Le voyage à rollers d’Isabelle

Isabelle Bréant apprécie le site de l’AF3V bien utile pour préparer ses voyages. Elle raconte son périple, en 2015, dans le cadre du 50e anniversaire du jumelage entre deux villes (Sceaux et Brühl).

Aller de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, à Brühl en Allemagne, au sud de Cologne, en rollers, c’est déjà prendre conscience, dès la préparation, d’un simple coup d’œil à la carte interactive de l’AF3V, qu’en fait, ce voyage se fera principalement sur route. Bien sûr, il y a la coulée verte, puis la traversée de Paris, le canal de l’Ourcq et puis plus loin, beaucoup plus loin la Trans-Ardennes. Mais, sur ce trajet passant par la Belgique, les voies vertes praticables et les véloroutes sont peu nombreuses... Du moins jusqu’à Namur, ensuite, j’ai retrouvé le plaisir de les suivre, en direction de Liège, Aix-La-Chapelle, puis Brühl. Pas beaucoup de touristes en ce mois de mai, mais pour moi comme pour ces gens qui vont au travail, ça n’a pas de prix de pouvoir rouler au quotidien sur ces itinéraires surtout quand, pour la plupart d’entre eux, ils sont protégés du reste de la circulation.

Pour ma part, c’est un peu moins de 600 km, 580 km pour être plus exacte que j’ai réalisés, poussant mon skatedrive, ma 9ème roue porteuse, gage de mon autonomie matérielle mais aussi de ma sécurité comme moyen de freinage.

Ce que je retiens de ce voyage : les belles rencontres évidemment, qu’il s’agisse des discussions engagées, des conseils d’itinéraires ou de simples sourires échangés, des encouragements lancés et attrapés à la volée, le plaisir de rouler dans ces paysages, tantôt ruraux, tantôt urbains, seule, mais aussi partagé avec la rando rollers annuelle des boucles de la Meuse au départ de Charleville-Mézières, enfin, l’accueil des allemands de Brühl venus me chercher en vélo et à rollers, à quelques km de l’arrivée, et qui m’ont amenée en cortège jusqu’à la mairie de cette ville jumelle de Sceaux où j’ai reçu un formidable accueil.

Ce n’était pas mon premier voyage, il y en a eu d’autres avant, plus courts. Et depuis, il y a déjà eu d’autres échappées en roller vers les Pyrénées, en Camargue au gré de nouvelles voies, sur de nouvelles routes, vers de nouvelles rencontres, et il y en aura encore d’autres, à construire sur le site de l’AF3V, bien sûr, en quête de conseils des usagers pour relier les voies vertes et itinéraires cyclables... mais en attendant, c’est entraînement sur les pistes cyclables et itinéraires cyclo de la région parisienne, et puis, et surtout au quotidien, la chance d’avoir ce choix de pouvoir me rendre à mon travail à vélo, sur cette très vallonnée coulée verte pour me rendre à Sceaux.

Lire l’article du journal Le Parisien