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AMÉNAGEMENT
Cavaliers et cyclistes sur les voies vertes : vers un partage apaisé des itinéraires
Le développement du vélo constitue aujourd'hui un levier majeur de la transition écologique et de la promotion de l'activité physique. En milieu rural, il conduit de plus en plus souvent à faire cohabiter différents usagers sur les mêmes itinéraires : cyclistes, cavaliers et randonneurs pédestres partagent ainsi voies vertes, chemins et pistes rurales. Si cette mutualisation permet d'optimiser les infrastructures et de valoriser les territoires, elle soulève également des enjeux de sécurité, de confort et de gestion des usages. Cette question se pose avec une acuité particulière en Normandie, première région équestre de France (12 000 naissances de chevaux par an, haras nationaux, courses hippiques). Si le Code de la route autorise explicitement la circulation des cavaliers sur les voies vertes (article R110-2), certaines collectivités font le choix d'en interdire l'accès par crainte de dégradations, de nuisances ou de conflits d'usages. À l'inverse, d'autres souhaitent créer des espaces accessibles à tous sans savoir comment procéder. Il n'existait jusqu'à présent aucune étude ni recommandation officielle pour encadrer cette cohabitation. Figure 1 : Voie verte du Chemin Vert du Petit Caux à Eu – Vizea – Terrain 2025. Dans ce contexte, la DREAL Normandie a confié au bureau d'études Vizea la réalisation d'une étude visant à formaliser des recommandations techniques pour les aménagements cyclables partagés avec des cavaliers. Le Comité Régional de Tourisme Équestre de Normandie a accompagné les travaux sur les enjeux propres aux pratiques équestres, tandis que le CEREMA a apporté son expertise en matière d'aménagements et de mobilité. Conduite entre janvier et décembre 2025, l'étude s'appuie sur une analyse bibliographique nationale et européenne, des retours d'expérience d'aménagements existants, des entretiens avec des acteurs clés et une centaine d'usagers, ainsi que l'expérimentation sur trois territoires volontaires : Granville Terre et Mer, Normandie Cabourg Pays d'Auge et Terre d'Argentan Interco. Des usages différents mais compatibles Cyclistes et cavaliers partagent un goût commun pour les itinéraires calmes et sécurisés, mais leurs pratiques présentent des différences importantes. Le cheval est un animal sensible, susceptible d'être surpris par un vélo arrivant silencieusement ; à l'inverse, les cyclistes peuvent être déstabilisés par la présence d'un animal imposant. Vitesse de déplacement, largeur nécessaire et besoins liés à l'entretien des sols diffèrent également, rendant indispensable une réflexion spécifique lors de la conception des itinéraires partagés. Un guide pratique pour les collectivités Les travaux ont abouti à l'élaboration d'un guide pratique à destination des collectivités, compilant des recommandations techniques opérationnelles sous forme de fiches thématiques (revêtements, équipements, entretien, signalisation, etc.). Un outil graphique d'aide à la décision a également été intégré pour faciliter la prise en main par les maîtres d'ouvrage. Le guide propose trois solutions techniques adaptées au contexte de chaque territoire : La cohabitation sur un même cheminement, avec une largeur minimale de 3 mètres et un revêtement polyvalent de type stabilisé compacté, compatible avec l'ensemble des usages. La séparation des cheminements au sein de la voie verte, associant une bande en enrobé de 3 mètres dédiée aux cyclistes et une surlargeur en herbe ou stabilisé pour les cavaliers. La dissociation des itinéraires, avec une voie verte en enrobé réservée aux cycles et la création ou le fléchage d'un itinéraire alternatif dédié aux cavaliers. La visibilité, le choix des revêtements, la signalisation et la sensibilisation des usagers constituent autant de leviers complémentaires pour garantir une cohabitation sereine. La réussite d'un partage des usages repose aussi sur la concertation entre collectivités, gestionnaires d'itinéraires, associations de cyclistes, structures équestres et propriétaires fonciers. Bien conçus, ces aménagements ne constituent pas seulement une réponse à une contrainte technique : ils représentent une opportunité de développer des mobilités de loisirs durables et de renforcer l'attractivité des territoires. Ce guide a vocation à être diffusé largement et à servir de référence nationale pour accompagner les collectivités dans leurs projets.
Sophie POUILLY | le 21/05/2026
AMÉNAGEMENT
Loire : la Voie verte du Furan , projet plus que symbolique
D’Andrezieux à Saint-Etienne, la voie verte du Furan se propose d’être un trait d’union entre l’héritage industriel et ferroviaire du bassin stéphanois et son futur qu’on espère décarboné. Cette voie ferrée qui servait à transporte du charbon, dans des wagonnets roulant sur des rails (tractés par des chevaux et non pas encore une locomotive!) fut la 1ère ligne ferroviaire d’Europe continentale inaugurée en 1827. A l’approche de son bicentenaire (2027 donc) une mobilisation se fait jour, portée par Ocivélo (https://ocivelo.fr/projet/) , association stéphanoise d’usagers du vélo adhérente de l’AF3V et L’Eclisse (https://www.leclisse1827.fr), qui fédère près d’une vingtaine d’associations qui travaillent sur la mémoire industrielle et patrimoniale du bassin minier. Leur projet fédérateur est de transformer l’ancienne voie ferrée, dont il reste partout des traces souvent visibles, parfois devinables, en une voie verte qui serait à la fois porteuse de cette mémoire et symbole d’un futur s’appuyant sur la mobilité durable, et les loisirs facilités pour toutes et tous. Mais le temps presse : en effet certains ouvrages d'art historiques, témoins du début de l'ère ferroviaire, sont aujourd'hui menacés par l'érosion et le temps. La voie verte est le seul moyen de les restaurer et de les valoriser durablement. Voie verte qui sera une véritable alternative à la voiture. En effet, située sur l'axe le plus fréquenté de la métropole (+82 000 veh/jour), cette voie offrira une solution de mobilité sécurisée et décarbonée pour les déplacements quotidiens. Et en plus sa connexion directe avec les gares de la Fouillouse et d’Andrézieux permettra l’intermodalité. Voie verte qui sera aussi un espace de nature le long de la rivière Furan, accessible directement depuis le cœur urbain de Saint-Étienne pour les familles, les cyclistes et les randonneurs. Et en connectant Saint-Étienne aux grands itinéraires nationaux comme la Loire à Vélo et la Via Rhôna, cette voie verte dynamisera l'économie touristique du territoire. Et les financements ? Son identité hybride, au croisement de la valorisation d’un patrimoine historique majeur et du développement des mobilités décarbonées de demain, devrait ouvrir la porte à des financements européens et des subventions exceptionnelles dédiés à la transition écologique et à la préservation du patrimoine national. Reste à se mobiliser pour les obtenir ! Sans doute peut-on espérer aussi collecter des fonds privés grâce au prestige lié au bicentenaire de 2027. Un magnifique projet que ne peut que soutenir l’AF3V. En savoir plus et soutenir la chartre : Trame cyclable Stephanoise Observatoire des axes cyclabes en sud Loire
Sophie POUILLY | le 21/05/2026
AMÉNAGEMENT
La CVCB, un aménagement cyclable comme un autre ? Enquête à Besançon
CVCB Quésaco ?Une CVCB, c'est une Chaussée à Voie Centrale Banalisée. Elle est appelée également chaucidou (une).Elle est à minima une chaussée sans marquage axial, dont les lignes de rives sont rapprochées de son axe. Derrière cet acronyme se cache un aménagement qui n'offre qu'un niveau de service réduit, inférieuraux pistes cyclables, aux voies vertes ou aux bandes cyclables. La CVCB ne sépare pas les trafics et elle n'est pas réservée aux cyclistes.Pour ces raisons, la Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités la considèrecomme un aménagement de dernier recours à n'envisager que pour le réseau routier secondaire et leréseau cyclable secondaire, quand toutes les études préalables ont abouti à l'impossibilité d'implanterune solution plus performante Plusieurs CVCB ont été créées sur le territoire du Grand Besançon : l'Association Vélo Besançon, en partenariat avec lesservices Mobilités de GBM, a effectué un inventaire des CVCB sur le territoire de la communautéurbaine. Le document récapitulatif est disponible sur demande à asso@velobesancon.infoLa 1ère a été réalisée à Besançon, chemin des Montboucons, il y a plus d'une dizaine d'années Voici plusieurs illustrations de CVCB sur le Grand Besançon : Besançon - Chemin des Graviers Blancs Besançon – Rue des Founottes Pugey – Sur la RD 141 Thise – Route de l'Aérodrome Sur ces 4 configurations, aucune n'est identique.Et voilà le hic, car en fait, il n'y a pas de réglementation précise sur leur conception/réalisation : il y ajuste un ensemble de recommandations plus ou moins respectées ou suivies. D'où un grand nombre de disparités dans ce type d'aménagement de route sur le territoire du Grand Besançon (mais également ailleurs en France) : il y a des CVCB réussies (comme sur la RD141 entre Pugey et Arguel) et d'autres beaucoup moins (entre la Belle Etoile et Grandfontaine). CVCB de La Vèze, plutôt réussie : revêtement bicolore, largeur des rives correcte et homogène (130 cm), largeur voie centrale constante (250 cm), double chevrons, vitesse limitée à 50 km/h, panneaux de signalisation adaptés, mais pas d'écluse. Nota : la belle CVCB de Thise (dans la plaine de l'aérodrome) semble cocher toutes les cases, mais le revêtement coloré des bandes de rives s'avère glissant par temps humide. CVCB entre La Belle Etoile et Grandfontaine, peut mieux faire : revêtement monochrome, largeur de rives insuffisante (90 cm, pour une largeur de voie centrale de 290 cm), limitation vitesse à 70 km/h (préférable 50), marquage central encore visible, pas d'écluse. Parfois mal conçue, ou mal implantée (comme à Byans-sur-le Doubs), la chaucidou est souvent mal comprise par les automobilistes, voire même décriée par des cyclistes.Elle permet cependant de garantir une continuité cyclable en attendant mieux et offre aux cyclistes un couloir de déplacement identifié (surtout lorsqu'il est d'un autre coloris que celui de la voie centrale). Ce type d'aménagement peut donc avoir son intérêt dans un territoire péri-urbain comme le nôtre, à condition d'être bien réfléchi, bien réalisé, pour être bien lisible et bien compris. C'est important, du point de vue de la continuité et de la sécurité cyclable, la chaucidou ne doit pas être une variable d'ajustement à moindre coût, que beaucoup d'élus-es pourraient être tentés-es d'adopter, croyant ainsi satisfaire une demande croissante d'aménagements spécifiques pour les usagers-ères du vélo. Enfin pour circuler en sécurité et en sérénité sur nos routes, il y a encore une marge de progression, qui passe entre autre par une normalisation de la CVCB : pour finaliser le cahier des charges, l'AF3V a ainsi participé à plusieurs groupes de travail, en lien avec le CEREMA, et il en est sorti un ensemble de recommandations, que nous vous invitons à consulter sur le site de cette association (https://www.af3v.org/cvcb).
Sophie POUILLY | le 21/05/2026
AMÉNAGEMENT
ViaRhôna : un deuxième tracé alternatif sur la rive droite du Rhône
Dans notre article paru au mois de mars 2026, la délégation du Département du Rhône de l’AF3V vous a présenté un premier tracé alternatif à la ViaRhôna provisoire entre Lyon et Givors, ViaRhôna provisoire dont nous vous rappelons le caractère beaucoup trop dangereux, notamment à la traversée des ponts de Vernaison et Solaize. Ce premier tracé alternatif entièrement situé sur la rive gauche du fleuve a été sillonné par quelques cyclistes le 28 mars, et tous ont souligné son caractère bien roulant, et étonnamment touristique et champêtre. Là où on s’attendrait à retrouver les cheminées et autres citernes de pétrole de la tristement célèbre vallée de la chimie, ce tracé est au contraire parfaitement préservé du paysage industriel, au profit des trop méconnus village de Solaize, et surtout Ternay et son site clunisien promis au classement Unesco. Mais, ne pouvant longer la rive du fleuve, ce tracé n’échappe pas au relief des contreforts du Massif Central et les dénivelés, s’ils ne sont pas de nature à retarder les propriétaires de VAE (Vélos à Assistance Électrique) peuvent effrayer les cyclistes qui n’en sont pas pourvus, notamment les familles avec enfants. Toujours dans l’objectif de sécuriser le parcours Lyon Givors, l’AF3V vous propose un second tracé alternatif par la rive droite du Rhône, via Oullins-Pierre-Bénite, St-Genis-Laval, Brignais, Vourles, Millery et Grigny-sur-Rhône. Ce trajet, peut-être un peu moins touristique bien que lui aussi à l’abri des sites industriels, présente l’avantage d’être beaucoup plus plat que celui de la rive gauche. Au-delà de Brignais, il rejoint la vallée du Garon, petit affluent du Rhône, sur un chemin alternant enrobé et stabilisé assez bien roulant. Ce parcours constituera également la première partie de la V72, future véloroute Lyon St-Etienne, qui s’écarte de la vallée du Rhône à Givors pour rejoindre celle du Gier. Cette nouvelle voie cyclable de Lyon à Givors par la rive droite sera tracée sur notre carte interactive courant mai. En l’associant à la véloroute de la rive gauche, on crée une boucle au sud de Lyon d’une soixantaine de kilomètre, balade bien agréable pour une journée.
Sophie POUILLY | le 18/05/2026
AMÉNAGEMENT
Lot : La voie verte Cajarc-Larroque-Toirac (V86) 9,5km ouvrira le 6 Juin 2026
Le Département du Lot a décidé la réalisation d’une voie verte sur l’emprise de l’ancienne voie ferrée entre Cahors et Capdenac-gare, et la Véloroute de la vallée du Lot (V86), qui passe aujourd’hui sur un itinéraire provisoire sur routes, sera transférée à terme sur la future voie verte. Les travaux pour la future voie verte, réalisés par le Syndicat Mixte des Voies Vertes du Lot, ont été lancés aux deux extrémités en 2024. A l’Ouest le tronçon de 8,3km entre Cahors et Arcambal a été inauguré le 14 Juin 2025 avec une fête. A l’Est sur un tronçon entre Cajarc et Larroque-Toirac (9,5km) les travaux de débroussaillement et déferrage ont commencé en 2025. Ils ont repris en 2026 et les travaux de pose du revêtement (enrobé) et de la signalétique sont en cours aux mois d’Avril et de Mai. L’inauguration est prévue le 6 Juin 2026. Ce tronçon comprendra un tunnel courbe de Montbrun (533m) avec un éclairage à détecteur de présence orienté pour ne pas déranger les chauve-souris présentes. Voir article du 15-04-2026 : https://lot.fr/actualites/voie-verte-entre-cajarc-et-larroque-toirac-les-travaux-se-terminent Voir la Véloroute V86 officielle actuelle : https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/1121-la-vallee-du-lot-a-velo-v86-itineraireimmediat-provisoire-de-saint-cirq-lapopie-a-cajarc/ Voir article du 13-06-2025 (présentation du projet) : https://actu.fr/occitanie/cajarc_46045/voie-verte-entre-cajarc-et-larroque-toirac-le-debut-destravaux-est-imminent_62755111.html Voir : https://lot.fr/actualites/voie-verte-cajarc-larroque-toirac-reunion-publique Voir la Voie Verte Cahors-Arcambal : https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/1282-voie-verte-cahors-arcambal-v86-v87/ Voir France Vélo Tourisme : https://www.francevelotourisme.com/itineraire/la-vallee-du-lot-a-velo/cajarc-capdenac-gare
Sophie POUILLY | le 18/05/2026
AMÉNAGEMENT
Le Tour de la Gironde à vélo : 480 km à 90% en voie verte
Le Département de la Gironde a développé depuis 30 ans de nombreux grands itinéraires à vélo le long de l’Océan (la Vélodyssée), le long du canal de Garonne, dans la forêt des Landes sur d’anciennes voies ferrées, sur les deux rives de l’estuaire de la Gironde, dans l’Entre-Deux Mers. En 2021 il a créé Le Tour de la Gironde à vélo, un itinéraire jalonné en boucle basé sur les axes existants, et proposé en 15 étapes courtes ou en 8 ou 10 étapes longues. Il commence à Bordeaux par la piste Roger Lapébie dans l’Entre-Deux-Mers (V80) qui passe à Créon, Sauveterre de Guyenne et arrive à La Réole au bord de la Garonne. En suivant la VV du canal il rejoint ensuite Langon, et « monte » à Bazas. Là il emprunte la longue voie verte qui traverse la forêt des Landes via St-Symphorien, Hostens, et Biganos sur le Bassin d’Arcachon. Il fait le tour du Bassin par le nord jusqu’à Andernos-les-Bains. Ensuite il suit la Vélodyssée, itinéraire européen ici en voie verte, le long de la côte atlantique par Lacanau, Hourtin-plage, et Soulac-sur-Mer. Le bac permet de rejoindre Royan. Le Tour revient à Bordeaux en suivant l’estuaire sur une voie verte continue par Mortagne-sur-Gironde, Vitrezay, et Blaye. Après la traversée de l’estuaire par un bac il rejoint Bordeaux par les vignobles du Médoc. Créé il y a cinq ans ce circuit cycliste est apprécié des cyclotouristes. La preuve France Vélo Tourisme le décrit dans ses grands itinéraires, et des guides de randonnée ont été édités par Chamina et Ouest-France. Cinq agences proposent des voyages à vélo « prêts à l’emploi » de 8 jours ou 12 jours avec transport des bagages et réservation des hébergements : La Bicyclette Verte (12 j), La Balaguère, Safran Tours, Grand Angle, Evazio (12 j). Il existe aussi des offres pour des circuits de 2 ou 3 jours. L’intérêt principal de ce « Tour », outre les villes, paysages et sites magnifiques et variés qu’il traverse, est qu’il est à 90% réalisé sur pistes cyclables et voies vertes. On roule 8 ou 12 jours d’affilée à l’abri des voitures, en toute tranquillité, souvent dans un silence absolu. Et des escapades sont possibles sur le réseau cyclable dense de la Gironde. A découvrir absolument, par morceau ou en totalité, plaisir garanti. Voir le site de Gironde Tourisme (description et découpage en 15 étapes) : Vélo en Gironde - Pistes, balades, et grands itinéraires Voir le site France Vélo Tourisme : https://www.francevelotourisme.com/itineraire/le-tour-de-gironde-a-velo Voir Guide Ouest-France : https://www.cartovelo.fr/le-tour-de-gironde-velo-au-depart-debordeaux-xml-34_21_420-2197.html Voir Guide Chamina : https://www.chamina.com/velo/2595-9782844664594-tour-de-gironde-avelo.html Le Grand Tour de Gironde à vélo : https://www.bicyclette-verte.fr/la-gironde-bicyclette-xml-249_293-1624.html Autres offres sur le Tour de la Gironde à vélo : https://www.bicyclette-verte.fr/la-gironde-velo-de-lestuaire-bordeaux-xsl-249_293.html Voir article Cyclomag du 29-11-2018 : Le Tour de Gironde à vélo - Cyclotourisme Mag : Cyclotourisme Mag
Sophie POUILLY | le 18/05/2026
AMÉNAGEMENT
Bretagne/Ille-et-Vilaine : Le projet du tracé de l'EV4 soulève un point noir
Afin de remédier au manque de navettes maritimes entre Saint-Malo et Dinard, notre délégué départemental via l'association A Vélo Malo, participe au Comité de pilotage au projet de franchissement cyclable par le barrage de la Rance. La réunion n°2 du COPIL (Comité de Pilotage) du projet de franchissement cyclable entre Dinard et Saint-Malo via le barrage de la Rance, tenu le 25 février 2026 à La Richardais. Ce projet, porté par le Département d’Ille-et-Vilaine, vise à créer une infrastructure cyclable structurante permettant une mobilité plus durable entre les deux rives. En introduction, les représentants du Département réaffirment leur engagement fort à mener ce projet à son terme, malgré sa complexité. Ce second COPIL avait plusieurs objectifs principaux : Présenter les travaux réalisés depuis le COPIL précédent, notamment sur les aspects réglementaires (environnement, urbanisme, patrimoine) et la concertation ; Partager les résultats des échanges menés début 2026 avec les acteurs institutionnels ; Établir un diagnostic des procédures administratives nécessaires ; Mettre à jour le planning global du projet ; Proposer les modalités de concertation à venir. Les membres du COPIL étaient invités à se positionner sur plusieurs points clés : le tracé de la piste cyclable, les démarches foncières, le calendrier de concertation et la mise en place de solutions temporaires (comme des navettes). Choix du tracé Le choix du tracé du franchissement du barrage de la Rance constitue un point central du COPIL. Après analyse des contraintes et application du principe d’évitement (qui consiste à privilégier les solutions ayant le moins d’impact environnemental), certaines variantes ont été abandonnées : La variante littorale côté La Richardais (OS2) ; La variante passant par le hameau de la Basse-Flourie côté Saint-Malo (ES2). Ces options ont été jugées incompatibles avec la réglementation, notamment en raison de leur localisation en espaces sensibles (comme les espaces remarquables du littoral). Le tracé retenu longe finalement la route départementale. Autres points abordés Adaptation des documents d’urbanisme Le projet nécessite des modifications des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) des communes concernées, notamment Saint-Malo et La Richardais. Planning prévisionnel Le projet s’inscrit dans un calendrier long, avec une mise en service envisagée début 2031. Ce planning tient compte des nombreuses procédures administratives nécessaires, notamment l’obtention d’un permis d’aménager, dont l’instruction peut être longue (jusqu’à 8 mois au niveau ministériel). Les travaux ne pourraient pas débuter avant fin 2028. Une attention particulière est portée à la phase de conception, qui devra être suffisamment aboutie pour éviter des retards liés à des demandes de compléments lors de l’instruction des autorisations. Enjeux fonciers La réalisation du projet implique des acquisitions foncières, notamment du côté de Saint-Malo. Le Département prévoit d’engager rapidement des discussions avec les propriétaires concernés afin de privilégier des acquisitions à l’amiable. Mesures temporaires Face à l’attente forte d’amélioration des conditions de franchissement de la Rance, la mise en place de solutions temporaires est évoquée. Parmi celles-ci : Des navettes maritimes régulières ; Des navettes routières. Toutefois, aucune des collectivités présentes ne dispose clairement de la compétence pour porter ces solutions. Le Département se positionne alors comme facilitateur et propose d’organiser des réunions entre les parties prenantes pour faire émerger une solution, avec une première rencontre prévue courant 2026. Concertation La concertation avec le public est prévue pour le second semestre 2026. Elle ne portera pas sur le choix du tracé, désormais arrêté, mais aura un rôle principalement informatif. Conclusions et décisions À l’issue du COPIL, plusieurs décisions importantes sont actées : Validation du tracé basé sur les variantes OS1 et ES1 Abandon des variantes alternatives pour des raisons réglementaires Lancement des démarches foncières auprès des propriétaires Confirmation du report de la concertation à fin 2026, avec un objectif informatif.
Sophie POUILLY | le 18/05/2026
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