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VIE DE L'ASSOCIATION
Avantages exclusifs pour les adhérents de l'AF3V en 2026 !
Rejoignez l'AF3V pour faire des véloroutes et des voies vertes un véritable levier pour un monde pour respirable ! Exclusivités 2026 ! Grâce à ses partenaires Cartovia et Lecyclo, l'AF3V propose des remises exclusives à ses adhérents. En contrepartie de votre soutien, nous sommes heureux de pouvoir vous offrir ces avantages !Lors de votre adhésion, n'oubliez pas d'autoriser l'AF3V à transmettre vos coordonnées à ces deux partenaires. Ils en ont besoin pour activer les remises. En voilà une bonne raison de nous rejoindre cette année ! Des cartes pour comprendre et parcourir les territoires Cartovia est une librairie cartographique indépendante en ligne, spécialisée dans les cartes, guides et objets cartographiques dédiés à l’exploration des territoires. Cartovia adhère à l'AF3V et propose 5 à 10 % de réduction sur tous ses produits en ligne. Faciliter l’utilisation du vélo comme moyen de transport et outil de santé bien être, dans le respect de l’environnement Depuis 2008, Lecyclo.com rend le cyclisme urbain plus facile, plus sûr et plus confortable grâce à une gamme d'accessoires, d'équipements et de composants soigneusement sélectionnés. Lecyclo adhère à l'AF3V et propose 10 % de réduction sur tous ses produits en ligne avec le code AF3V10. Ces réductions sont valables pendant l'année 2026 et ne sont pas cumulables avec d'autres campagnes en cours. Nous préférons aussi vous prévenir qu'il peut y avoir un délai de traitement entre votre adhésion et l'activation de vos avantages. Et si cela ne suffisait pas, voici 4 autres bonnes raisons d'adhérer à l'AF3V : L’AF3V propose plusieurs montants d’adhésion : Individuel plein tarif : 20 €Individuel tarif réduit :10 €Famille (minimum 2 personnes) : 30€ Associatif : à partir de 30 €Professionnel (dont Codep FFVélo) : 200 € Soutien : 300 € Vous pouvez régler votre cotisation annuelle, valable du 1er janvier au 31 décembre 2026, par : Carte bancaire sur la plateforme HelloAsso : Adhérez à l'AF3V - 2026. Chèque à l'ordre de l'AF3V en téléchargeant le bulletin d'adhésion et en nous le retournant à : AF3V – Relais Vélo - 41 Place du Général du Gaulle - 60100 CREIL. Virement bancaire (demandez le RIB à spouilly@af3v.org) en notant bien votre nom en référence du versement.
Sophie VERDELLET | le 03/04/2026
EN RÉGION
Pont de Normandie - Episode #12 : La manifestation de Mai à vélo
A l’occasion de Mai à Vélo, l’AF3V et la Roue Libre avaient appelé l’ensemble des associations cyclistes à se joindre à elles pour une grande balade “manifestive” au pied du pont de Normandie. L’appel, soutenu par FFvélo et FFC, a été bien entendu et les cyclistes sont venus en nombre de toute la Normandie et de la région parisienne réclamer des conditions de circulation sûres pour traverser la Seine.  Les médias locaux se sont fait l’écho de cette manifestation, sous la surveillance surprise de la gendarmerie... L'équipe de France 3 Normandie a passé un très long moment avec nous, au départ du cortège à la gare du Havre, au pied du pont (avec un direct pour l’édition du journal de la mi-journée) puis sur le pont, en suivant Thierry, un de nos administrateurs, qui a accepté de se lancer sur la traversée aller-retour !   Pont de Normandie : des cyclistes manifestent pour réclamer des aménagements sécurisés https://youtu.be/-fr2z1x5Iqc Plusieurs membres de l’association Dérailleurs Calvados nous avaient rejoints pour l’occasion, soit à la gare routière du Havre, soit au pied du pont. Leur pique-nique terminé, ils ont pris le chemin du retour à vélo, en traversant une nouvelle fois la Seine sur le pont. La CCI a été interviewée par Le Courrier Cauchois et France 3 Normandie. Elle continue de prétendre qu’il n’existe pas de solution sur le pont. Ce qui est faux. Le rapport de l’étude qu’elle a elle-même commandée auprès du cabinet Inddigo indique le contraire.  Pour mémoire, la CCI a été contrainte par la CADA ((Commission d’Accès Aux Documents Administratifs, que nous avions saisie début 2023) de nous communiquer les conclusions de cette étude, qu’elle ne voulait manifestement pas divulguer. Le feuilleton est à retrouver dans son intégralité ici : Le plaidoyer | AF3V  Forts de la mobilisation réussie autour de cette action au pied du pont, nous allons réfléchir avec nos partenaires à la meilleure stratégie à suivre. Cette action n’est donc que le début d’une nouvelle mobilisation élargie !   Revue de presse de la manifestation  Le journal de 8h du mercredi 6 mai 2026  "Il n'a pas été pensé pour les cyclistes": des collectifs se mobilisent pour dénoncer la dangerosité du pont de Normandie  Pointe de Caux. Des cyclistes appelés à faire le pont... au pied du pont de Normandie le 8 mai pour réclamer plus de sécurité  Le Havre. Une balade pour réclamer plus de sécurité pour les cyclistes sur le pont de Normandie  Pont de Normandie : les cyclistes se mobilisent ce vendredi 8 mai pour dénoncer une traversée « hautement dangereuse »  « Cette inertie met en danger les cyclistes » : ils réclament une vraie piste sur le pont de Normandie - Paris Normandie  Pont de Normandie : un appel à la mobilisation pour sécuriser le passage des cyclistes, ce vendredi 8 mai 2026 - Paris Normandie   « Faut-il un mort pour faire bouger les choses ? » : ils réclament une piste cyclable sécurisée sur le pont de Normandie  Pont de Normandie : 150 cyclistes demandent des aménagements pour davantage de sécurité - ICI https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/programmes/france-3_normandie_france-3-basse-normandie?id=8415759 https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/programmes/france-3_normandie_france-3-basse-normandie?id=8415747
Sophie POUILLY | le 13/05/2026
LÉGISLATIF
Quel avenir pour les vélos dans les TER ?
Un décret annule les obligations des régions en termes d’emport vélo dans les trains express régionaux (TER) En 2019, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), via l’article 53 a imposé un nombre minimum d’emplacements pour les vélos non démontés dans les TER neufs et rénovés. Le gouvernement a publié le 21 février 2026 un décret de simplification qui laisse la main aux conseils régionaux pour définir le nombre de places dans les TER, sans plus exiger de minimum. Une situation déjà chaotique Depuis le 1er janvier 2002, les régions ont la compétence sur l’organisation des TER. Chaque région a ainsi décidé de ses propres orientations en matière tarifaire, d’aménagement des trains, de réservations, etc. Toute cette diversité, si elle peut être positive, en permettant d’innover, a rendu le système ferroviaire très peu lisible pour le grand public, en particulier pour les voyageur·ses qui traversent plusieurs régions, ou celles et ceux qui déménagent.  Un nivellement par le bas Les régions ont la possibilité d’acheter les trains proposés par les constructeurs (Alstom et CAF), qui sont peu nombreux et proposent une faible variété de modèles. On retrouve donc des trains similaires dans toutes les régions. Mais les aménagements intérieurs sont laissés à l’appréciation de celles-ci, sans grandes contraintes autres que techniques. Le nouveau décret vient supprimer une des dernières contraintes imposées aux régions dans l’aménagement des trains : la dernière est liée aux aménagements pour les PMR (personnes à mobilité réduite). Quelles conséquences ? Les régions avaient jusqu’ici la possibilité de mettre plus d’emplacements que le minimum légal. C’est ainsi le cas de la Nouvelle-Aquitaine, qui a mis 12 emplacements vélo lors de la rénovation de ses trains AGC, alors que le minimum légal était de 6. De même, la région Grand Est a commandé des nouveaux trains Régiolis avec 18 emplacements vélos. Les régions ont donc maintenant la possibilité de réduire ces emplacements. Si ce choix peut être défendu auprès de ses électeur·ices, ce ne sont pas les seul·es intéressé·es. Les cyclovoyageur·ses qui traversent la France, en mettant leur vélo dans les trains risquent de se retrouver bloqué·es à l’entrée d’une région qui aurait trop peu d’emplacements. De même, les correspondances entre trains nationaux et régionaux risquent de ne plus être assurées. Pour un pays qui a l’ambition de devenir la première destination mondiale pour le tourisme à vélo, c’est pour le moins fâcheux. Pourquoi les emplacements vélo sont importants ? Dans un contexte de décarbonation, notre défi collectif est de créer un système alternatif, crédible et désirable à la voiture. La complémentarité entre le vélo et les transports collectifs est un levier particulièrement puissant, et encore trop peu exploité en France, pour proposer des solutions attractives et ainsi rendre possible des changements de pratiques. La vision du futur que nous défendons est celle de bassins de vie maillés par des réseaux cyclables et de transports collectifs à haut niveau de service, pensés en cohérence et offrant des interfaces accueillantes et bien aménagées. Notre objectif n'est pas seulement de mieux répondre aux besoins et usages actuels, mais d'attirer des automobilistes vers une mobilité plus durable. Conclusion Les régions ont maintenant la main pour définir, en toute indépendance, le nombre d’emplacements dans leurs trains. Les signataires, défenseurs des cyclistes, espèrent qu’elles s’en saisiront pour mener une politique ambitieuse en construisant un système intermodal robuste au bénéfice de tous·tes. Les signataires : La FUB (Fédération des Usagères et Usagers de la Bicyclette) agit pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des cyclistes et promouvoir l’usage du vélo comme mode de déplacement quotidien, par la mise en réseau des associations locales, la concertation avec les pouvoirs publics, et des campagnes de communication grand public. Elle fédère près de 600 associations locales dans toute la France. L’AF3V (Association Française des Véloroutes et Voies Vertes) est une association nationale qui représente et défend les usagers des véloroutes et voies vertes. Les collectifs régionaux sont des structures récentes, qui ne couvrent pas encore tout le territoire, et qui fédèrent les associations locales de chaque région dans le but de porter la voix des cyclistes au plus près des politiques régionales : Le Collectif Vél’O Centre fédère 15 associations cyclistes en Centre Val-de-Loire Le Collectif Bicyclette Bretagne fédère 28 associations cyclistes. Le Collectif Vélo Bourgogne Franche-Comté fédère 15 associations cyclistes. Le Collectif Vél’Hauts de France fédère 13 associations cyclistes. Le Collectif Vélo Normandie fédère 26 associations cyclistes. Le Collectif Vélo Occitanie fédère 44 associations cyclistes. Le Collectif Vélo Sud fédère 24 associations cyclistes en Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Télécharger le communiqué de presse au format pdf
Sophie POUILLY | le 13/05/2026
AMÉNAGEMENT
La Voie Bleue – Moselle / Saône à vélo : première amélioration dans la traversée de Gray
Dans le prolongement de la distinction de La Voie Bleue – V50, élue, en février dernier, meilleure véloroute européenne de l'année 2026, et ses 80% de voies réservées aux vélos, il y a des améliorations ponctuelles sur le parcours. Ainsi par exemple, en Haute-Saône, à Gray, la traversée de la ville à vélo se trouve désormais facilitée par l'aménagement récent d'une voie verte, isolée de la chaussée de la RD105, sur les 1600 m du Quai Mavia, longeant la Saône, jusqu'à sa jonction avec celle en site propre d'Essertey. En fait, cet aménagement s'inscrit dans le schéma de continuité cyclable de la Voie Bleue dans sa traversée de la ville de Gray, entre Rigny et le hameau d'Essertey. Ce projet global, d'un montant estimé à 1,16 M d'€ TTC, est décomposé en 4 tranches, dont la 1ère, décrite ici, a été livrée fin novembre 2025. Les travaux ont été effectués par le Conseil départemental de Haute-Saône, avec la participation financière de la Région Bourgogne – Franche-Comté, de l'Union Européenne , du FEDER Rhône–Saône et des communes de Gray et Gray-la-Ville. Le revêtement en enrobé noir est tout neuf , le marquage horizontal et la signalisation verticale sont réalisés. On peut regretter cependant le traitement basique de la section passant par le parking Mavia, face à l'office de tourisme du Val de Gray, ainsi que le manque de lisibilité et de fluidité de l'amorce (entrée et sortie) de cette voie verte côté ville. Situation certainement provisoire, car il est prévu de finaliser cette année, la courte section (750 m) entre ce parking et la rue de la Plage (2ème tranche), en passant par la Halle Sauzay, itinéraire parallèle à la RD67 très circulée. Puis la section de la Plage (3ème tranche) dans le cadre du projet de réhabilitation du site de la piscine (Com-com du Val de Gray) et enfin la 4ème tranche (prévision 2027) : 3700 m jusqu'à Rigny en voie verte, piste cyclable ou voie partagée.
Sophie POUILLY | le 12/05/2026
AMÉNAGEMENT
EuroVelo 6 : des aménagements près de Besançon
Lorsque l'on voyage à vélo en été, on apprécie la fraîcheur de l'ombre apportée par les arbres et on est content de trouver une table de pique-nique pour une pause casse-croûte. Il est donc des petits aménagements qui peuvent apporter beaucoup aux randonneurs et vélo-voyageurs. Ainsi aux portes de Besançon, le long de l'EuroVelo 6, vers Osselle-Routelle ou entre Chalèze et Deluz, nous pouvons apprécier : à Roche-lez-Beaupré, un nouvel espace vert, le Parc du Canal, aménagé l'année dernière, accessible par une passerelle en bois, directement depuis la voie verte. Ce parc est équipé de tables de pique-nique, de toilettes et d'un point d'eau. Il a été voulu justement pour permettre aux cyclistes de faire une halte dans un cadre agréable, connecté également au centre bourg. Certes les quelques arbres sont encore jeunes pour procurer une ombre bienfaisante en cas d'ardeur du soleil, mais ils sont présents. Même remarque pour les plantations récentes de jeunes arbres en bordure de la piste cyclable et en alignement. C'est Voies Navigables de France (VNF) qui a lancé ce chantier de plantations sur plusieurs kilomètres de véloroute. Des panneaux d'informations expliquent les raisons de ces plantations en bordure du canal du Rhône au Rhin : remplacer les arbres abattus, stabiliser les berges et les digues, favoriser la biodiversité et redonner de l'ombre aux cyclistes et promeneurs. VNF a bénéficié d'un partenariat financier avec l’État, la Région Bourgogne – Franche-Comté et le Conseil départemental du Doubs. C'est une excellente initiative, inscrite dans le long terme, même si concernant les nombreux jeunes arbres plantés, les cyclistes en voyage, adeptes de la slow-life, devront également faire preuve de patience pour apprécier leur ombre. Précisions concernant les plantations, le long des berges du canal du Rhône au Rhin et du Doubs : elles font suite à un diagnostic de l’état phytosanitaire des arbres sur la portion du Canal géré par le service territorial de VNF ( de Allenjoie dans le 90 à St Symphorien dans le 21), qui a été réalisé en 2021. Sur cette portion, 4000 arbres ont été jugés dangereux selon les 3 critères suivants : - risque pour les usages de la véloroute, - impact sur le trafic fluvial en cas de chute, - et risque sur la stabilité des berges en cas de déracinement pour les arbres en dépérissement. Sur ce secteur, VNF a du faire abattre près de 300 arbres malades ou morts. Décidé à renouveler ce patrimoine végétal, VNF s'est engagé depuis 3 ans, dans un programme de replantation « clé en main » (zones de plantation potentielles, choix des espèces et caractéristiques, suivi de reprise…) avec la participation active de France Nature Environnement (association loi 1901). Ainsi la 1ère année, en 2023, 300 arbres ont été plantés, 600 autres la deuxième année et jusqu'à 1000 en 2025. Le programme 2026 devrait être équivalent à ce dernier.
Sophie POUILLY | le 12/05/2026
ACTU VÉLO
Réseau vélo et marche : Fréquentation cyclable en France en hausse de 5% en 2025
Communiqué de presse du 30 avril 2026 La fréquentation cyclable en France a progressé de 5 % en 2025. Contrairement aux années précédentes, cette hausse est homogène entre territoires urbains, intermédiaires et ruraux. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %, traduisant une transformation réelle des pratiques. Mais cette dynamique reste encore très éloignée du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, notamment une part modale de 12 %. « Les données 2025 confirment que le vélo continue de progresser en France, avec une hausse de 5 % de la fréquentation par rapport à 2024. Ce qui est nouveau cette année, c'est l'homogénéité de cette progression : pour la première fois depuis plusieurs années, communes rurales, villes moyennes et grandes métropoles progressent au même rythme. C'est un signal encourageant, qui montre que le vélo n'est plus seulement un phénomène urbain. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche. Une progression 2025 portée en partie de la variable météo En 2025, la fréquentation progresse de 5 % par rapport à 2024, sur la base de 967 compteurs comparables. Cependant, cette hausse doit être interprétée à la lumière du contexte climatique. L’année 2024, particulièrement pluvieuse, avait limité la progression à 2 %. Le retour à des conditions plus favorables en 2025 a entraîné un rebond, notamment au printemps (jusqu’à +14 % entre mars et mai). La progression structurelle de la pratique se situe ainsi vraisemblablement entre 2 % et 5 %. Une croissance de +47 % depuis 2019, mais inégalement répartie Entre 2019 et 2025, la fréquentation cyclable a augmenté de 47 % à l’échelle nationale (base 239 compteurs). Cette progression masque des dynamiques différenciées : +54 % en zone urbaine dense, portée par la forte croissance post-Covid +22 % en milieu rural et en urbain intermédiaire, avec une stagnation depuis 2022 suivie d’un rebond en 2025 Des usages du vélo contrastés selon les territoires Les données de comptage révèlent des pratiques distinctes : En zone urbaine dense : une pratique utilitaire dominante, stable toute l’année, avec des pics en semaine aux heures de pointe. En milieu rural : une pratique saisonnière et de loisir, avec plus d’un tiers de la fréquentation concentré en été. En urbain intermédiaire : un profil mixte entre déplacements du quotidien et usages récréatifs. Une trajectoire encore loin des objectifs 2030 Les engagements nationaux fixent l'objectif d'une part modale du vélo à 12 % en 2030, ce qui nécessiterait une croissance annuelle moyenne d’environ 13 %. Depuis 2023, la dynamique ralentit nettement. Même avec le rebond de 2025, le rythme actuel reste insuffisant pour atteindre ces objectifs. Le défi est désormais de retrouver et de maintenir cette intensité sur la durée. Les difficultés financières (coût élevé des projets, restrictions budgétaires généralisées, épuisement des dispositifs de financement, etc.) sont de plus en plus prégnantes pour les collectivités. Le Réseau vélo et marche poursuit donc son plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour que de nouveaux outils de financement soient ouverts aux collectivités afin de relancer cette dynamique et de se remettre dans les rails de la trajectoire fixée. « Cette progression est néanmoins à mettre en perspective. Une partie de la hausse s'explique par une fréquentation plus faible en 2024, année particulièrement pluvieuse. Et si la tendance de fond reste positive, la dynamique s'essouffle depuis quelques années. Pour atteindre les objectifs fixés à l'horizon 2030, les investissements dans les infrastructures et les politiques d'accompagnement devront s'intensifier. Le Réseau vélo et marche rappelle que les collectivités ont besoin de financements stables et pluriannuels pour mener leurs politiques cyclables dans la durée. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche. Ce bilan s'appuie sur les données de la Plateforme nationale des fréquentations (PNF), animée par le Réseau vélo et marche. Fin mars 2026, 194 contributeurs alimentaient la plateforme avec les données de 1830 compteurs sur l'ensemble du territoire. En savoir lus : Bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France
Sophie POUILLY | le 11/05/2026
ACTU VÉLO
Menaces sur la sécurité des cyclistes : l’AF3V alerte sur le projet de loi-cadre transports 
Communiqué de presse du mardi 5 mai 2026 Le gouvernement a engagé en février une procédure accélérée pour un projet de loi-cadre sur les transports. Malgré son ambition affichée de « sécuriser, renforcer et programmer les investissements », ce texte fait peser de lourdes menaces sur la sécurité des cyclistes et des usagers vulnérables. Voté par le Sénat le 28 avril, le projet va poursuivre sa navette parlementaire et revenir à l’Assemblée nationale.  Un projet de loi qui fragilise les mobilités actives   « Le vent semble avoir tourné et ne plus souffler dans le dos des cyclistes mais de face », déclare Christelle Cubaud, présidente de l’AF3V. Elle s’inquiète « de la possibilité donnée aux collectivités de proposer des aménagements au rabais et de donner la priorité aux véhicules motorisés », conséquence directe de la modification envisagée de l’article L228‑2 du Code de l’Environnement. Elle rappelle que « les chiffres de la mortalité des piétons et cyclistes sont alarmants » et que des aménagements qualitatifs et sécurisés, notamment hors agglomération, sont indispensables.   Des financements incertains qui menacent l’avenir du réseau cyclable   Le bilan de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) par la Cour des comptes et les données sur l’avancement du Schéma National des Véloroutes (SNV), publiés en avril, renforcent les inquiétudes.   « Les rapports se suivent et se ressemblent : sans volonté politique et sans plan de financement, les schémas directeurs cyclables des collectivités et le schéma national des véloroutes risquent de rester inachevés », conclut Christelle Cubaud. « Le bon sens commanderait plutôt d’accélérer leur réalisation, pour des raisons de santé, de sécurité des déplacements, d’environnement et d’économie, à l’heure où le prix des carburants s’envole et pèse lourd dans le budget des Français. »   L’AF3V appelle les députés à agir    Ce projet de loi-cadre a été adopté par le Sénat le 28 avril et va poursuivre sa navette parlementaire. En conséquence l’AF3V appelle les députés à :   Refuser la modification de l’article L228‑2 du Code de l’Environnement,   Exiger un Plan Vélo pluriannuel doté de financements fléchés, garantissant la continuité et la qualité des infrastructures cyclables.   Contact presse :  Christelle CUBAUD | 06 01 87 96 28 | ccubaud@af3v.org  Télécharger le CP
Sophie POUILLY | le 05/05/2026
AMÉNAGEMENT
Webinaire : « Réaffectation de la voirie : Agir pour développer le vélo dans les territoires ruraux »
Mercredi 13 mai 2026 de 14h. à 16h. L’AF3V vous invite à suivre le webinaire à 4 voix (Ademe/AF3V/FNH/FUB) qui sera orchestré par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) « Réaffectation de la voirie : Agir pour développer le vélo dans les territoires ruraux » pendant lequel elle partagera les conclusions de son colloque et des multiples expériences de réaffectation qu’elle a recensées.   Ce temps d’échange permettra de croiser les regards entre acteurs nationaux et retours d’expériences de terrain, en s’appuyant notamment sur les travaux récents de l’Ademe et de la Fondation pour la Nature et l’Homme sur le potentiel de réaffectation de la voirie, les analyses de la FUB issues du Baromètre Vélo, ainsi que les recommandations portées par notre association pour le développement d’aménagements adaptés. Dans les territoires peu denses et intermédiaires, la dépendance à la voiture reste aujourd’hui très forte, bien souvent par manque d’alternatives adaptées. Une situation insoutenable pour de nombreux ménages, avec le renchérissement du prix de l’énergie. Pourtant, les attentes sont là, l’usage du vélo se développe et de nombreuses initiatives locales montrent qu’un autre modèle de mobilité est possible, plus sobre, plus accessible et mieux adapté aux réalités des territoires.  Ce webinaire s’adresse en priorité aux élu·es, technicien·nes des collectivités et associations locales souhaitant agir concrètement pour développer des alternatives à la voiture dans leurs territoires. S'inscrire
Sophie POUILLY | le 04/05/2026
ACTU VÉLO
Mai à vélo : Après les élections, place à l'action !
Le vélo au cœur de nos territoires Alors que s’ouvre la 6e édition de Mai à vélo et que les communes et les intercommunalités françaises viennent de renouveler leurs élus, une évidence s’impose : le vélo est désormais au cœur des attentes des Français. Depuis 2019, la pratique cyclable a progressé de 40 % en moyenne. La France compte près de 90 000 kilomètres d’aménagements cyclables et près d’un million d’enfants ont appris à rouler en sécurité grâce au programme Savoir rouler à vélo. Le vélo n’est plus une pratique marginale : il structure de plus en plus le quotidien de nos territoires, urbains comme ruraux. Ses bénéfices sont multiples et largement salués. Trente minutes par jour réduisent significativement les risques de diabètes, de maladies cardiovasculaires ou de cancers. Les modes actifs, dont le vélo, apaisent l’espace public, réduisent la pollution sonore et les émissions de CO₂. Ils permettent de lutter contre la sédentarité, améliorent la santé mentale, créent du lien social. Ils constituent aussi une réponse concrète aux déplacements courts — 65 % des trajets quotidiens font moins de 5 kilomètres — et un levier puissant de pouvoir d’achat et de liberté pour de nombreux ménages. L’engouement pour le vélo ces dernières années est aussi né de l’engagement local : maires, adjoints, agents, associations, citoyens, entreprises. C’est dans nos communes que les décisions se prennent, que les arbitrages se rendent, que les aménagements se concrétisent. Quelle que soit leur taille, les collectivités peuvent agir. Métropole, ville moyenne, commune périurbaine ou village : chacune peut sécuriser un axe structurant, améliorer une traversée de bourg, créer du stationnement devant une école, soutenir l’apprentissage, apaiser une rue. Le vélo n’est pas réservé aux territoires les plus fortunés ; il progresse partout où l’on décide d’avancer. En 2026, le Fonds vert permettra encore d’accompagner les territoires dans la réalisation ’aménagements adaptés à leurs besoins et à leurs capacités. Les collectivités, les associations, les acteurs du mouvement sportif et l’État poursuivent également leur mobilisation en faveur du développement de l’apprentissage du vélo. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous : pour améliorer les continuités cyclables, augmenter la visibilité et la sécurité de certaines infrastructures, pour aménager certaines voies secondaires en zone rurale. Un contexte économique limité ne saurait justifier l’inaction. Une politique cyclable se construit par petits pas quand les grandes avancées ne sont pas possibles. Le débat n’est plus de savoir s’il faut développer le vélo. La dynamique est engagée, profonde, durable. Pour aller plus loin et faire encore mieux, deux défis doivent désormais être relevés ensemble. Le premier est culturel. Le vélo ne doit plus être perçu comme une mode et un mode de déplacement réservé à quelques-uns. Créer le déclic vélo, c’est former les enfants dès le plus jeune âge, proposer des ateliers de remise en selle, sensibiliser au partage de la route, organiser des événements conviviaux, valoriser les initiatives locales. C’est précisément l’esprit de Mai à vélo : faire découvrir, rassurer, transmettre et donner envie. Cet engagement pour l’apprentissage et l’encouragement doit désormaisirriguer l’action des nouveaux élus dans toutes nos communes. Le second défi est un choix clair et assumé : faire du vélo une priorité durable de nos politiques de mobilité. Le vélo n’a plus de couleur politique. Il répond à des enjeux qui nous concernent tous : santé, qualité de vie, attractivité des centres-villes, transition écologique, autonomie des jeunes comme des ainés, accessibilité à la mobilité pour les personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite, économies budgétaires…Parce qu’il améliore notre vie quotidienne, le vélo dépasse les clivages et nous rassemble.Pour poursuivre cet élan, nous appelons collectivement à faire du mandat qui s’ouvre un temps d’action pour continuer à faire du vélo une pratique simple, accessible et adoptée par le plus grand nombre sur tous nos territoires. Le collectif Mai à vélo Signataires : Philippe Tabarot, ministre des Transports Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative (à confirmer) Simon Huffeteau, directeur de la Direction Ville et Territoires Durables à l’ADEME Patrick Guinard, président de l’Association de Promotion et d’identification des Cycles et de la mobilité active (APIC) Christelle Cubaud, présidente de l'Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V) Michel Callot, président de la Fédération Française de Cyclisme (FFC) Lydie Chénot, présidente de la Fédération Française de Cyclotourisme (FFVélo) Etienne Demur, co-président de la Fédération des Usagères et des Usagers de la Bicyclette, (FUB) Ophélie Laffuge, présidente des Femmes à Vélo Collégiale de L’Heureux Cyclage Nadine Annelot, présidente de la branche deux-roues de Mobilians Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche Grégory de Radigues, président de l'Union des Entreprises Sport & Cycle (UESC) Contacts Presse : Martin Kolle - martin.kolle@lobbycom.fr – 06 89 70 17 51 MAI à Vélo vous invite à signer sa tribune : Je représente une collectivité : " Je signe ! "
Sophie POUILLY | le 21/04/2026
ACTU VÉLO
Schéma national des véloroutes en 2025 : Deux nouvelles extensions et un ralentissement préoccupant des réalisations
Communiqué de presse du 16 avril 2026 « Si l’année 2025 acte l’extension du Schéma national des véloroutes (SNV) avec deux prolongements majeurs, le rythme des réalisations nationales montre des signes d’essoufflement. Avec seulement 355 km ouverts cette année, la progression est la plus faible enregistrée depuis dix ans. Ce ralentissement traduit une tension bien réelle : alors que les territoires cherchent à développer les mobilités actives partout - aussi bien en territoire peu dense que dans les quartiers prioritaires de la ville - ils se heurtent à des contraintes financières et administratives de plus en plus fortes. Le Schéma national des véloroutes constitue l’épine dorsale de la mobilité décarbonée, mais sa consolidation ralentit à mesure que l’échéance de 2030 approche. Pour garantir une France cyclable sûre et accessible à tous, l’État doit renforcer son soutien financier. Sans un réengagement à la hauteur des enjeux, notamment pour lever les contraintes foncières et compenser la hausse des coûts, l’objectif de complétude du schéma risque de s’éloigner. Nous appelons à une politique ambitieuse de santé publique et de justice sociale par le vélo, qui ne laisse aucun territoire sur le bas-côté. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol Présidentes du Réseau vélo et marche Que retenir des chiffres clés 2025 du Schéma national des véloroutes ? Le Schéma national des véloroutes (SNV) totalise désormais 26 323 km au 1er janvier 2026. Voici les principaux enseignements pour 2025 : #1 Deux extensions majeures renforcent le réseau L’année 2025 marque l’aboutissement d’un cycle d’actualisation triennale du SNV. Deux véloroutes emblématiques sont prolongées : la V44 – La Vélobuissonnière (entre Alençon et Deauville) la V33 – La Seine à Vélo (entre Troyes et Dijon) Ces extensions portent le linéaire total à 26 323 km. #2 Un rythme de réalisation au plus bas depuis dix ans Après des années de progression soutenue, les véloroutes nationales connaissent un essoufflement. Seuls 355 km ont été mis en service sur le SNV en 2025. C'est la progression la plus faible enregistrée sur la dernière décennie, loin du rythme nécessaire pour atteindre l’achèvement du schéma en 2030. #3 Un taux de réalisation qui marque le pas à 83,2 % L’intégration des extensions de la V33 et de la V44 (encore peu avancées), combinée à la faiblesse des mises en service en 2025, conduit à une stabilisation du taux de réalisation global à 83,2 %. #4 Une part record d’aménagements en site propre Si le volume global de réalisation est plutôt faible, la nature des aménagements évolue : 56,8 % des réalisations de 2025 sur le SNV sont en site propre, contre 46,7 % pour l’ensemble du réseau déjà réalisé. Cette évolution reflète un basculement vers des opérations plus complexes et plus coûteuses, les sections les plus simples ayant déjà été aménagées. #5 EuroVelo : un réseau presque achevé Les itinéraires EuroVelo atteignent 94,1 % de réalisation. En 2025, 112 km supplémentaires ont été ouverts. Les sections restantes correspondent aux dernières discontinuités majeures du réseau. #6 Les schéma départementaux prennent le relais À l’inverse du SNV, les schémas départementaux confirment leur dynamisme avec 463 km réalisés en 2025. Pour la première fois en dix ans, ils progressent plus vite que le SNV, en réponse aux besoins de mobilité du quotidien. #7 Des freins structurels aux projets des collectivités Les contraintes administratives restent le principal obstacle pour les collectivités. Mais les difficultés financières - restrictions budgétaires, raréfaction des financements - progressent nettement et pèsent de plus en plus sur la capacité à achever le réseau d’ici 2030.
Sophie POUILLY | le 16/04/2026
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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