L’AF3V soutient la FUB : Exigeons de vraies mesures de sécurité routière !

Communiqué de presse de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette du 2 oct. 2015

Exigeons de vraies mesures de sécurité routière : Baisse généralisée des vitesses et apprentissage de la mobilité à vélo !


Malgré une hausse considérable de la pratique cyclable, notamment
urbaine, le nombre de cyclistes tués sur la route est stable depuis 10
ans (autour de 160 victimes). Qui est le cycliste tué type ? Il est âgé
de plus de 65 ans, il est casqué et son accident a lieu hors
agglomération.

La FUB prend bonne note de l’objectif affiché ce matin par le premier
ministre de descendre à 2000 tués sur les routes à l’horizon 2020, mais
doute que les mesures annoncées soient à la hauteur des ambitions, et
change quoi que ce soit pour les usagers du vélo.

En effet, pour baisser le nombre de tués et blessés graves, tous
usagers confondus, l’enjeu clef est la baisse des vitesses et non de
"fausses bonnes idées", comme une obligation du port du casque.

Ainsi, pour économiser des vies de cyclistes, la FUB demande et redemande depuis de nombreuses années :

1/ La mise en place massive de la "ville 30", qui consiste à changer de
paradigme : le 30 km/h devient la règle, tandis que le 50 km/h est
l’exception, réservée aux axes principaux : à l’image de la mesure qui
vient d’être prise à Grenoble, et qui s’applique déjà avec succès à Lorient, Fontainebleau...

2/ La généralisation de la baisse de la vitesse à 80 km/h sur le réseau
secondaire : c’est la vitesse des automobiles qui tuent les
automobilistes, les cyclistes et les piétons (et non l’absence de
casque)

3/ Des mesures concrètes de sensibilisation des conducteurs motorisés
aux dangers que représentent les angles morts, la non-utilisation des
rétroviseurs et des clignotants, le sur-teintage des pare-brises, le
stationnement sur les voies cyclables

4/ La remise à jour des normes d’éclairage des vélos : un bon éclairage
permet d’éviter des accidents, un casque ne peut, au mieux, qu’en limiter les conséquences.

5/ Pour les jeunes, et notamment les moins de 12 ans, rendre
systématique l’apprentissage de la mobilité à vélo, dans un cadre
scolaire, comme cela se pratique dans nos pays voisins, mesure plus
efficace qu’une obligation arbitraire de port du casque.

Ne nous trompons pas de cible : la présence de vélos contribue à
baisser les vitesses et améliore donc ainsi la sécurité de tous. Le
casque, lui, n’empêche pas les accidents !