Cohabitation des usagers sur les voies en site propre :  3 leviers pour réduire les conflits d’usage

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Sophie POUILLY 07/07/2026 NON CLASSÉ

Près de 300 inscrits au webinaire de l’AF3V du 18 juin 2026 ! C’est dire à quel point la cohabitation de l’ensemble des usagers sur les vois vertes questionne ! L’évolution des usages et des usagers depuis la création des voies vertes en 2004 demande une capacité d’adaptation pour les aménageurs comme pour les usagers.   Après…

Près de 300 inscrits au webinaire de l’AF3V du 18 juin 2026 ! C’est dire à quel point la cohabitation de l’ensemble des usagers sur les vois vertes questionne !

L’évolution des usages et des usagers depuis la création des voies vertes en 2004 demande une capacité d’adaptation pour les aménageurs comme pour les usagers.  

Après une introduction de Christelle Cubaud, Présidente de l’AF3V rappelant l’évolution des usages sur les voies vertes en 20 ans, nos 3 intervenants ont partagé leur expertise et expérience d’usagers.  

Michel Anceau, délégué régional Hauts-de-France pour l’AF3V et Directeur de l’ADAV Droit au vélo et à la marche a rappelé les principes généraux liés à la cohabitation sur les voies vertes et a présenté dans un second temps les spécificités liés aux « nouveaux usagers » : EDPM, Cyclomobiles légers et Véli1.   

Mathieu Laporte, chef de projets pour le Bureau d’études Vizéa a analysé le rapport publié pour le compte de la Dreal Normandie sur le cas des cavaliers.  

Olivier Maffre a présenté son expérience d’un voyage de 750 km sur la cote Atlantique en Véli de 2,30m de long.  

Nous retiendrons de toutes ces présentations, 3 axes prioritaires :

  • La nécessité d’adapter les infrastructures à la diversité des usagers, l’augmentation des flux et des vitesses de déplacement : les usagers des voies vertes n’ont pas tous les mêmes besoins et les mêmes attentes. 
  • L’importance de la concertation dans les projets et de la prise en compte des spécificités locales. La voie verte de doit pas être un aménagement « par défaut » et parfois des alternatives à celle-ci existent pour réorienter une partie des usagers (réaffectation de chemins ou petites routes).
  • Le besoin d’ajuster les comportements et de rappeler les règles de savoir vivre pour réduire au maximum les conflits d’usage : les voies vertes sont des espaces de respect mutuel.

Ce webinaire a été l’occasion pour l’AF3V de partager ses réflexions et quelques recommandations pour une cohabitation plus sereine : 

  • Une voie verte est définie comme une route ; les piétons sont donc invités à circuler sur la gauche, face à la circulation des autres usagers. 
  • Sur une voie verte, seuls les EDPM et Vélis dont la puissance est inférieure à 250 W et dont la vitesse est limitée à 25 km/h sont autorisés à circuler. 
  • Pour qu’une voie verte permette une bonne cohabitation, sa largeur doit être de 3m minimum (flux attendus faibles). Pour des flux importants et/ou si de nombreux EDPM et Vélis y circulent, sa largeur doit être portée à 4 voire 5 m. Il peut parfois être préférable de séparer les usagers.

L’AF3V ne transige pas sur la qualité du revêtement, l’enrobé est plébiscité par la majorité des usagers. En présence de cavaliers et/ou randonneurs, la règle du « 2/3 – 1/3 » (2/3 enrobé et 1/3 sol meuble) peut être proposée pour un nouvel aménagement ou réfection d’un aménagement dégradé, si la largeur disponible permet une bande en enrobé de 2,50 m minimum.

Bilan de ces premiers échanges sur la cohabitation, la question du comportement des usagers est ressortie. L’AF3V prend en compte ces questionnements et travaille à une proposition de charte de bonne conduite pour les prochains mois.

A consulter également la fiche-outil « Cohabitation sur les voies vertes »

L’association vous donne rendez-vous le mardi 22 septembre 2026 à Toulouse pour son prochain événement : le colloque « Destination voie verte ? Penser la requalification des anciennes emprises ferroviaires ».  

  1. Famille de véhicules entre le vélo classique et la voiture comprenant tous les modes de transport de moins de 600 kg, allant de 25km/h à 90 km/h. Il peut s’agir, par exemple, d’un vélo cargo, d’un tricycle protégé, d’un vélo-taxi ou d’une voiturette électrique. ↩︎

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