Communiqué de presse du 30 avril 2026 La fréquentation cyclable en France a progressé de 5 % en 2025. Contrairement aux années précédentes, cette hausse est homogène entre territoires urbains, intermédiaires et ruraux. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %, traduisant une transformation réelle des pratiques. Mais cette dynamique reste encore très éloignée du…
Communiqué de presse du 30 avril 2026
La fréquentation cyclable en France a progressé de 5 % en 2025. Contrairement aux années précédentes, cette hausse est homogène entre territoires urbains, intermédiaires et ruraux.
Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %, traduisant une transformation réelle des pratiques. Mais cette dynamique reste encore très éloignée du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, notamment une part modale de 12 %.
« Les données 2025 confirment que le vélo continue de progresser en France, avec une hausse de 5 % de la fréquentation par rapport à 2024. Ce qui est nouveau cette année, c’est l’homogénéité de cette progression : pour la première fois depuis plusieurs années, communes rurales, villes moyennes et grandes métropoles progressent au même rythme. C’est un signal encourageant, qui montre que le vélo n’est plus seulement un phénomène urbain. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche.

Une progression 2025 portée en partie de la variable météo
En 2025, la fréquentation progresse de 5 % par rapport à 2024, sur la base de 967 compteurs comparables. Cependant, cette hausse doit être interprétée à la lumière du contexte climatique. L’année 2024, particulièrement pluvieuse, avait limité la progression à 2 %. Le retour à des conditions plus favorables en 2025 a entraîné un rebond, notamment au printemps (jusqu’à +14 % entre mars et mai). La progression structurelle de la pratique se situe ainsi vraisemblablement entre 2 % et 5 %.
Une croissance de +47 % depuis 2019, mais inégalement répartie
Entre 2019 et 2025, la fréquentation cyclable a augmenté de 47 % à l’échelle nationale (base 239 compteurs). Cette progression masque des dynamiques différenciées :
- +54 % en zone urbaine dense, portée par la forte croissance post-Covid
- +22 % en milieu rural et en urbain intermédiaire, avec une stagnation depuis 2022 suivie d’un rebond en 2025
Des usages du vélo contrastés selon les territoires
Les données de comptage révèlent des pratiques distinctes :
- En zone urbaine dense : une pratique utilitaire dominante, stable toute l’année, avec des pics en semaine aux heures de pointe.
- En milieu rural : une pratique saisonnière et de loisir, avec plus d’un tiers de la fréquentation concentré en été.
- En urbain intermédiaire : un profil mixte entre déplacements du quotidien et usages récréatifs.
Une trajectoire encore loin des objectifs 2030
Les engagements nationaux fixent l’objectif d’une part modale du vélo à 12 % en 2030, ce qui nécessiterait une croissance annuelle moyenne d’environ 13 %. Depuis 2023, la dynamique ralentit nettement. Même avec le rebond de 2025, le rythme actuel reste insuffisant pour atteindre ces objectifs. Le défi est désormais de retrouver et de maintenir cette intensité sur la durée.
Les difficultés financières (coût élevé des projets, restrictions budgétaires généralisées, épuisement des dispositifs de financement, etc.) sont de plus en plus prégnantes pour les collectivités. Le Réseau vélo et marche poursuit donc son plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour que de nouveaux outils de financement soient ouverts aux collectivités afin de relancer cette dynamique et de se remettre dans les rails de la trajectoire fixée.
« Cette progression est néanmoins à mettre en perspective. Une partie de la hausse s’explique par une fréquentation plus faible en 2024, année particulièrement pluvieuse. Et si la tendance de fond reste positive, la dynamique s’essouffle depuis quelques années. Pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, les investissements dans les infrastructures et les politiques d’accompagnement devront s’intensifier. Le Réseau vélo et marche rappelle que les collectivités ont besoin de financements stables et pluriannuels pour mener leurs politiques cyclables dans la durée. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche.
Ce bilan s’appuie sur les données de la Plateforme nationale des fréquentations (PNF), animée par le Réseau vélo et marche. Fin mars 2026, 194 contributeurs alimentaient la plateforme avec les données de 1830 compteurs sur l’ensemble du territoire. En savoir lus : Bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France
