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VIE DE L'ASSOCIATION
Avantages exclusifs pour les adhérents de l'AF3V en 2026 !
Rejoignez l'AF3V pour faire des véloroutes et des voies vertes un véritable levier pour un monde pour respirable ! Exclusivités 2026 ! Grâce à ses partenaires Cartovia et Lecyclo, l'AF3V propose des remises exclusives à ses adhérents. En contrepartie de votre soutien, nous sommes heureux de pouvoir vous offrir ces avantages !Lors de votre adhésion, n'oubliez pas d'autoriser l'AF3V à transmettre vos coordonnées à ces deux partenaires. Ils en ont besoin pour activer les remises. En voilà une bonne raison de nous rejoindre cette année ! Des cartes pour comprendre et parcourir les territoires Cartovia est une librairie cartographique indépendante en ligne, spécialisée dans les cartes, guides et objets cartographiques dédiés à l’exploration des territoires. Cartovia adhère à l'AF3V et propose 5 à 10 % de réduction sur tous ses produits en ligne. Faciliter l’utilisation du vélo comme moyen de transport et outil de santé bien être, dans le respect de l’environnement Depuis 2008, Lecyclo.com rend le cyclisme urbain plus facile, plus sûr et plus confortable grâce à une gamme d'accessoires, d'équipements et de composants soigneusement sélectionnés. Lecyclo adhère à l'AF3V et propose 10 % de réduction sur tous ses produits en ligne avec le code AF3V10. Ces réductions sont valables pendant l'année 2026 et ne sont pas cumulables avec d'autres campagnes en cours. Nous préférons aussi vous prévenir qu'il peut y avoir un délai de traitement entre votre adhésion et l'activation de vos avantages. Et si cela ne suffisait pas, voici 4 autres bonnes raisons d'adhérer à l'AF3V : L’AF3V propose plusieurs montants d’adhésion : Individuel plein tarif : 20 €Individuel tarif réduit :10 €Famille (minimum 2 personnes) : 30€ Associatif : à partir de 30 €Professionnel (dont Codep FFVélo) : 200 € Soutien : 300 € Vous pouvez régler votre cotisation annuelle, valable du 1er janvier au 31 décembre 2026, par : Carte bancaire sur la plateforme HelloAsso : Adhérez à l'AF3V - 2026. Chèque à l'ordre de l'AF3V en téléchargeant le bulletin d'adhésion et en nous le retournant à : AF3V – Relais Vélo - 41 Place du Général du Gaulle - 60100 CREIL. Virement bancaire (demandez le RIB à spouilly@af3v.org) en notant bien votre nom en référence du versement.
Sophie VERDELLET | le 03/04/2026
ACTU VÉLO
La traversée de la Gironde interrompue pendant 6 semaines : Prenez vos précautions
Attention ! Entre le 2 novembre et mi-décembre (sans certitude sur la date de fin) les embarcadères des bacs Girondins de Royan et du Verdon Port Bloc vont être entièrement reconstruits. Ces travaux très importants vont induire l’interruption totale du service de bacs. A la place, le Conseil Départemental de la Gironde va mettre en place un service de navettes pour les piétons et les vélos, permettant ainsi de maintenir la continuité cyclable de l’EV1 « La Vélodyssée » entre les côtes charentaise et girondine. Nous ne connaissons pas les limites en termes de capacité pour les vélos dans ces navettes. Il y a toutefois des contraintes en termes d’accessibilité : Pour accéder au ponton d'embarquement, la largeur maximale est de 1 mètre. L'accès à la navette comporte également deux marches : une première de 25 cm, puis une seconde de 10 cm. Dans les conditions les plus défavorables, une inclinaison comprise entre 12 % et 14 % est à prévoir. Les vélos-cargos ne pourront pas être embarqués. Les vélos avec remorque ainsi que les tricycles pourront être acceptés à bord, à condition que leur largeur n'excède pas 1 mètre. Pour les tandems, aucun problème n'est à prévoir : aucune longueur maximale n'est imposée. Pour les horaires, veuillez vous reporter aux indications du Conseil Départemental en suivant ce lien : https://www.gironde.fr/actualites/travaux-d-entretien-sur-la-ligne-du-bac-le-verdon-sur-mer-royan. Les points d’embarcation de la navette provisoire à Royan et au Verdon (Port Médoc) sont indiqués sur les plans ci-après, ainsi qu’une suggestion d’itinéraire pour rejoindre sereinement la Vélodyssée depuis Port Médoc. Il existe d’autres possibilités, mais nous recommandons d’éviter la RD1215, particulièrement circulante et non aménagée pour les cyclistes. Embarcadère côté Le Verdon Embarcadère côté Royan
Sophie POUILLY | le 29/10/2026
LÉGISLATIF
La nouvelle charte Voies vertes et voies ferrées 2026 signée par 10 organisations
L’AF3V réactualise le texte d’origine, 20 ans après sa première édition, et obtient le soutien de la plupart des organisations signataires en 2006 mais aussi de nouveaux partenaires. À l'occasion du colloque Destination voie verte ? Penser la requalification des emprises ferroviaires organisé à Toulouse le 22 septembre, l’AF3V a procédé à une cérémonie de signature officielle des 20 ans de la charte aux côtés de neuf partenaires qui se sont engagés autour de ce texte réactualisé, témoignant d'une volonté collective de renforcer le dialogue entre les acteurs des mobilités actives, du ferroviaire, de la protection de l'environnement, du tourisme et de l'aménagement des territoires. L’AF3V remercie la Fédération Française de Cyclotourisme (FFVélo), France Nature Environnement (FNE), la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), Les Amis de la Nature pour leur engagement renouvelé et l’Association Française de Vélo Couché (AFV), Cyclo Camping International (CCI), la Fédération Française de Cyclisme (FFC), la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) et le Réseau Vélo & Marche (RVM) pour leur nouvel engagement.  Consulter la charte Voies vertes et Voies Ferrées   La FF Vélo a déjà relaté cet événement sur son site et ses réseaux : La Fédération Française de Cyclotourisme a signé la charte « Voies vertes et voies ferrées » - Cyclotourisme-mag  L’AF3V invite dès à présent chaque collectivité ou organisation à devenir signataire de cette charte comme preuve d’engagement pour la transition écologique, les mobilités durables et la valorisation du patrimoine. 
Sophie POUILLY | le 01/10/2026
ACTU VÉLO
39e Festival International du Voyage à Vélo à Angers les 24 et 25 octobre 2026
Les 24 et 25 octobre prochains le Centre de Congrès d’Angers accueillera la 39e édition du Festival International du Voyage à Vélo, organisé par l’association Cyclo-Camping International qui, depuis plus de 40 ans, regroupe et fédère les voyageurs et voyageuses à bicyclette. Ce festival est LE RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE en France pour toutes celles et ceux qui rêvent de partir en voyage à vélo ! L’occasion est belle de rencontrer d’autres voyageuses et voyageurs, de glaner des informations sur de futures destinations vélo, de rêver devant les films de voyage et d’échanger autour du matériel nécessaire à tous les projets. Cœur du Festival, une vingtaine de films de voyage à vélo sera proposée avec des sujets aussi variés qu’il existe de façons de cyclorandonner. Les réalisatrices et réalisateurs échangeront avec le public à la fin de chaque séance.Des ateliers et des conférences thématiques permettront d’échanger sur des thématiques techniques, pratico-pratiques ou « vélosophiques » (destinations, témoignages, astuces, outils…) Des associations-vélo seront également disponibles pour échanger avec le public, à la fois sur des questions relatives au voyage, mais aussi sur la mobilité vélo au quotidien. Enfin, de nombreux stands de vélocistes et de matériel de voyage permettront de discuter, comparer et choisir son matériel. Côté tarif, la majorité du festival est en accès libre.Seul l’accès aux projections de films est payant (6 € plein tarif par séance) avec une avant-première la semaine précédente au cinéma « Les 400 coups » d’Angers (tarif spécial). Alors rendez-vous à Angers fin octobre. L’occasion de découvrir cette belle ville, à seulement 1h 40 de Paris, 3h de Lille, 4h de Lyon et 5h de Strasbourg en TGV ! Toutes les informations ici : https://festival.cyclo-camping.international/2026/
Sophie POUILLY | le 01/10/2026
AMÉNAGEMENT
Equipements vélo sur les voies vertes : ce qui manque encore
Un itinéraire cyclable ne se résume pas à un revêtement et un balisage. La présence de stations de gonflage, de bornes de réparation vélo, d'abris vélo sécurisés et de points d'eau le long des voies vertes et véloroutes conditionne directement l'expérience des cyclistes et la fréquentation des itinéraires. Pourtant, ces équipements restent absents de nombreux tronçons du réseau français. Tour d'horizon de ce qui existe, de ce qui manque, et de ce que les collectivités peuvent mettre en place. Voies vertes et véloroutes : un réseau en expansion, des services à la traîne La France compte plus de 21 000 km de véloroutes et voies vertes aménagées. Le Schéma National des Véloroutes (SNV) prévoit d'atteindre 26 323 km d’ici 2030. Ce réseau attire chaque année davantage de cyclotouristes, le tourisme à vélo pèse plus de 5 milliards d'euros annuels dans l'économie française, et joue un rôle croissant dans les déplacements du quotidien. Mais un constat revient dans tous les retours d'usagers : les services en bord d'itinéraire ne suivent pas le rythme des aménagements. Un cycliste qui crève à 15 km de la prochaine ville, sans pompe ni outillage à disposition, ne repart pas avec l'envie de revenir. Et un vélo touriste qui ne trouve aucun stationnement vélo sécurisé à l'étape hésite à s'arrêter dans un commerce ou un restaurant. La qualité d'une voie verte ne se mesure pas uniquement en kilomètres. Elle se mesure aussi en services disponibles sur le terrain. Station de gonflage vélo : le premier équipement attendu par les cyclistes Parmi les équipements les plus demandés par les usagers des voies vertes, la station de gonflage vélo arrive systématiquement en tête. Un pneu sous-gonflé, c'est plus d'effort, plus d'usure, et un risque accru de crevaison. Sur un itinéraire de plusieurs dizaines de kilomètres, pouvoir vérifier et ajuster la pression de ses pneus fait toute la différence. Les stations de gonflage modernes sont conçues pour fonctionner en libre-service, en extérieur et par tous les temps. Elles intègrent un compresseur avec manomètre et une tête de gonflage universelle compatible avec les trois types de valves (Presta, Schrader, Dunlop), ce qui les rend utilisables par tous les cyclistes, quel que soit leur vélo. L'emplacement idéal pour une station de gonflage : un point de départ ou d'arrivée d'itinéraire, un parking voie verte, un office de tourisme ou une gare. Autrement dit, partout où le cycliste fait une pause naturelle. Borne de réparation vélo : l'autonomie en bord d'itinéraire La borne de réparation vélo complète logiquement la station de gonflage. Équipée d'outils sécurisés par câble (clés Allen, tournevis, démonte-pneus) et d'un support de maintien surélevé, elle permet de réaliser les réparations courantes sans être mécanicien : resserrer un frein, ajuster un dérailleur, remplacer une chambre à air. Pour les voies vertes empruntées par des familles ou des cyclistes occasionnels, ces bornes jouent un rôle essentiel. Elles transforment un incident bloquant en simple arrêt de quelques minutes. Certains équipements combinent station de gonflage et réparation vélo dans une seule borne compacte, ce qui simplifie l'implantation et la maintenance pour les collectivités. Les modèles les plus complets intègrent également une station de lavage vélo, particulièrement appréciée sur les itinéraires VTT ou les voies vertes empruntant d'anciens chemins de halage, où la boue est fréquente. Abri vélo sécurisé et consigne vélo : stationner en confiance Le stationnement vélo est le chaînon manquant de nombreuses voies vertes. Sans parking vélo sécurisé à l'étape, le cyclotouriste hésite à laisser son vélo pour visiter un site, déjeuner ou passer la nuit dans un hébergement. Plusieurs niveaux d'équipement existent, selon le contexte : L'arceau vélo reste la solution de base pour le stationnement de courte durée. Bien conçu, il permet d'attacher le cadre et une roue avec un seul antivol. Il doit être dimensionné pour accueillir tous les gabarits, y compris les vélos cargo et les VAE, plus larges et plus lourds que les vélos standards. L'abri vélo sécurisé, ouvert ou fermé, protège les vélos des intempéries et du vol. Dans les gares, les pôles d'échanges et les parkings voie verte, il encourage l'intermodalité vélo-transports en commun. Certaines collectivités déploient des abris fermés avec contrôle d'accès par badge ou application, qui fonctionnent comme de véritables vélostations à plus petite échelle. La consigne vélo individuelle (ou box vélo) offre le niveau de sécurité le plus élevé pour un usage régulier. Elle répond aux besoins des cyclistes vélotafeurs qui combinent vélo et train chaque jour. L'enjeu pour les territoires traversés par des voies vertes est de proposer une offre de stationnement graduée : des arceaux vélos aux arrêts intermédiaires, des abris sécurisés aux étapes clés, et des consignes ou vélostations aux nœuds de transport. Borne de recharge VAE : anticiper l'essor de l'électrique Avec la progression constante des ventes de vélos à assistance électrique, la borne de recharge VAE devient un équipement incontournable sur les itinéraires de longue distance. Un cyclotouriste en VAE qui planifie son itinéraire vérifie désormais la disponibilité de points de recharge comme un automobiliste vérifie les stations-service. Sur les voies vertes, les bornes de recharge trouvent naturellement leur place dans les offices de tourisme, les hébergements labellisés Accueil Vélo, les aires de repos et les gares. Leur présence peut faire basculer le choix d'un itinéraire plutôt qu'un autre. Le label Accueil Vélo : un cadre pour les équipements Le label Accueil Vélo certifie les établissements et itinéraires qui proposent des services adaptés aux cyclistes. Parmi ses critères : la présence d'un stationnement vélo sécurisé, d'un kit de réparation de base, et de services d'accueil spécifiques. Pour une voie verte ou une véloroute, être jalonnée d'établissements labellisés Accueil Vélo est un signal de qualité fort. Et pour ces établissements, l'installation d'une borne de réparation vélo ou d'une station de gonflage en libre-service constitue un investissement modeste au regard de l'attractivité qu'elle génère. Des fabricants français spécialisés dans le mobilier urbain vélo L'équipement des voies vertes en mobilier urbain vélo ne s'improvise pas. Les stations de gonflage, bornes de réparation et abris sécurisés installés en extérieur doivent résister aux intempéries, au vandalisme, et s'intégrer dans des environnements très variés, de la gare urbaine au chemin de halage rural. Des concepteurs-fabricants français comme Altinnova conçoivent ces équipements depuis plus de vingt ans. Leur gamme de stations de services modulaires, combinant lavage, gonflage, réparation et fontaine à eau, équipe aussi bien des métropoles (Paris, Lyon, Nice) que des offices de tourisme en bordure de voie verte. L'approche d'éco-conception, avec une mesure systématique de l'impact environnemental sur tout le cycle de vie, s'inscrit dans la logique même des véloroutes et voies vertes : favoriser une mobilité plus durable. Le fait de pouvoir personnaliser le mobilier urbain vélo (coloris, matériaux bois-métal, signalétique) permet aussi aux collectivités de préserver l'identité paysagère de leurs itinéraires, un critère important sur les voies vertes traversant des sites patrimoniaux. Comment financer ces équipements ? Les collectivités disposent de plusieurs leviers pour équiper leurs véloroutes et voies vertes : Le Fonds vert finance des projets contribuant à la transition écologique, dont les aménagements cyclables et le mobilier urbain associé. Le programme AVELO3 (pour les derniers lauréats) de l'ADEME accompagne les collectivités dans le développement de leur politique cyclable, y compris l'installation d'équipements de stationnement et de services. Les contrats de plan État-Région et les fonds européens (FEDER) co financent régulièrement des projets d'itinéraires cyclables complets, équipements inclus. L'investissement unitaire pour une borne de réparation vélo ou une station de gonflage reste modeste comparé au coût d'un kilomètre de voie verte. Mais son impact sur l'usage et la satisfaction des cyclistes est disproportionné. Où installer ces équipements en priorité ? L'efficacité d'un déploiement dépend du choix des emplacements. Quelques principes : Gares et pôles d'échanges : c'est là que l'intermodalité vélo-transport en commun se joue. Un parking vélo sécurisé en gare peut lever le principal frein au vélotaf. Départs et arrivées d'itinéraires : le cycliste vérifie son matériel au départ, fait le bilan à l'arrivée. Une station de gonflage et réparation vélo y est toujours utilisée. Offices de tourisme et sites de visite : le cyclotouriste a besoin de stationner en confiance pour profiter d'une halte. Des arceaux vélos ou un abri vélo sécurisé suffisent à déclencher l'arrêt. Croisements d'itinéraires : les carrefours de véloroutes concentrent naturellement les flux. Un point de services y prend tout son sens. Aires de repos : sur les tronçons longs, une aire équipée (banc, point d'eau, station de gonflage) améliore sensiblement l'expérience. FAQ Un arceau vélo suffit-il pour le stationnement sur une voie verte ? Pour les arrêts de courte durée (pause, visite rapide), un arceau vélo bien conçu est adapté. Pour les étapes plus longues (nuitée, demi-journée), un abri vélo sécurisé ou une consigne vélo offre une meilleure protection contre le vol et les intempéries. Les stations de gonflage sont-elles compatibles avec tous les vélos ? Les stations de gonflage actuelles sont équipées de têtes universelles qui s'adaptent aux trois types de valves existantes : Presta (vélos de route), Schrader (VTT, VAE) et Dunlop (vélos de ville). Elles conviennent aussi aux fauteuils roulants et poussettes. Qu'est-ce que le label Accueil Vélo exige en matière d'équipement ? Le label Accueil Vélo impose au minimum un stationnement vélo sécurisé et un kit de réparation de base. Proposer une station de gonflage ou une borne de réparation vélo en libre-service constitue un atout supplémentaire pour la certification. Altinnova, spécialiste des équipements cyclables. Depuis plus de 20 ans, Altinnova conçoit et fabrique en France des équipements innovants dédiés aux cyclistes et aux aménagements cyclables : stations de gonflage, bornes de réparation, stations de services, abris et solutions de stationnement vélo. Partenaire et adhérent de l’AF3V, Altinnova s’engage pour le développement des aménagements cyclables et des services aux usagers. www.altinnova.com
Sophie POUILLY | le 14/09/2026
NON CLASSÉ
Faut-il rendre le port du casque à vélo obligatoire ?
Une expérience européenne pour un vélo libre et sécurisé.  Notre sécurité à vélo est une priorité absolue. Face à ce défi, la tentation de la contrainte est grande, et l’idée d’une obligation du port du casque revient régulièrement dans le débat. L’actualité nationale actuelle en est la preuve. Toutefois, les expériences européennes nous incitent à la prudence : rendre le casque obligatoire est une fausse bonne idée, qui freine l'élan vers l’usage de nos chères biclous et de nos fiers destriers. Le vélo doit rester synonyme de liberté, de praticité et de simplicité.  Ouvrons un peu nos chakras et regardons autour de nous… et pas forcément vers l'Europe du Nord, peut-être trop souvent citée.  Par exemple, l’histoire récente du Portugal est particulièrement éclairante. En 2017, face à la mobilisation des associations et de plus de 500 objections écrites déposées par des acteurs du tourisme, le gouvernement portugais a courageusement fait marche arrière en abandonnant son projet de loi d'obligation pour les adultes. Les autorités ont compris qu’une telle contrainte administrative et logistique briserait la dynamique du vélo. Et les chiffres leur ont donné raison : en préférant investir dans les infrastructures plutôt que dans la coercition, le Portugal a enregistré au cours de la décennie une baisse remarquable de 43 % de la mortalité chez les cyclistes, prouvant qu'on protège mieux par l'aménagement que par l’interdiction. À l'inverse, l’exemple de l’Espagne illustre la complexité et les dérives de la sur-réglementation. Après l’imposition du casque hors agglomération, quelle que soit la situation, sous peine d'amendes sévères et malgré une réduction drastique des vitesses de dépassement, la législation a créé une réelle fracture villes-campagne et n’a pas réduit significativement la mortalité pour les collisions sévères… Pour autant, cette situation a eu une conséquence négative importante sur la pratique. En Italie, c'est précisément le refus d’entrer dans cette rigidité réglementaire pour les adultes qui préserve encore aujourd'hui l'accès populaire et touristique au vélo. Ce choix de la liberté est aussi celui de pays d'Europe centrale comme la République tchèque ou la Pologne. Ces nations refusent d'imposer le casque aux adultes parce qu'elles mesurent l’impact négatif qu’une telle règle aurait sur l'économie de la cyclo-randonnée.  Ce que l'on sait, en matière de sécurité des usagers  : La sécurité des cyclistes repose d'abord sur la « sécurité par le nombre ». Plus nous sommes nombreux sur les routes, plus les comportements changent et plus la cohabitation devient naturelle.  D’autres actions apportent des bénéfices : la réduction de la vitesse de circulation des véhicules motorisés ; la signalisation ; la communication ; la formation des usagers ; la clarté des itinéraires. Au delà de l’imposition chez les moins de 12 ans (depuis 2017) et les cyclo-sportifs en clubs, répétons le encore, le casque est un équipement utile dont il faut encourager l’usage par la pédagogie, la communication et le design. mais il ne doit pas devenir un substitut aux aménagements de sécurité et aux manquements d’une politique du transport. Ce dont les adeptes de la cyclo-randonnée et les cyclistes du quotidien ont besoin, ce ne sont pas de contraintes supplémentaires, mais de voies vertes continues et de pistes cyclables bien séparées de la circulation voire d’itinéraires sur voies requalifiées qui excluent le traffic de transit…  Choisissons la voie de la confiance, de l'incitation et du développement de nos territoires plutôt que celle de l’obligation. Conclusion S'il existe une mesure à mettre en place pour sécuriser les cyclistes, ce n'est pas l'obligation du port de casque, qui ne vise qu'à atténuer certains dommages corporels (et à rendre responsables les victimes) mais le financement d'un réseau cyclable sécurisé, confortable, continu, qui vise à éliminer le risque de collision. Seul ce réseau permettra de faire baisser considérablement le nombre de morts et de blessés à vélo. 
Sophie POUILLY | le 12/09/2026
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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