cheval… La voie verte relie Ferrière-la-Petite à Glageon. Elle permet de se déplacer en sécurité sur 30 km, sans être gêné par les voitures et en bénéficiant d’un cadre agréable. La voie verte héberge la Scandibérique et constitue un maillon du schéma directeur cyclable du Conseil Départemental du Nord qui a pour but de dynamiser les territoires en y favorisant une économie autour du vélo et de permettre les déplacements de proximité à vélo. C’est en 2003 que le sentier Emeraude a été aménagé en chemin destiné aux marcheurs, aux cavaliers et aux VTTiste ; 7 km qui reliaient Ferrière-la-Grande à Choisies [embranchement de la D27]. Le Sentier Emeraude a été remplacé en 2007 par « La voie verte de l’Avesnois » afin de relier Ferrière-la-Grande à Glageon [30 km] et permettre le passage d’une véloroute européenne [l’EV3], dont le tronçon Français est dénommé La Scandibérique. En 2007, avec la voie verte, on est enfin passé d’un équipement confidentiel réservé à quelques initiés à une infrastructure publique ouverte à toutes et tous. Cependant le choix du revêtement en sable stabilisé a très vite montré ses limites : le stabilisé s’abîme vite et il est difficile et coûteux à entretenir. Sans entretien, la voie verte était impraticable une grande partie de l’année et inaccessible pour la majorité des habitants. La rénovation, réclamée depuis longtemps, était devenue indispensable. Les travaux ont démarré en septembre 2019 et ont repris le 1er janvier 2020. Au moment où nous devons accélérer plus que jamais la transition écologique et sociale, défendre une voie verte au rabais, c’est aller contre le sens de l’Histoire et contre l’intérêt de nos concitoyens les plus fragiles. Défendre le retour au stabilisé, c’est d’abord un choix politique, celui de l’exclusion des personnes les plus vulnérables : personnes âgées, familles avec enfants, publics précaires, personnes à mobilité réduite… Dominique Delcroix, correspondant local de l’ADAV, de l’AF3V, de CycloTransEurope et ancien directeur du centre social de Ferrière-la-Grande, déclare : « La voie verte de l’Avesnois représente un enjeu social et ne se limite pas à des intérêts de loisirs. A condition d’être correctement aménagée, la voie verte peut répondre aux besoins de mobilité d’une partie de la population qui n’a pas financièrement accès à la voiture individuelle. Cet axe piétonnier et cyclable relie rapidement et en sécurité, les territoires du nord et du sud de l’Avesnois. La voie verte réunit toutes les conditions de la mobilité inclusive : sécurisée, accessible aux plus jeunes et aux moins expérimentés, favorisant l’autonomie et créatrice de lien social. » Sur le plan écologique, choisir un revêtement lisse c’est lutter efficacement contre le réchauffement climatique en favorisant l’écomobilité de l’ensemble des habitants pour leurs déplacements utilitaires. Un revêtement fonctionnel favorise un meilleur report modal de la voiture vers la marche et le vélo. Ainsi, contrairement aux idées reçues, le bilan carbone d’une voie verte en enrobé est meilleur grâce à la mobilité plus faiblement émettrice en gaz à effet de serre de la marche et du vélo pour aller travailler ou faire ses courses. Ainsi, la réfection de la voie verte qui héberge la Scandibérique constitue un maillon du schéma directeur cyclable du département du Nord qui a pour but de dynamiser les territoires en y favorisant une économie autour du vélo et de permettre les déplacements de proximité à vélo. La Voie Verte de l’Avesnois est un bel investissement d’intérêt général pour le plaisir de tous, pour la transition écologique et le développement local ainsi que pour l’inclusion sociale. C’est pourquoi nous soutenons sans réserve les conseillers départementaux du Nord qui ont décidé sa rénovation. Nous attendions ces travaux depuis longtemps et il ne serait pas raisonnable de les arrêter sur cette première phase engagée. Nous proposons que se tienne très rapidement un comité de pilotage réunissant toutes les parties prenantes pour veiller à ce que les travaux conviennent à tous les habitants et tous les usagers. – Yannick Paillard, président de Droit Au Vélo – ADAV – Rodrigo Lupo, président de l’Association pour l’Egalité des Chances – Julien Dubois, Président de l’Association Française des Véloroute et Voie Vertes – AF3V – Erick Marchandise, président de l’association CycloTransEurope Télécharger le communiqué de presse
Webmaster | le 09/01/2020
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